Se sentir enfin légitime

Lors des séances en groupe, sur plusieurs heures, dont la règle est de ne pas se raconter mais d’être authentiquement ce que l’on ressent dans le présent, on n’est plus dans la pensée uniquement, mais dans l’action.

Que l’on parle ou que l’on ne parle pas beaucoup, au fil des séances, on finit par faire le tri entre ce qui nous appartient vraiment et ce qui ne nous appartient pas. Petit à petit, on apprend à exprimer avec authenticité ce que l’on ressent en étant attentif à la forme, sans fuir et sans bousculer.

 

Les séances longues de plusieurs heures d’affilée où l’on ne parle ni de nourriture, ni du passé, permettent de se centrer sur l’essentiel : soi.

 

On ne peut pas ne pas réagir

Grâce aux interactions avec les autres, aux jeux de rôle, à l’authenticité des participants, on finit par réagir malgré soi, se surprendre à perdre le contrôle. Et c’est précisément la perte de contrôle qui va permettre d’aller directement au coeur de soi. L’accent n’est pas mis sur ce que l’on pensent de sa vie, de son passé, de ses parents ou de son corps.

On apprend beaucoup plus de choses sur soi lors de ses réactions face aux autres dans un groupe, que face à un psy lors d’une séance individuelle

Avec les réactions, on n’est plus uniquement dans l’intellect on est agi par l’émotion. Peu importe sur quoi on réagit parce que dans les réactions plus que dans les pensées il y a beaucoup à voir et à entendre parce qu’elles n’ont pas été contrôlées. Contrairement à la psychothérapie individuelle où certaines personnes ne peuvent pas faire autrement que de s’écouter parler en boucle, le groupe pousse à la réaction et à la conscientisation de ses «ruminations» mentales dont on va pouvoir constater qu’elles sont très souvent loin de la réalité.

 

Mieux que les récits, les réactions dans un groupe font découvrir le vrai soi…

Un tel travail qui consiste à s’exercer à être soi sans fuir ni envahir l’autre permet non seulement de devenir vraiment soi-même, mais de se sentir légitime parmi les autres et ce faisant, acquérir peu à peu, plus que de la confiance en soi mais une véritable estime de soi.

Tandis qu’avant on regardait passer sa vie sans être vraiment dedans, à l’issue de ces séances répétées en groupes intensifs sur environ deux ou trois ans, on se sent dans sa vie capable enfin de l’apprécier.

L’un des premiers avantages du groupe, grâce à l’authenticité des interactions, aux mises en situation tels que des jeux de rôles, est de voir chacun affronter ses peurs, émerger de ses masques, de ses certitudes, et trouver des vrais moments de joie où il se sent vraiment connecté à lui-même

Les turbulences et les secousses émotionnelles se font alors de plus en plus rares, le sentiment de vacuité, l’auto-dévalorisation et le besoin de fuir dans la nourriture aussi. Certes, le temps passant, les personnes comprennent de plus en plus des choses sur leur passé et leur fonctionnement, mais elles n’« avancent » pas vraiment et tournent en rond comme des prisonnières dans leur cellule sans trouver de porte de sortie, avec un sentiment de vide que seule la nourriture continue à soulager.

Il s’agit donc d’apprendre à dire ce que l’on ressent sans se cacher derrière ses peurs (en n’allant pas droit au but ou en faisant des raisonnements conscients très bien construits mais pas authentiquement, émotionnellement soi), mais aussi de découvrir le plaisir d’être quand on est à la fois juste avec soi, tout en étant dans le respect de l’autre.

 

Découvrir

l’estime de soi

estime de soiLes groupes à distance ont la même efficacité que les groupes qui se faisaient en «live ». Certains participants viennent parfois avec un proche qui, quelque fois est lui aussi très angoissé et a besoin de comprendre ce qui se passe. Nous ne parlons pas de boulimique mais des difficultés relationnelles de la vie quotidienne dans le but de se débarrasser des émotions et croyances toxiques et de gagner en estime de soi. Les personnes qui ont besoin d’une addiction alimentaire pour vivre ont besoin tout d’abord de découvrir qui elles sont, quelles sont leurs priorités, leurs vraies valeurs (et non celles qu’elles ont adoptées en réaction pour plaire ou pour s’opposer à leur environnement. Chacun, en s’exerçant à prendre sa place dans le groupe sans bousculer et bien sûr sans manipuler non plus (sans chercher à séduire) réussit peu à peu à découvrir l’estime de soi et, par voie de conséquence, à dépasser sa honte d’être différent des autres et son besoin d’être aimé inconditionnellement..

Catherine Hervais, Psychologue TCA à Paris

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