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	<title>Troubles d&rsquo;identité &#8211; Centre Catherine Hervais</title>
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	<description>Psychothérapie intensive pour boulimie/anorexie</description>
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	<title>Troubles d&rsquo;identité &#8211; Centre Catherine Hervais</title>
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		<title>Trouble de l&#8217;identité et addiction alimentaire: explication</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Hervais]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Apr 2024 19:52:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Troubles d'identité]]></category>
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<h2>Qu’est-ce qu’un trouble de l’identité</h2>
<p>Nous nous nous référons dans ce texte au trouble de l&rsquo;identité qui se manifeste par une quête de soi et à une lutte interne concernant la propre perception de sa valeur, son image corporelle, et sa place dans le monde. Cette section explore comment les troubles alimentaires peuvent être symptomatiques de conflits identitaires plus larges.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-34467" src="https://hervais.com/wp-content/uploads/2024/04/Design-sans-titre-5-300x169.jpg" alt="Design sans titre 5" width="300" height="169" title="Trouble de l&#039;identité et addiction alimentaire: explication 1" srcset="https://hervais.com/wp-content/uploads/2024/04/Design-sans-titre-5-300x169.jpg 300w, https://hervais.com/wp-content/uploads/2024/04/Design-sans-titre-5-1024x576.jpg 1024w, https://hervais.com/wp-content/uploads/2024/04/Design-sans-titre-5-768x432.jpg 768w, https://hervais.com/wp-content/uploads/2024/04/Design-sans-titre-5-510x287.jpg 510w, https://hervais.com/wp-content/uploads/2024/04/Design-sans-titre-5.jpg 1280w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>On peut avoir une personnalité très charismatique, très sociale qui réussit parfaitement sa vie professionnelle et familiale et en même temps se sentir vide à l&rsquo;intérieur. On se sent sans repère, dans le brouillard, sans raison valable. On peut être brillant pour tout le monde, faire l&rsquo;admiration de tous et en même temps ressentir le complexe de l&rsquo;imposteur parce qu&rsquo;à l&rsquo;intérieur de soi, on se sent étranger à soi-même, décalé par rapport aux autres et se sentir moins que rien. Il est là le vrai problème : c&rsquo;est de ne pas se sentir dans son corps, dans sa vie et n&rsquo;avoir que la nourriture pour trouver de l&rsquo;apaisement.</p>
<h2>Facteurs influençant le trouble de l&rsquo;identité</h2>
<h3>Facteurs biologiques</h3>
<p>Des recherches suggèrent que des prédispositions génétiques et des influences hormonales peuvent jouer un rôle dans le développement de certains troubles de l&rsquo;identité, comme le trouble de l&rsquo;identité de genre.<br />Facteurs psychologiques<br />Les expériences vécues pendant l&rsquo;enfance et l&rsquo;adolescence, telles que le traumatisme, l&rsquo;abus, ou le manque de validation et de reconnaissance de l&rsquo;identité par les figures d&rsquo;attachement, peuvent contribuer à des troubles de l&rsquo;identité. Les théories psychodynamiques pointent souvent vers des conflits internes non résolus et des mécanismes de défense comme étant à l&rsquo;origine.</p>
<h2>Facteurs sociaux et culturels</h2>
<p>La pression sociale, les normes culturelles rigides concernant les rôles de genre et les attentes sociales, ainsi que le sentiment d&rsquo;appartenance à un groupe, peuvent influencer la perception de soi et causer une dissonance identitaire. La stigmatisation et le rejet social peuvent également exacerber les problèmes d&rsquo;identité.</p>
<h2>Développement cognitif et émotionnel</h2>
