Gestion des émotions

L’intérêt de la psychothérapie pour les personnes vivant avec une addiction est indéniable, comme en témoignent les interviews de cette vidéo tournée par une grande chaîne de télévision. La journaliste interview des personnes qui font une psychothérapie de groupe. Tous reconnaissent l’intérêt de se confronter aux autres pour devenir soi.

Ce reportage offre un regard percutant sur la puissante connexion entre les émotions refoulées, la communication authentique et les troubles alimentaires. Il met en lumière le parcours de personnes qui ont vécu dans le déni depuis leur adolescence, en percevant leurs problèmes alimentaires comme de simples préoccupations corporelles. Cependant, un moment décisif survient lorsqu’ils entendent de la part de spécialistes que leurs troubles alimentaires sont en réalité le reflet d’un trouble profond de l’identité.

La thérapie de groupe, qui constitue le cœur de ce reportage, se révèle être un environnement propice à l’exploration des émotions authentiques et à l’apprentissage d’une communication bienveillante, exempte de violence verbale ou émotionnelle. Au sein de ce groupe, les participants découvrent progressivement leur véritable identité et apprennent à la présenter de manière sincère face aux autres. Ils font alors l’effarant constat que leurs problèmes sociaux sous-jacents sont intrinsèquement liés à leurs crises de boulimie, soulignant que cette maladie va bien au-delà de la simple alimentation. La boulimie se révèle être une maladie sociale et émotionnelle, une tentative de combler un vide intérieur et de faire face à des émotions longtemps étouffées.

Le changement est palpable et radical. Les participants découvrent que, en exprimant leurs émotions de manière authentique, ils deviennent plus heureux dans leur vie quotidienne. De plus, les symptômes dévastateurs de la boulimie et de l’anorexie commencent à s’estomper. Cette transformation est manifeste dans leur comportement émotionnel, allant de l’agressivité à la nonchalance, et même jusqu’aux moments de rire. L’histoire d’Émilie, qui utilisait les achats compulsifs comme un moyen d’apaiser ses émotions, est un exemple concret de la manière dont cette thérapie permet d’acquérir de nouvelles compétences émotionnelles.

Un aspect essentiel du reportage concerne la perception de soi. Gwen, qui a connu des fluctuations de poids importantes en raison de ses crises alimentaires, partage sa lutte contre le regard et le jugement constants des autres, alimentant son sentiment d’inadéquation par rapport aux normes de beauté. Il est clair que les troubles alimentaires, en particulier la boulimie, sont une tentative désespérée de remplir un vide intérieur et de retrouver un sentiment d’existence.

 

Ce reportage met en évidence l’efficacité remarquable de la thérapie de groupe pour faciliter l’expression authentique des émotions, l’apprentissage de la communication bienveillante et la guérison des troubles alimentaires. Il nous rappelle que ces troubles sont souvent des manifestations de profonds dilemmes émotionnels et identitaires, et que la capacité à les surmonter réside dans la compréhension de soi et dans la création de liens authentiques avec les autres.

 

La première personne interviewée, A, explique comment elle n’avait pas réalisé que ses problèmes sociaux sous-jacents étaient à l’origine de ses crises de boulimie. Elle souligne que la maladie est avant tout émotionnelle, et la psychothérapie l’a aidée à comprendre et à traiter ces émotions sous-jacentes plutôt que de simplement se concentrer sur le comportement alimentaire.

B, à son tour, partage son expérience de se sentir “absent” et comment la boulimie lui permettait de se sentir présent dans son corps. Ce sentiment d’être “présent” est l’une des clés de l’importance de la psychothérapie, car elle aide les individus à explorer leur propre identité et à se reconnecter avec eux-mêmes de manière authentique.

C évoque la thérapie de groupe, où l’on apprend à être soi-même en face des autres, sans nécessairement revenir sur son passé, mais en partant des émotions authentiques. Cette approche permet aux individus de se sentir soutenus et compris par leurs pairs, ce qui peut être particulièrement précieux dans le processus de guérison.

