La thérapie de groupe intensive pour les TCA  se présente comme des ateliers de travail sur soi en groupe. En anglais “atelier” se dit “workshop” 

La thérapie de groupe intensive pour les TCA m’a été inspirée par des “workshops” en psychosociologie. Ils avaient pour but d’étudier le comportement des humains en groupe, ceux qui prenaient le leadership, ceux qui se laissaient faire… Et puis j’ai appris qu’il en existait aux Etats-Unis, mais non pour étudier les groupes mais où chacun venait faire un travail sur soi en se positionnant authentiquement par rapport à ce qu’ils vivaient dans les interactions entre les participants.

 

La psychothérapie en France ne m’avaient pas libérée de mes tensions, de ma colère, de ma honte que je décide de tenter le tout pour le tout et d’expérimenter le travail en groupe. J’ai découvert les workshops de Gestalt thérapie, d’Analyse Transactionnelle, de Psychodrame, de bio-énergie et chacun d’eux, à sa manière, m’a fait entrevoir des possibilités de découverte de soi que les psychothérapies traditionnelles en France et que même la psychanalyse ne m’ont pas apporté.

On peut être brillant, fabuleusement créatif, et, en même temps avoir au fond de soi un sentiment de vide extrêmement oppressant qu’on a du mal à formuler avec des mots, sans doute parce qu’il remonte à une époque de la vie très archaïque, non verbale. On a en fait rien à dire. On peut exprimer des hypothèses super brillantes mais au fond, ce ne sont que des interprétation intellectuelles où on pleure quelque fois sur soi-même, mais les mots justes, ceux qui sortent direct de l’inconscient, on ne les trouve pas. On ne peut réellement que de manger pour lâcher prise.

Tout se passe comme si on avait un trou dans la personnalité, comme si, affectivement, on en était resté au stade du bébé qui ne s’apaise que la bouche pleine. Par ailleurs, on ne se sent pas vraiment connecté aux autres, même avec ceux qu’on aime.

Dans un groupe, à condition que les séances soient suffisamment longues, on peut travailler à la fois sur ce décalage entre soi et soi, mais en plus entre soi et les autres.

Grâce aux interactions avec les autres, aux jeux de rôle, à l’authenticité qui fait partie du cadre, on finit par réagir malgré soi — même lorsque l’on ne prend pas la parole  — on se surprend à perdre le contrôle, ce qui est très difficile à faire en séance individuelle. Et c’est précisément cette perte de contrôle qui permet d’aller directement au coeur de soi.

L’accent n’est pas mis sur ce que l’on pense de sa vie, de son passé, de ses parents ou de son corps. On n’est plus uniquement dans l’intellect ou dans ses «ruminations» mentales: on est au coeur de l’émotion, c’est-à-dire au plus proche de son inconscient.

Voici ce que pensait Serge Ginger  de l’approche humaniste pour la boulimie créée par Catherine Hervais. Serge Ginger était le psychologue Secrétaire Général du Centre National de psychothérapie et de psychanalyse (SNPpsy)

« La psychothérapie humaniste de Catherine Hervais s’inspire de plusieurs approches pour s’adapter à la personnalité des personnes boulimiques anorexiques. Comme la plupart des thérapies humanistes en général, elle s’intéresse à la personneet non au symptôme.

Spécialisée depuis 25 ans dans le traitement de patients atteints de troubles boulimiques et anorexiques, Catherine Hervais propose un nouveau regard sur cette pathologie et une nouvelle approche thérapeutique qui est aujourd’hui reconnue dans le milieu professionnel de la psychothérapie pour son efficacité.

Psychologue clinicienne, amplement formée à plusieurs approches thérapeutiques : psychanalyse, approche ericksonienne, Gestalt-thérapie, etc., auprès de psychothérapeutes renommés, cela aux USA comme en France, elle sait de quoi elle parle puisqu’elle a elle-même souffert de boulimie-anorexie pendant de nombreuses années. J’ai lu avec intérêt ses deux ouvrages: Les toxicos de la bouffe: la boulimie vécue et vaincue et Vivre et communiquer avec un proche boulimique-anorexique. Et j’ai été frappé par la justesse du ton de son film, Boulimie et Thérapie (En formation j’ai souvent montré ce film parce qu’il permet de comprendre la boulimie « de l’intérieur ». Tout y est dit. On y saisit bien ce que veut dire le terme «borderline».

La thèse centrale de Catherine Hervais est que la boulimie anorexie ne se limite pas à un trouble du comportement alimentaire mais représente un symptôme qui exprime un trouble plus global de la personnalité et de la relation, apparenté le plus souvent au trouble borderline (état limite)2. Bien que nouvelle, l’approche de Catherine Hervais se base en grande partie sur la Gestalt-thérapie mais pas seulement. D’ailleurs, elle se démarque de Gestalt dans son évolution actuelle, dans la mesure où le Gestalt thérapeute a tendance (même s’il est empathique et authentique) à se mettre plutôt en retrait.