<p>Le développement de l&rsquo;identité est un processus complexe qui peut être influencé par la manière dont une personne apprend à percevoir et à interagir avec le monde autour d&rsquo;elle. Des difficultés dans ce développement peuvent mener à des troubles de l&rsquo;identité.<br />Il est important de noter que les troubles de l&rsquo;identité sont des expériences profondément personnelles et uniques à chaque individu. La prise en charge thérapeutique vise souvent à aider la personne à explorer, comprendre et intégrer les différents aspects de son identité de manière saine, réduisant la détresse et favorisant le bien-être.</p>
<h2>Qu’est-ce que l’addiction?</h2>
<p><a href="https://hervais.com/laddiction-alimentaire-un-manque-destime-de-soi/">L&rsquo;addiction,</a> dans le contexte de la psychologie et de la psychiatrie, désigne une dépendance ou une nécessité compulsive à un comportement, une substance, ou une activité, ayant pour caractéristique une perte de contrôle et une poursuite du comportement malgré les conséquences négatives. Ce terme, largement utilisé dans le langage courant et professionnel, englobe un large éventail de comportements, allant de la dépendance à des substances (comme l&rsquo;alcool, le tabac, ou les drogues) à des comportements compulsifs (comme le jeu, le shopping, l’addiction alimentaire ou l&rsquo;utilisation excessive d&rsquo;Internet).<br />Lien entre trouble de l’identité et l’addiction alimentaire</p>
<h2>A propos du trouble de l&rsquo;identité et de  l&rsquo;addiction alimentaire</h2>
<p>On peut avoir un TCA (Trouble du Comportement Alimentaire) sans avoir un trouble de l&rsquo;identité. Il suffit de traverser un moment difficile de sa vie ou un changement déstabilisant pour avoir des crises de boulimie ou d&rsquo;hyperphagie.<br />Voici un témoignage d&rsquo;une jeune femme qui est en psychothérapie de groupe, qui n&rsquo;a plus de boulimies parce qu&rsquo;elle a acquis grâce au groupe plus de confiance en soi, mais d&rsquo;avoir encore des problèmes relationnels qui lui gâchent la vie comme celle de ses proches. En revanche, on peut faire encore quelques boulimies comme cette jeune femme qui témoigne en fin de thérapie et ne plus avoir de problème d&rsquo;identité ni relationnels.<br />En réalité, la jeune femme en fin de thérapie qui fait encore une crise de boulimie de temps en temps « pour se faire plaisir » et non par urgence n’a plus une addiction alimentaire, parce qu’elle choisit son moment qui ne va pas contre sa volonté. On ne peut parler d’addiction que lorsque l’on fait un acte répétitif contre sa volonté.<br />Quant à la jeune femme qui ne fait plus de boulimies mais a encore des troubles relationnels, elle a encore une addiction : l’addiction aux pensées négatives dont sait si bien parler Eckhart Tolle.</p>
<p>P.S.: Eckhart Tolle est un auteur et conférencier spirituel d&rsquo;origine allemande, célèbre pour ses enseignements sur la pleine conscience, l&rsquo;éveil spirituel et la surmontation de la souffrance intérieure. Dans ses ouvrages tels que « Le Pouvoir du moment présent » et « Nouvelle Terre », Tolle explore la nature de la conscience et comment l&rsquo;identification excessive à l&rsquo;esprit et aux pensées crée une illusion qui nous éloigne de notre essence véritable. Selon lui, l&rsquo;addiction aux pensées négatives est un symptôme de cette identification, où l&rsquo;esprit contrôle notre perception et nos réactions, nous plongeant dans un cycle de réactions émotionnelles et de souffrance. Tolle propose de rompre ce cycle en observant nos pensées sans jugement, en restant ancrés dans le moment présent, et en reconnaissant notre être intérieur au-delà de l&rsquo;esprit. Cette prise de conscience permettrait de dissiper les pensées négatives et de vivre une vie plus épanouie et consciente.</p>