D partage son expérience de terreur initiale en rejoignant un groupe de thérapie, mais aussi comment il a fini par s’exprimer, aller mieux, et surmonter sa boulimie. Cette transformation met en évidence la capacité de la psychothérapie à aider les personnes à surmonter leurs peurs et à trouver leur voix.

E explique comment la psychothérapie a changé sa vision du monde, en l’aidant à réaliser que le problème résidait en elle-même, plutôt que dans le monde extérieur. Elle décrit cela comme un changement de 360 degrés dans sa vie, soulignant ainsi l’ampleur de la transformation possible grâce à la psychothérapie.

Enfin, F partage son expérience de la thérapie de groupe et comment elle l’a aidé à devenir authentique dans ses interactions avec les autres. Elle aborde également son obsession de la séduction et comment la thérapie l’a aidée à comprendre ses motivations profondes.

Ces personnes ont souvent vécu dans le déni pendant des années, considérant leur problème comme purement alimentaire ou lié à une substance, sans réaliser que cela découlait d’un trouble plus profond, souvent lié à leur identité ou à des problèmes émotionnels sous-jacents. Les histoires de ces individus, qui ont trouvé de l’aide grâce à la psychothérapie, mettent en lumière l’importance de cette approche dans la réhabilitation des personnes souffrant d’addictions.

Dans l’ensemble, ces témoignages mettent en lumière plusieurs points clés concernant l’intérêt de la psychothérapie pour les personnes en proie à une addiction. Tout d’abord, la psychothérapie permet d’explorer les émotions et les problèmes sous-jacents qui alimentent l’addiction. Elle favorise également la réconciliation avec soi-même, l’authenticité et la réduction de la honte. De plus, la thérapie de groupe offre un soutien précieux et permet aux individus de travailler sur leurs relations interpersonnelles. Enfin, il est souligné que la psychothérapie n’est pas réservée à un type d’addiction spécifique, mais qu’elle peut être bénéfique pour toute forme d’addiction ou de mal-être.

La psychothérapie joue un rôle essentiel dans le traitement des addictions en aidant les individus à mieux comprendre leurs émotions, à se reconnecter avec leur identité authentique et à établir des relations plus saines. Elle offre une lueur d’espoir à ceux qui cherchent à se libérer de leurs dépendances et à mener une vie plus épanouissante.


Transcription

Journaliste :  Dans le déni depuis l’adolescence. Pour eux, c’était juste un problème alimentaire. Et puis un jour, les spécialistes leur expliquent que c’est la conséquence d’un trouble de l’identité.

A :J’avais absolument pas fait le rapprochement, que c’était mes problèmes sociaux qui engendraient les crises de boulimie alors que la maladie c’est une maladie émotionnelle, c’est pas c’est pas le problème de manger en fait. Parce que je.

B :Parce que je me sentais absent, le fait de me gaver et de me vider d’un seul coup, je sentais dans mon corps, tu vois qu’il y avait quelque chose qui bougeait et donc que j’étais présent.

C : Ici. Dans cette thérapie de groupe, on apprend à être soi même face aux autres.On n’a pas besoin de revenir sur son passé. On va partir de vos émotions authentiques.

D : Je suis venu au groupe, on est complètement terrorisé, mais pas forcément parce que c’est un groupe. J’étais terrorisé. De toute façon, je serai allé à un rendez vous. J’étais terrorisé, j’étais terrorisé par le monde extérieur. En fait, quand je suis arrivé, je me suis dit Je ne pourrai jamais m’exprimer, je ne pourrai jamais faire une phrase avec un sujet, un verbe, un complément. C’est au dessus de mes forces et puis voilà. Puis j’ai fini par m’exprimer, puis j’ai fini par aller mieux. Et puis un jour, j’étais plus boulimique.

Jounraliste : Qu’est ce qui a changé a changé dans ce groupe de thérapie?

E :C’est toute ma vie, en fait, qui a basculé toute ma vision du monde. J’avais une vision qui était complètement erronée, qui n’était pas bonne. Je voyais j’interprétais tout ce qu’on me disait. Le monde était mauvais et moi j’avais envie d’être très méchante avec tout le monde. Et je suis arrivée ici. Et puis je me suis rendue compte que c’était moi le problème, que j’avais à travailler tout ça. Enfin voilà, en fait, c’est un 360 quoi. Voilà.