S’il fallait appuyer sur le lien entre la pratique de Catherine Hervais et la Gestalt thérapie, il faudrait plutôt le trouver dans la Gestalt des débuts, lorsque son créateur, Fritz Perls, traquait les faux-semblants de ses patients pour faire surgir en eux ce qu’ils avaient de réellement authentique.

Douce et empathique dans les moments où la personne manque totalement de ressources, elle n’hésite par à laisser exprimer sa spontanéité d’être humain, quelquefois de manière confrontante, pour travailler avec la personne boulimique-anorexique la manière dont cette dernière entre en contact (ou dont elle n’entre pas en contact) dans le présent de la relation thérapeutique. »

Comme Perls(2), elle utilise le contact actuel pour faire surgir l’authenticité des personnes boulimiques- anorexiques, pour favoriser l’expression et le partage des émotions, parfois en séance individuelle mais plus souvent en groupe, où chacun «travaille» à son propre rythme et sur sa propre vison du monde, sans se polariser sur le symptôme boulimique… Cette adaptation de la pratique à des patients spécifiques permet des résultats très encourageants, profonds et durables, portant sur la personnalité tout entière, et le symptôme alimentaire ainsi l’obsession disparaissent d’eux-mêmes au bout de quelques mois ou quelques années. »

(1) Serge Ginger était psychologue clinicien, psychothérapeute, Président de la Commission européenne d’accréditation (Training Accreditation Committee, ou TAC) des instituts de formation à la psychothérapie  membres de l’EAP (European Association for Psychotherapy) et Secrétaire général de la Fédération Française de Psychothérapie et Psychanalyse (FF2P)

(2) Fritz Perls, le fondateur de la Gestaltthérapie, ancien psychanalyste ne travaillait pas directement sur le passé. Selon lui, quand on savait être en contact authentique avec l’autre et avec soi-même en même temps, on n’avait ni symptômes psychosomatiques, ni troubles du comportement. Aussi s’impliquait-il lui même avec authenticité en tant que personne et pas seulement en tant que psy et il signalait au patient quand celui-ci fuyait le contact, tant avec son interlocuteur qu’avec lui-même.

Ce qu’ils en pensent

Deux psychothérapeutes réputés donnent ici leurs points de vue sur ma démarche psychothérapeutique dédiée à la boulimie-anorexie.

Les questions les plus fréquentes

Il est normal que vous puissiez avoir peur du groupe dans la mesure où votre problématique, celle qui vous fait vous accrocher à une addiction pour vivre, c’est la peur : peur du regard des autres, peur de ne pas être à la hauteur, peur d’être insignifiante, peur de prendre la parole devant des gens quand l’affectif est en jeu… C’est moins facile que l’individuel mais on va très vite beaucoup mieux (voir les témoignages)

Parce que c’est important de s’immerger dans des séances suffisamment longue pour ressentir des choses des parvenir à les exprimer.

Quand on est dans une dépression profonde, il vaut mieux soigner d’abord sa dépression avant de faire une psychothérapie. À part cela, très rapidement les gens se sentent bien dans les groupes, souvent mieux que dans leur vie de tous les jours.

On rentre directement dans un groupe sans premier contact. Il est bon de se sentir un peu perdu, de perdre ses repères habituels. Le groupe est une aventure, en quelque sorte.

Au début certains n’osent pas prendre la parole. En écoutant les autres parler de ce qui leur est essentiel il réagissent, ne serait-ce que silencieusement. L’émotion est là et fini par se dire tôt ou tard.

Des femmes, des très jeunes filles, des hommes, des personnes charmantes extérieurement et pourtant perdues intérieurement qui ont quasiment tous un problème d’addiction avec la nourriture.

Ceux qui habitent la région parisienne viennent une fois par mois faire un week-end entier. Ceux qui habitent plus loin et qui ont un train ou un avion à prendre viennent souvent une fois tous les deux mois. L’espace entre les séances n’ a pas beaucoup d’importance parce qu’on apprend beaucoup de choses sur soi dans les groupes et entre les groupe on s’exerce à être mieux soi-même et mieux en relation avec les autres. L’obsession de la nourriture disparaît généralement dès les premiers groupes. Mais il en faut tout de même un minimum de dix-huit pour apprendre progressivement à être mieux dans sa peau, mieux parmi les autres.

Il est déconseillé d’associer deux démarches psychothérapeutiques simultanément. Les groupes travaillent sur soi dans le présent, sans tenir compte du passé, en observant simplement comment le passé se réactive dans le présent. Mais toutes les méthodes de méditation, de yoga, de relaxation, d’hypnose ericksonnienne… peuvent être complémentaires dans la mesure où elles permettent à la personne d’apprendre à mieux ressentir son corps.

Psychologue TCA - Contact

Pour un premier contact, vous pouvez envoyer un message avec vos coordonnées : (SMS) : +33 (0)6 68 66 19 11

Catherine Hervais 50 rue Rambuteau, 75003, Paris

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