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		<title>Comprendre le trouble de l&#8217;attachement dans le contexte de la personnalité Borderline</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Hervais]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Apr 2024 13:48:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Troubles d'identité]]></category>
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<div class="video video-fit mb" style="padding-top:56.25%;"><iframe title="Elle était prisonnière de son trouble de  l&#039;attachement" width="1020" height="574" src="https://www.youtube.com/embed/xszmW_E0TeM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>

<h2>Comprendre l&rsquo;attachement et ses troubles</h2>
<p>Les psychiatres reconnaissent le trouble de l&rsquo;attachement comme un trouble complexe, ayant un impact profond sur le comportement et la personnalité à l&rsquo;âge adulte. Comprendre lattachement et ses troublesBien qu&rsquo;ils soient aptes à diagnostiquer ce trouble, leur approche se concentre souvent sur le traitement des symptômes associés plutôt que sur le problème sous-jacent. Une <a href="https://hervais.com/therapie/therapie-de-groupe-intensive/">psychothérapie</a> est alors recommandée pour une intervention plus ciblée sur les racines du trouble.</p>
<h3>Manifestations adultes du trouble de l&rsquo;attachement</h3>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft size-medium wp-image-34414" src="https://hervais.com/wp-content/uploads/2024/04/trouble-de-l-attachement-300x169.jpg" alt="Trouble de l&#039;attachement" width="300" height="169" title="Comprendre le trouble de l&#039;attachement dans le contexte de la personnalité Borderline 2" srcset="https://hervais.com/wp-content/uploads/2024/04/trouble-de-l-attachement-300x169.jpg 300w, https://hervais.com/wp-content/uploads/2024/04/trouble-de-l-attachement-1024x576.jpg 1024w, https://hervais.com/wp-content/uploads/2024/04/trouble-de-l-attachement-768x432.jpg 768w, https://hervais.com/wp-content/uploads/2024/04/trouble-de-l-attachement-510x287.jpg 510w, https://hervais.com/wp-content/uploads/2024/04/trouble-de-l-attachement.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" />Les psychiatres savent diagnostiquer un trouble de l&rsquo;attachement mais pas le traiter. Ils traitent les symptômes qui lui sont reliés à l&rsquo;âge adulte, mais quand à traiter le fond du problème, ils recommandent la psychothérapie.</p>
<p>Un tableau clinique des troubles de l&rsquo;attachement à l&rsquo;âge adulte se manifeste le plus souvent sous la forme des <a href="https://hervais.com/les-troubles-de-la-personnalite-borderline/">troubles des personnalités borderline</a> caractérisé selon les psychiatres par un comportement provocateur, asocial, ou une malaise profond dans leur peau et leur vie.</p>
<p>Cependant, ce diagnostic peut devenir complexe lorsque la personne semble épanouie dans sa vie professionnelle et familiale et ne présente des troubles qu&rsquo;en rapport avec des comportements compulsifs comme la boulimie ou l&rsquo;hyperphagie.</p>
<h3>Les critères diagnostiques de la personnalité borderline liée à un trouble de l&rsquo;attachement</h3>
<p>Le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5) définit précisément les critères de diagnostic de la personnalité borderline, exigeant qu&rsquo;au moins cinq des neuf critères soient présents chez l&rsquo;individu. Ces critères incluent des efforts désespérés pour éviter l&rsquo;abandon, des relations interpersonnelles instables, une image de soi perturbée, de l&rsquo;impulsivité dans des domaines qui peuvent s&rsquo;avérer autodestructeurs, des comportements suicidaires, une instabilité émotionnelle, un sentiment chronique de vide, des colères inappropriées et des symptômes dissociatifs ou paranoïaques sous stress.</p>
<h2>La perspective psychanalytique sur le trouble de la personnalité borderline due à un trouble de l&rsquo;attachement </h2>