Journaliste : Qu’est ce que vous avez envie de dire aux gens qui ont un problème addictif, pas forcément la nourriture, mais addicts et qui se sentent mal.

E : Je pense qu’on est tous un peu pareil, même si la bouffe, la clope. Moi j’ai été à la clope. Enfin voilà, l’alcool aussi un peu. Enfin, je pense qu’on a tous un socle commun dans l’addiction, c’est un gros mal être. Je parle pas au nom de tout le monde, mais je pense qu’on cherche tous quelque chose à se rattraper à un truc, à une personne. Enfin voilà, je leur dirais juste que on peut aimer la vie autrement que par la drogue ou par la bouffe, ou que. Enfin voilà, on peut faire d’autres choses que ça, que des plaisirs futiles qui nous aident. Enfin moi la bouffe m’a beaucoup aidé, mais il y a d’autres choses, il y a plein d’autres choses.

Journaliste :  Et donc la thérapie c’est fini ou c’était….

 E :Moi j’ai dû la finir il y a un peu moins d’un an. Voilà, je considère pas que c’est complètement fini, j’ai toute ma vie, je vais continuer à bosser là dessus. Je reste quand même une personnalité un peu spéciale quoi.

Journaliste :  Pour rassurer, Est ce que ça n’a pas changé votre personnalité?

E :  Ah non, non, non, Je suis toujours la même. Par contre, mes proches, ceux qui me connaissent bien, ils ont vu le changement, c’est évident. Je suis passé de quelqu’un de très colérique à très énervé, à quelqu’un de à peu près normal quoi. Donc ça peut peut être même déstabiliser je pense parfois.

Journaliste.  Vous avez gardé le meilleur.

E : Ouais, ouais, franchement ouais. Et j’ai gardé surtout ma spontanéité que j’avais peut être peur de perdre pendant la thérapie, mais que j’ai juste enfin, comment dire, accommodée. Enfin voilà, je l’ai, je l’ai façonné pour pouvoir la garder, mais sans que ça gêne le reste du monde quoi. 

F : Face à un psychologue, on peut rester justement dans ce qui est très confortable d’ailleurs, pour les soins, pour les personnalités comme nous, c’est justement dans l’intellect, on va partager des idées alors que ici on est obligé de travailler sur qui on est. Est ce qu’on travaille ici? C’est la posture, l’apparence, le regard, le ton de la voix, le rythme, la spontanéité, l’authenticité, tout ce qui passe au travers de notre corps et de notre discours et qui est entre guillemets inconscient, mais qui est totalement perçu par l’autre. C’est pour la première fois de ma vie m’aimer vraiment et après avoir connu des années et des années où on s’est haï tellement fort d’avoir été capable de mettre tellement d’énergie pour se haïr, s’insulter, ne pas supporter son reflet dans le miroir même si on nous fait des compliments par de l’autre côté, ça, c’était une maladie mentale. Et ça dans mon cerveau. Je sais, je sais pas d’où ça venait ni comment c’est parti, mais ça, c’est le groupe qui me l’a appris.

Journaliste : Vous savez ce que vous avez corrigé ici dans la spontanéité du groupe. 

D : Je pense justement à me reconnecter avec moi même. On disait respecter son corps, pas de corps. Moi c’est vrai que c’est déjà quelque chose, c’est de me sentir ancrée dans quelque. D’ailleurs, pendant des années, je me sens. Je ne savais pas où était ma limite. On grossit, on maigrit et tout. Et puis en fait, maintenant, à être présent…

Journaliste : Dans votre comportement, qu’est ce qui est le plus authentique?

