Quand l’obsession de la nourriture commence à disparaître.

C’est une question qui intéresse les nouveaux participants d’une groupe de psychothérapie dans la mesure où, dans cette approche, on ne parle ni du passé ni de la nourriture.

“Qui n’a plus d’obsession de la nourriture?”

Pour les personnes nouvellement arrivées dans un groupe de psychothérapie qui s’attendent à parler du passé et de leurs problèmes liés à l’alimentation, ne pas parler de ce qui les dérange le plus, leurs symptômes visibles et envahissants, cette approche atypique pour lutter contre leur addiction peut sembler étrange. Car ne plus avoir d’obsession de la nourriture, de compulsions irrépressibles, est une avancée immense.

On peut parfois se retenir d’avoir des compulsions alimentaires mais on ne gère pas l’obsession de la nourriture.

Les gens qui sont addicts à l’alimentation le savent, lorsque l’on fait de la boulimie vomitive ou hyperphagique, on peut s’astreindre à manger sainement pendant quelques temps, voire même faire des jeûnes assez longs, mais on n’échappe pas à l’obsession de la nourriture qui est présente en permanence et peut même être encore plus tyrannique lorsqu’on se retient d’avoir des compulsions.

Six mains se lèvent

En demandant aux personnes présentes qui n’ont déjà plus d’obsession de la nourriture, les nouveaux comprennent ainsi qu’ils sont sur le bon chemin dans cette approche psychothérapeutique atypique centrée sur la recherche de son identité authentique, sur le relationnel non violent, non jugeant, pacifique où tout le monde a le droit de dire et de penser ce qu’il veut, pourvu qu’il ne l’impose pas aux autres et qu’il accepte que ces derniers aient des positions différentes.

Des compulsions alimentaires à la boulimie choisie.

Une telle pratique, mi psychologique mi philosophique, permet de gagner en estime de soi. Ce qui influe assez rapidement sur la disparition de l’obsession de la nourriture. Les personnes qui lèvent la main peuvent avoir des boulimies encore pendant quelque temps, mais ce ne sont plus des compulsions irrépressibles, elles sont choisies et différées selon ce qu’il y a à faire dans la journée.

C’est déjà une avancée quand on peut différer une boulimie sans frustration.

Elles sont encore juste là pendant quelque temps pour diminuer la pression après une journée de travail très fatigante ou un évènement émotionnellement remuant, mais elles finissent par disparaître avec le temps, comme vous pouvez le constater dans les vidéos témoignages de ce site (le temps est très variable selon les gens, quelques semaines, quelques mois, quelques semestres…). L’important est de ne plus être prisonnier des compulsions alimentaires.

La psychanalyse en évolution grâce aux neurosciences

Le lien entre le manque d’estime de soi et l’addiction, qu’elle soit alimentaire ou liée à d’autres comportements, est un sujet complexe et profondément enraciné dans la psychologie humaine. Cette relation entre l’insuffisance d’estime de soi et l’addiction est liée à un sentiment de sécurité qui n’a pas été acquis par le bébé au premier jour de sa vie. Les mille premiers jours d’un nourrisson sont à l’étude actuellement, et on comprend que souvent les troubles de la personnalité ou du comportement leur sont liés. C’est un domaine de recherche et de compréhension qui a évolué au fil du temps, tout n’est pas à relier au « complexe d’Œdipe », même si les théories de Freud gardent encore leur intérêt pour comprendre les difficultés d’un grand nombre de personnes.

L’addiction est le refuge à un manque de sécurité intérieure

Le manque d’estime de soi, ou l’estime de soi négative, se caractérise par un sentiment persistant d’auto-dépréciation, de mésestime de ses compétences et de sa valeur personnelle. C’est parce qu’on éprouve des émotions telles que l’anxiété, la dépression et la honte qu’on se réfugie dans l’addiction et non le contraire, comme ont encore tendance à le penser les centres spécialisés dans les troubles du comportement alimentaire (TCA).

Les compulsions alimentaires, une adaptation face au stress.

Les comportements addictifs sont souvent utilisés comme mécanismes d’adaptation pour faire face au stress, à l’anxiété, à la douleur émotionnelle, ou pour combler un vide intérieur. Lorsque l’estime de soi est basse, les individus sont plus enclins à rechercher des moyens externes de validation, de réconfort, ou de distraction pour pallier ce sentiment de vide ou d’insatisfaction intérieure. Dans le contexte spécifique de l’addiction alimentaire, comme la boulimie vomitive ou l’hyperphagie, il est donc intéressant de noter que le lien entre le manque d’estime de soi et ces troubles est souvent étroit.

Parler du passé en psychothérapie n’est pas toujours utile.

L’intervention thérapeutique traditionnelle, qui se concentre sur l’exploration du passé et des symptômes, peut aider certaines personnes à comprendre les racines de leur manque d’estime de soi et de leurs comportements addictifs. Cependant, il est important de noter que cette approche ne convient pas à tout le monde. Les individus qui ont expérimenté des psychothérapies traditionnelles sans succès peuvent être tentés à participer à une psychothérapie de groupe, sans toutefois comprendre en quoi elle peut les aider à se débarrasser de leurs symptômes alimentaires.

L’efficacité des groupes de thérapie.

L’extrait démontre l’efficacité des groupes de psychothérapie axés sur la recherche de l’identité authentique et sur l’établissement de relations non violentes et non jugeantes avec les autres. Lorsque les individus commencent à développer une meilleure estime d’eux-mêmes et à établir des relations positives, ils peuvent constater une réduction de leur obsession pour la nourriture ou d’autres comportements addictifs. Cette évolution peut s’expliquer par plusieurs mécanismes psychologiques.

Les apports de l’estime de soi

Tout d’abord, en renforçant l’estime de soi, les individus sont moins enclins à chercher refuge dans des comportements addictifs. Ils développent une meilleure confiance en leurs capacités à gérer les défis de la vie quotidienne, un sentiment tout nouveau de sécurité. Il est important de noter que, bien que ces groupes de psychothérapie puissent être efficaces pour certains individus, chaque personne est unique, et il n’existe pas de solution universelle pour tous les cas d’addiction, dont certains sont liés à des causes physiologiques. L’estime de soi vers la liberté intérieure et l’aisance relationnelle.

Le lien entre le manque d’estime de soi et l’addiction, qu’elle soit alimentaire ou liée à d’autres comportements, est un domaine complexe et fascinant de la psychologie humaine. L’estime de soi joue un rôle significatif dans la formation et le maintien de ces comportements addictifs.

Les approches thérapeutiques qui visent à renforcer l’estime de soi et à favoriser des relations positives peuvent aider de nombreuses personnes à surmonter leurs addictions.

Elles sont plus efficaces en groupes parce que les échanges entre les participants leur permettent de réagir émotionnellement dans le visage des interactions. Elles sont plus flexibles aussi pour ceux qui ont du mal à prendre la parole spontanément et qui profitent de ce qui se passe dans les groupes pour se confronter à une nouvelle façon de voir les autres, la vie et elles-mêmes.

TRANSCRIPTION DE LA VIDÉO

:« Pour rassurer les 4 nouveaux participants je voudrais savoir qui, depuis les groupes n’a plus l’obsession de la nourriture ? Regardez les nouvelles : Ça fait 1,2,3,4,5,6 personnes.

Parmi ces 6 personnes, qui avant ne pensait qu’à la nourriture et ne vivait que pour ça ? Voilà, à peu près les mêmes. »