<p>La psychanalyse offre une approche différente du diagnostic de la personnalité borderline, en se concentrant davantage sur l&rsquo;adaptation au patient plutôt que sur l&rsquo;identification de symptômes spécifiques. Des figures emblématiques telles que Donald Winnicott ont pu identifier les besoins spécifiques de patients qui, en apparence, pourraient sembler ne pas présenter de trouble de la personnalité borderline.</p>
<p>C&rsquo;est très difficile à détecter chez une personne qui paraît totalement accomplie dans sa vie personnelle. Ainsi, les Psychanalyste qui ont supervisé Margaret Little ne l&rsquo;ont pas vu son trouble de l&rsquo;attachement caché par une apparence tout à fait équilibrée au point que ses pairs psychanalystes lui ont formellement conseiller de se lancer dans cette activité?. Par contre, lorsqu&rsquo;elle a eu la bonne idée de demander à Winnicott de faire une psychanalyse avec lui, il a très vite compris que cette personne avait un mental affectif du tout petit enfant qui souffre de n&rsquo;avoir  pas trouvé de sentiment de sécurité.</p>
<h2>Trouble de l&rsquo;attachement : L&rsquo;importance de l&rsquo;attachement dans le développement psychologique</h2>
<p>La théorie de l&rsquo;attachement joue un rôle crucial dans la compréhension de la personnalité borderline selon la psychanalyse. <strong>Winnicott,</strong> en particulier, a mis en lumière l&rsquo;importance d&rsquo;une approche adaptée aux patients qui, bien qu&rsquo;apparemment réussis dans leur vie personnelle, montrent des signes d&rsquo;une affectivité comparable à celle d&rsquo;un très jeune enfant. Cette affectivité peut se traduire par des comportements compulsifs, comme la boulimie, qui ne sont pas immédiatement associés à un trouble de la personnalité mais plutôt à un trouble de l&rsquo;attachement non résolu.</p>
<p>La réflexion sur le trouble de l&rsquo;attachement dans le contexte de la personnalité borderline souligne l&rsquo;importance de considérer le patient dans son intégralité, au-delà des symptômes manifestes. Que ce soit à travers le prisme de la psychiatrie ou de la psychanalyse, une compréhension profonde des mécanismes sous-jacents à ces comportements peut ouvrir la voie à des interventions plus adaptées et personnelles</p>
<h2>Trouble de l’attachement selon la psychanalyse</h2>
<p>Contrairement aux psychiatres, les psychanalystes posent un diagnostic dans le but de s&rsquo;adapter à la structure de la personne et non à son comportement  et s&rsquo;ils sont bien formés, ils ne passent pas à côté du trouble de la personnalité borderline même lorsque la personne semble calme et réussit dans la vie, sur le plan familial, amoureux et professionnel.</p>
<h3>Donald Winnicott, un psychanalyste hors du commun.</h3>
<p>Je pense au psychanalyste Winnicott qui a tout de suite décelé chez une de ses patiente, Margaret Little, qu&rsquo;elle n&rsquo;était pas névrosée, comme la majorité des gens. A son époque, on n&rsquo;avait pas vraiment décrit le trouble de la personnalité borderline mais il a tout de suite vu que cette femme avait besoin d&rsquo;une approche particulière. Ce n&rsquo;était pourtant pas facile à voir parce que cette femme avait été agrée par ses pairs comme psychanalystes. D&rsquo;ailleurs elle avait fait une psychanalyse et tous ses collègues l&rsquo;encourageaient à prendre des patients..<br />Mais elle sentait bien que quelque chose n&rsquo;allait pas en elle et ce n&rsquo;était apparemment pas détectables par ses superviseurs. Elle l&rsquo;a écrit dans un article plus tard quand elle a rencontré Winnicott lors d&rsquo;une conférence. Donald Winnicott était également pédiatre, et il savait voir chez certains de ses patients, même chez ceux qui avaient bien réussi dans la vie, que ces derniers n&rsquo;était pas névrosés comme la majorité des gens. Il parvenait à détecter chez eux un profil affectif de tout petit enfant. </p>
