Les pensées limitantes sont des obstacles insidieux qui peuvent empoisonner la vie des gens de manière profonde et insoupçonnée. Dans cette vidéo, on décode la toxicité des pensées limitantes et leur impact sur la vie quotidienne de la jeune femme qui s’exprime.

Ces croyances autodestructrices peuvent s’infiltrer dans notre psyché, sapant notre confiance en nous, entravant nos relations et sabordant notre bien-être émotionnel. Dans cette introduction, nous explorerons la toxicité des pensées limitantes et leur impact sur la vie quotidienne.

Les pensées limitantes sont comme des ombres sombres qui obscurcissent notre perception de nous-mêmes et du monde qui nous entoure. Elles prennent la forme de croyances négatives telles que “je ne suis pas assez bon” ou “je ne mérite pas le bonheur”. Ces pensées agissent comme des chaînes invisibles, nous empêchant d’atteindre notre plein potentiel et nous maintenant dans un état de malaise constant.

Les conséquences de ces pensées limitantes sont souvent sous-estimées. Elles peuvent engendrer des conflits relationnels, des angoisses, et même des troubles de santé mentale. Cependant, il est essentiel de comprendre que la prise de conscience de ces pensées et leur exploration en profondeur peuvent ouvrir la voie vers la guérison et la croissance personnelle.

L’exploration des émotions à vif, au-delà des réflexions intellectuelles, se révèle être une clé précieuse pour démanteler les pensées limitantes qui entravent nos vies. L’exemple d’une personne en psychothérapie illustre comment ces croyances limitantes peuvent créer un malaise émotionnel et relationnel, malgré de bonnes intentions.

L’importance d’un travail sur soi en groupe devient évidente lorsque les émotions brutes remontent à la surface. Dans ces moments, il devient impossible de retenir les pensées limitantes sous-jacentes aux émotions. Cette expérience montre que, parfois, la psychologie cognitive traditionnelle, qui se concentre sur le travail intellectuel, ne suffit pas à libérer ces émotions profondément enfouies.

L’histoire de la personne qui découvre que être authentique ce n’est pas nécessairement tout dire comprend à présent comment être authentique sans blesser les autres. Cette histoire souligne la nécessité de remettre en question nos croyances limitantes. Elle a découvert que la gentillesse peut signifier non-jugement et douceur, plutôt que l’abdication de soi. En fin de compte, explorer nos émotions à vif, sans jugement, peut nous libérer de nos pensées limitantes et nous permettre de vivre une vie plus authentique et épanouissante. C’est en plongeant dans ces eaux émotionnelles profondes que nous pouvons réellement nous comprendre et trouver du plaisir dans le contact avec les autres.


Transcription

JF : Catherine, je peux vous dire quelque chose ?

CH : Oui

JF : J’ai fait 2 groupes en live, enfin en présentiel, il y a très longtemps à Paris avec toi. J’ai arrêté. Et hier c’était mon premier groupe zoom.

Et hier j’arrivais pas à parler, j’écoutais, j’étais un peu en spectatrice, enfin je sais pas comment on peut dire, voilà. Et j’étais hier soir, j’étais vraiment mal j’étais vraiment pas… et je suis pas très bien encore aujourd’hui. Ça m’a beaucoup chamboulée… et en fait c’est tous les témoignages, c’était tellement vrai quoi c’était… Et je voulais rebondir sur une chose. Sur moi la difficulté que j’ai.

Je veux être authentique, mais je blesse les gens. Je voudrais savoir comment faire pour dire la vérité parce que hier j’ai vraiment entendu ça. Je ne veux pas mentir, mais quand je ne veux pas mentir, je blesse les gens, parce que je suis cash, et en fait je suis tellement cash que les gens, ils comprennent pas trop quoi !

Et en fait c’est  cette équilibre, ce dosage à trouver entre être authentique sans blesser les gens… Et ça moi j’y arrive pas aujourd’hui. Soit je suis pas authentique parce que j’arrive pas à dire ce que je pense, parce que si je dis ce que je pense, ça blesse les gens. Et comment arriver à trouver cet équilibre en en pouvant être soi mais dans le respect de l’autre ?

Et hier j’ai entendu plein de choses qui ont fait beaucoup écho mais j’étais muette parce que j’arrivais pas à… j’arrivais pas, quoi c’était trop… Je prenais trop ça dans la tronche quoi ! Et ce matin je me suis dit : « aujourd’hui je vais parler je vais dire vraiment ce que je ressens » et voilà ce que je ressens c’est vraiment de tous ces gens qui … et je les comprends parce qu’on est dans la même situation. Comment être soi, vraiment soi quoi ! VRAIMENT ! mais sans… EN RESPECTANT LES GENS QUOI !

Moi j’ai vu un psy pendant très longtemps. iI me disait toujours « l’autre est un autre ». Oui, ok l’autre est un autre, il a droit de penser différemment de toi, je suis d’accord. Mais quand toi t’es pas d’accord avec ce que l’autre dit, comment le dire sans le blesser ?

CH : Est-ce que c’est déjà utile de le dire

JF : Ben parce qu’autrement moi je me sens pas respectée !

CH :Oui mais alors c’est peut-être ça la mauvaise croyance

la croyance… attends… attends c’est très important ce que tu dis là ! Tu as la croyance que, quand tu ne réponds pas ou quand tu acceptes ce que dit l’autre sans répondre, si t’as une opinion contraire, tu as la croyance que tu ne te respectes pas.

Eh Ben c’est peut-être une fausse croyance parce que les gens qui n’ont pas de pathologie mentale, qui sont vraiment bien dans leur peau et bien avec les autres… c’est pas parce qu’ils ne sont pas de l’avis de l’autre qu’ils vont forcément le manifester.

Et c’est en ça que ton psy avait raison de dire « l’autre est un autre ».  C’est-à-dire qu’il a le droit de penser complètement différemment. Il a le droit de s’en foutre complètement de ce que tu vas lui répondre. il a le droit de s’en foutre de ton avis à toi. D’ailleurs ce serait même normal qu’il s’en foute.