D :  L’écoute je pense. Moi j’étais là que pour l’autre, donc j’étais justement…. Et d’ailleurs mon métier de psy me permettait de ne pas être vraiment dans la relation, pas de moi dans la relation, parce que j’étais tout le temps psy d’ailleurs toujours un peu compliqué pour pour mes amis, mais et d’être finalement moi. Et que quand je suis psy, je suis psy. Et quand une fois que je sors du bureau, je peux être moi. Alors qu’avant bah non, j’étais tout le temps psy. D’ailleurs c’était mes premières séances, c’était tout le temps ça, c’était arrête d’être psy, dis un peu ce que tu penses Et c’était ce que je ressens et ça c’était pas possible. J’étais tout le temps dans l’intellectualisation, tout le temps en train de me décaler.

Journaliste  Pour tous ceux qui veulent devenir psy, faut venir dans un groupe comme ça en fait.

D : Mais je pense que c’est un cadeau. C’est un cadeau qu’on se fait, peu importe peu, peu importe si on est dans des personnalités addictives mais…

Journaliste :  Et aider des personnalités addictives dans votre travail, ça vous intéresse plus maintenant ou pas forcément?

D :  Ce que j’apprends ici, je le transmets tous les jours à n’importe lequel de mes patients, même aux parents, aux familles. C’est des principes de vie. Au delà de travailler, de se comprend, de se communiquer de ce que est de communiquer entre nous, entre membres de la famille. Ce qu’on apprend ici, c’est chacun, chacun peut en bénéficier.

Journaliste C’est une thérapie qui s’offre à tout le monde ? 

D :À tout le monde. Complètement.

Journaliste : Les outils sont pour tout le monde.

D : Oui, tout à fait.

Journaliste  Vous vous n’étiez pas authentique.

F :] Pas authentique et paradoxalement, j’avais un métier dans la communication où j’avais aucun problème pour communiquer avec des gens qui étaient souvent des gens avec de très fortes personnalités. Et je me retrouvais des fois en situation dans ma vie personnelle à être complètement dépourvu devant une femme, devant devant ou des amis. Ma communication. J’avais la voix qui tremblait. J’étais pas. Je faisais semblant, toujours dans le faux self, toujours en représentation. Voilà. Et du fait d’avoir suivi cette thérapie de groupe et d’avoir été confronté à plein de situations, spécialement dans les jeux de rôles, ça m’a énormément apporté.

Journaliste Vous avez quand même une petite addiction, une obsession de la séduction auprès des femmes quand même. On peut parler d’addiction, de vouloir tout le temps séduire?.

F : Oui, on peut parler d’addiction. J’avais surtout la peur de ne pas être aimé.

Journaliste :  Donc vous dites quoi aux gens ? De venir, de pousser la porte d’un groupe de thérapie?

F :  Je dis aux gens surtout de pousser la porte de la thérapie de groupe, de ne pas essayer forcément que les thérapies individuelles qui moi personnellement j’ai essayé, m’ont absolument rien apporté. Au contraire, je ressentais souvent plus angoissé et déprimé que quand j’arrivais. Et en fait, je pense que le groupe permet assez rapidement de faire un vrai travail en profondeur. Et ce qui est d’autant plus intéressant, c’est qu’on ne ressasse pas forcément le passé, mais on regarde vers le futur.

D :Je pense que voilà, la thérapie de groupe, c’est déjà extraordinaire, mais la thérapie intensive comme on la travaillé ici. Donc une thérapie qui se passe en deux jours de manière intensive quand même, de midi jusque huit heures, voire parfois plus, Ça permet de travailler sur des processus qu’on n’a pas le temps. On n’a jamais le temps de travailler dans une thérapie normale en 1 h de temps, c’est impossible. Même si on peut mettre le meilleur thérapeute du monde de travailler ce qui peut être travaillé dans le groupe de manière intensive en deux jours. Et donc c’est..

Journaliste :  Donc est ce que vous avez remarqué la différence entre le côté intellectualisation qu’on peut avoir en 1 h avec un psychiatre ou un psychologue et le côté émotionnel qui peut être travaillé ici?