<h2>La psychologie du petit enfant</h2>
<p>Avant trois ans, un enfant est en pleine phase d&rsquo;attachement, explorant activement son environnement tout en cherchant sécurité et confort auprès de ses figures d&rsquo;attachement. Son développement psychologique est marqué par une rapide acquisition du langage, une compréhension naissante des émotions et des relations sociales, et un fort élan vers l&rsquo;autonomie, tout en étant très centré sur lui-même, ce qui est typique de cette phase de développement.<br />Si, pour quelques raisons que ce soit, l&rsquo;enfant n&rsquo;a pas réussi à trouver sécurité et confort auprès de ses figures d&rsquo;attachement, il n&rsquo;aura pas une compréhension fine, les émotions et des relations sociales plus tard, et surtout, sur le plan affectif, il fonctionnera dans un registre où il se sentira seul avec lui-même parce que sa demande d&rsquo;amour et de reconnaissance sans limite.</p>
<h2>Attachement insécure et addictions influence</h2>
<p>Comme par hasard, il se trouve que Margareth Little était probablement boulimique, mais en ce temps-là, la boulimie n&rsquo;était pas repérée comme un symptôme particulier (d&rsquo;ailleurs dans le passage qui suit Winnicott parle d&rsquo;anorexie) et le trouble de la personnalité. borderline n&rsquo;avait pas encore sa place dans le vocabulaire de la psychanalyse. Néanmoins, lors d&rsquo;une de ses conférences qui a été retranscrite en 1963 dont le titre est «Théorie des troubles psychiatriques en fonction des processus de maturation de la petite enfance».</p>
<p><em>« &#8230;l&rsquo;élément caractéristique de la séance de lundi… Fut que la jeune patiente arriva chargée de provisions d&rsquo;épicerie. Elle avait découvert les boutiques situées près de mon cabinet de consultation et en était très contente.Cela constitue une évolution naturelle de son exploration progressive au sein de sa relation avec moi, dans le transfert, de ce qu&rsquo;elle appelait sa gloutonnerie. Cette déclaration avait fait l&rsquo;objet d&rsquo;une longue préparation qui faisait jour dans les commentaires touchant anorexie, qui alterne avec une libinisation, très poussée d&rsquo;un repas, vraiment bien préparé et bien servi »</em></p>
<p>Toujours dans cette même, conférence, Winnicott, signale qu&rsquo;elle pouvait être excessivement <strong>gloutonne</strong> et il en déduit que son appétit comportait un élément <strong>compulsif. </strong></p>
<p>Mais surtout, Winnicott s&rsquo;aperçut très vite qu&rsquo;elle ne se comportait pas, comme les autres patients névrosés dans le transfert avec lui, C&rsquo;est-à-dire dans sa manière d&rsquo;être avec lui en psychanalyse. Si cette patiente avait été névrosée, Winnicott aurait interprété une forme de <strong>sadisme oral</strong>, ce qui fait souvent partie de l&rsquo;évolution affective d&rsquo;une personne névrosée. Dans sa conférence retranscrite, il dit:</p>
<p><em>« je fus heureux de ne pas avoir interprété le sadisme oral à ses premiers stades, car l&rsquo;interprétation importante, qui pouvait maintenant être acceptée, était celle d&rsquo;une gloutonnerie compulsive en rapport avec une tendance antisociale ».</em><br /> <br />Winnicott comprend qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas entre sa patiente et lui d&rsquo;une relation de type sadique orale (étape habituelle dans l&rsquo;évolution psychique d&rsquo;une personne de type névrotique pour les psychanalystes) mais que sa patiente n&rsquo;est même pas dans un registre relationnel. Elle est très intelligente, elle peut parler de tout et de rien, elle a ses idées sur la manière dont les psychanalyse devrait se comporter avec certains patients mais à côté de cela elle était comme un bébé en perdition, voire, même en « désintégration » qui n&rsquo;était capable que de communiquer sur des sujets intellectuels, mais dans la vie intime se limitait au besoin d&rsquo;être nourri comme un bébé et de s&rsquo;accrocher au sein de peur qu&rsquo;il ne s&rsquo;en aille.</p>
<h2>Psychanalyse trouble de l&rsquo;attachement et personnalité borderline</h2>
<p>Loin de se comporter avec elle, comme avec ses autres patients, névrosés, Winnicott, très subtilement, adoptant une tactique adaptée pour cette patiente. En général, les personnes qui ont structure, borderline se sentent terriblement seules la raison, en est que du fait de leur immaturité affective, ils ne savent pas entrer en lien avec les autres, même pas avec le psychanalyste. Ils n&rsquo;en ont pas vraiment conscience. pour eux, échanger intellectuellement, c&rsquo;est du contact authentique parce qu&rsquo;ils disent authentiquement ce qu&rsquo;ils pensent. Mais penser n&rsquo;est pas Etre.</p>
<h2>Le contact de Personne à Personne, le contact vraiment nourricier qui permet de ne plus se sentir seul même quand on est entouré par les gens qu&rsquo;on aime &#8230;</h2>
<p>Lors d&rsquo;une séance, le salon, allonge sur le divan se recouvre avec une couverture. prend une position de fœtus et ne parle pas de toute la séance. Winnicott, bien entendu, a laissé faire. la psychanalyse est un espace de très grande liberté ou l&rsquo;analysant peut être totalement lui-même sans être interrompu par l&rsquo;analyste. Un bon psychanalyste, c&rsquo;est donc ce que Winnicott a fait à un détail près: la séance fut terminée. Il fit remarquer à sa patiente qu&rsquo;elle s&rsquo;était comportée, comme si elle était toute seule, en lui disant: « vous n&rsquo;avez pas beaucoup tenu compte de moi pendant cette séance.» c&rsquo;était suffisant pour qu&rsquo;elle comprenne qu&rsquo;elle ne tenait pas compte des autres.  dans la vie, comme sur ce divan, elle était tout le temps repliée sur elle-même.</p>
<p>C&rsquo;est cela le drame des personnes boulimiques qui ont un trouble de l&rsquo;attachement et, adulte, un  trouble de la personnalité borderline.</p>
<p>En apparence, ils sont brillants, ils savent parler de tout, ils abordent des choses très intelligentes et quand ils sont boulimiques ou hyperphagiques la psychiatrie ne traite chez eux que ces deux symptômes sans parvenir à remonter à la source qui est le trouble de l&rsquo;attachement.</p>
<p>Je ne le savais pas, mais j&rsquo;ai appris récemment que Freud avait une aversion pour ce type de personnes et que c&rsquo;est la raison pour laquelle il ne s&rsquo;est pas penché sur leur cas. Je me souviens que dans l&rsquo;un de ses livres Freud parlait de certains patients pour qui la psychanalyse ne marchait pas, parce que, selon son expression, ces patients ne comprenaient que le « langage des quenelles et les queues des casseroles.». J&rsquo;avais une vingtaine d&rsquo;années quand j&rsquo;ai lu ça, j&rsquo;étais encore boulimique et je me suis demandée si ça voulait peut-être dire que la psy psychanalyse ne marchait pas avec les personnes boulimiques. </p>
<p>Et je découvre récemment grâce à un article écrit par Jacques Sedat dans Cairn, que Freud ne se sentait pas l&rsquo;aise qu&rsquo;avec les névrosés et qu&rsquo;il était agacé par les personnes psychotiques, non névrosées, dont l&rsquo;immaturité affective les empêchait d&rsquo;être dans un contact mature. Dans une lettre Freud met en lumière avec franchise de ses limites et même de ses réticences à faciliter le travail de ceux qui s’occupent des psychotiques, parce que lui-même est rebuté par ce qu’ils soulèvent de difficultés dans la thérapie. </p>
<p>Dans une lettre en 1928 qu&rsquo;il a écrite au Docteur Istvàn Hollos qui venait d&rsquo;écrire un livre sur son expérience clinique avec des patients qui n&rsquo;étaient pas névrosés, Freud avoua très honnêtement :</p>