D : Complètement, complètement. D’ailleurs, je pense que c’est quelque chose qui est partagé, c’est que face à un psychologue, on peut rester justement dans ce qui est très confortable. D’ailleurs, pour pour les personnalités comme nous, c’est justement dans l’intellect, on va partager des idées. Alors que ici on est obligé de travailler sur qui on est. Et quand on parlait de communication tout à l’heure, c’est ok du verbal, mais ce qui se passe au travers des autres, c’est on le dit, c’est 96 % de non verbal. Et ce qu’on travaille ici? C’est la posture, l’apparence, le regard, le ton de la voix, le rythme, la spontanéité, l’authenticité, tout ce qui passe au travers de notre corps et de notre discours et qui est entre guillemets inconscient mais qui est totalement perçu par l’autre.

Catherine Hervais : Quand nous avons créé en 2003 boulimie.fr, mes collaborateurs et moi même avions à cœur de montrer que derrière une addiction sévère se cache une personnalité atypique. Vous trouverez dans ce site une foule d’articles qui vous expliqueront toutes les problématiques que vous pouvez rencontrer en tant que personnalité atypique. Ce n’est pas grave d’avoir une personnalité atypique. On peut être très rigolo pour les autres et on se sent très libre de ne pas être comme tout le monde. Par contre, pour réussir à être heureux avec une personnalité atypique, la thérapie qu’il vous faudra faire, ce ne sera pas la thérapie qui convient aux névrosés.Il vous faudra trouver de préférence une thérapie de groupe, parce que ça, ça travaille vraiment la relation. Et si vous ne trouvez pas une thérapie de groupe, il faudra trouver un thérapeute qui accepte de travailler avec vous le relationnel. “Qui je suis moi, en face de vous? Qui vous êtes vous en face de moi? Qu’est ce qui me plaît chez vous? Je vais vous le dire. Qu’est ce qui me plaît pas chez vous? Je vais vous le dire aussi. Dites moi aussi quand je vous dérange. Dites moi aussi quand mes propos vous paraissent dérangeants. Dites moi aussi ce qui ne vous convient pas chez moi.” Bref, faire en individuel, de la relation, une thérapie. Après cela, vous n’aurez plus honte d’être vous même. Vous vous sentirez atypique mais capable de rencontrer les gens. Sans jouer un personnage. Pour finir, quand vous aurez réussi à faire tout ce travail là, c’est plutôt sympa d’avoir une personnalité atypique parce que les gens adorent vous rencontrer quand on sait ne plus les déranger. Et puis vous finirez par dire comme Daniel Tammet, vous savez, cet autiste qui a écrit un livre et qui a réussi à vivre une histoire d’amour heureuse malgré son autisme. “Maintenant, je suis bien dans ma peau et bien parmi les autres.”

—JH : Ici dans cette thérapie de groupe on apprend à être soi-même face aux autres j’avais absolument pas fait le rapprochement que c’était mes problèmes sociaux qui engendraient les crises de boulimie alors que la maladie c’est une maladie sociale c’est une maladie émotionnelle c’est pas c’est pas le problème de manger en fait.

—Catherine Hervais : Quand on leur apprend ça euh ces personnes-là non seulement sont plus heureuses dans la vie mais en plus le symptôme boulimie anorexie disparaît…

—Journaliste : De l’agressivité à la nonchalance de la crise de l’arme au fou rire ces personnes sont incapables de gérer leurs émotions comme pouvait l’être Émilie c’est-à-dire qu’on fait un tour au Franprix et puis on fait des courses pour 50 € c’est le seul moyen qu’on trouve pour pour s’apaiser parce que pendant qu’on mange au moins on est on pense à rien.

—Jounraliste : Incapables aussi d’accepter l’image de leur corps Gwen avait perdu 40 kg pour en reprendre 20 aussitôt à cause de ces crises alimentaires. —Gwen : j’avais tout le temps l’impression qu’on me regardait qu’on jugeait que j’étais grosse et pas belle et j’étais pas bien j’allais vide dans l’eau.

—Une psychanalyste interviewée : Dans la boulimie on est vide à l’intérieur et on va du coup se remplir dans l’urgence jusqu’à ce qu’on retrouve des sensations alors là on est rassuré parce qu’on sent exister.