<p><em> « Tout en appréciant infiniment votre ton chaleureux, votre compréhension et votre mode d’abord, je me trouvai pourtant dans une sorte d’opposition qui n’était pas facile à comprendre. Je dus finalement m’avouer que la raison en était que je n’aimais pas ces malades ; en effet, ils me mettent en colère, je m’irrite de les sentir si loin de moi et de tout ce qui est humain. Une intolérance surprenante, qui fait de moi plutôt un mauvais psychiatre. »</em></p>
<p>On ne classe plus les gens en termes de névrosés, psychotiques ou pervers aujourd&rsquo;hui comme du temps de Freud, mais de son temps, tous ceux qui n&rsquo;étaient pas dans une relation à l&rsquo;autre apaisée, tous ceux qui croyaient tenir compte des autres sans vraiment les accepter avec des opinions différentes sont immatures relationnellement. Avant on disait psychotique. Maintenant o dir borderline ou « état limite ».<br />Si vous êtes boulimique ou hyperphagique boulimique et si, sans le savoir vous êtes borderline, rassurez-vous on peut en psychothérapie franchir les étapes qui n&rsquo;ont pas plus être franchies à cause du trouble de l&rsquo;attachement.</p>
<p>Par ailleurs, c&rsquo;est très sympa de ne pas être comme la majorité des gens. Il suffit de corriger ses dysfonctionnements de personnalité. Ça fait partir la boulimie et quelques autres dysfonctionnements relationnels. Sachez pour finir que les plus grands artistes, savants, personnalités charismatiques sont généralement des personnalité borderline. C&rsquo;est ce qui leur donne ce côté génial, créatifs, imprévisible et hors du commun. <br /> </p>

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		<title>Boulimie et trouble de la personnalité borderline : Un lien?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Hervais]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Apr 2024 14:47:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Troubles d'identité]]></category>
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<div class="video video-fit mb" style="padding-top:56.25%;"><p>https://www.youtube.com/watch?v=Sve7QV773Gg</p>
</div></p>
<h2>La boulimie : un problème d&rsquo;alimentation ou un médicament pour se sentir en vie?</h2>
<p>Tous les TCA ne sont pas liés à un trouble de la personnalité borderline. Mais la <a href="https://hervais.com/">boulimie ou l&rsquo;hyperphagie boulimique,</a> lorsqu&rsquo;elles n&rsquo;ont pas une. cause organique ou lorsqu&rsquo;elles ne sont pas passagères, on un lien avec le trouble de la perosnnalité borderline. `</p>
<h3>Boulimie et trouble de la personnalité borderline? Quel lien?</h3>
<p>Les troubles alimentaires et les problèmes de santé mentale marchent souvent main dans la main, révélant des liens complexes et profonds entre notre psyché et notre comportement alimentaire. Parmi ces associations, le lien entre la boulimie et le trouble de la personnalité borderline (TPB) est particulièrement significatif. Alors que tous les troubles de comportement alimentaire (TCA) ne sont pas directement liés au TPB (trouble de la personnalité borderline), dans le cas de la boulimie ou de l&rsquo;hyperphagie boulimique sans cause organique ou passagère, une corrélation est souvent observée.</p>
<h2>Comprendre le trouble de la personnalité borderline</h2>
<p>Chez les personnes qui ont une addiction alimentaire, on passe souvent à côté de leur personnalité borderline parce que extérieurement elles semblent avoir réussi leur vie affective et professionnelle d&rsquo;une façon remarquable.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Le trouble de la personnalité borderline ne passe pas inaperçu chez les anglo-saxons qui l&rsquo;appellent : borderline personality disorder. En France, lorsqu&rsquo;une personne boulimique paraît calme, avec une vie en apparence réussie, professionnellement, amoureusement on a tendance à lui donner un traitement cognitif et comportemental axé sur l&rsquo;alimentation. Or lorsque la boulimie est un des troubles de la personnalité borderline, c&rsquo;est cette dernière qu&rsquo;il faut prendre en compte toute entière parce que chez elle, le trouble alimentaire n&rsquo;est qu&rsquo;un des troubles parmis d&rsquo;autres</p>
<p>Mon expérience clinique a montré que les personnes qui ont une addiction alimentaire, lorsqu&rsquo;elles ont repéré leur troubles existentiels et relationnels et lorsqu&rsquo;elles les ont surmonté, elles sont contentes d&rsquo;avoir cette personnalité au point qu&rsquo;elles me disent parfois « je suis contente d&rsquo;avoir été boulimique parce que sans la boulimie je n&rsquo;aurais sans doute pas fait ce travail en groupe sur moi.  Ce sont des personnes intelligentes, créatives, inspirantes que l&rsquo;on a plaisir à coaître quand elles réussi à identifier et surmonter  non seulement la boulimie mais aussi les troubles existentiels et relationnels affectifs qui leur gâchaient  la vie et gâche la vie de leurs proches. au quotidien</p>
<h2>Les fondements de la personnalité borderline</h2>
<p>Le trouble de la personnalité borderline, souvent abrégé en TPB, est caractérisé par une instabilité émotionnelle, des relations interpersonnelles tumultueuses, et un sentiment persistant de vide intérieur. Contrairement à l' »état limite », terme parfois utilisé, le TPB est reconnu comme une organisation complexe de la personnalité, souvent enracinée dans un trouble de l&rsquo;attachement survenu dans la petite enfance. Cette précarité intérieure est le résultat d&rsquo;un manque de sécurité interne, formant un terrain propice à divers comportements compensatoires, dont la boulimie peut être un exemple.</p>
<h2>Personnalité borderline et apparence extérieure</h2>
<p>Les individus atteints de TPB peuvent sembler, de l&rsquo;extérieur, mener une vie réussie tant sur le plan affectif que professionnel. Cependant, cette apparence de succès masque souvent une souffrance intérieure profonde, marquée par une addiction alimentaire et un sentiment d&rsquo;imposture. Le besoin d&rsquo;approbation et d&rsquo;admiration d&rsquo;autrui est un moteur puissant pour ces personnes, qui peuvent se sentir obligées de jouer un rôle pour être aimées ou appréciées, malgré une estime de soi extrêmement faible.</p>
<h2> La Boulimie dans le Contexte du trouble de la personnalité borderline (TPB)</h2>
<h3>Au-delà de l&rsquo;Alimentation</h3>
<p>La<a href="https://hervais.com/comprendre-la-crise-de-boulimie-cause-et-solutions/"> boulimie,</a> caractérisée par des épisodes de consommation excessive de nourriture suivis de comportements compensatoires, peut souvent être un symptôme de problèmes plus profonds chez les personnes avec TPB. Cette compulsion alimentaire sert souvent de mécanisme d&rsquo;échappatoire ou de gestion des émotions tumultueuses associées au TPB. Il est crucial de reconnaître que, dans ce contexte, l&rsquo;alimentation n&rsquo;est pas le cœur du problème, mais plutôt un symptôme d&rsquo;une souffrance émotionnelle et relationnelle plus profonde.</p>
<h2>La quête d&rsquo;authenticité et de connexion</h2>
<p>L&rsquo;un des aspects les plus dévastateurs de la personnalité borderline avant d&rsquo;avoir fait une psychothérapie ciblée sur cette problématique est, comme on peut le voir dans cette vidéo  le s<a href="https://www.youtube.com/watch?v=pKrt8HKFdw4" target="_blank" rel="noopener">entiment de ne pas vivre sa propre vie</a>, mais plutôt de jouer un rôle pour satisfaire les attentes d&rsquo;autrui. Cette dissociation d&rsquo;avec soi-même est souvent au cœur des troubles alimentaires comme la boulimie. Cependant, l&rsquo;expérience clinique suggère qu&rsquo;une fois que ces individus parviennent à identifier et à surmonter leurs troubles existentiels et relationnels, ils peuvent non seulement guérir de leur boulimie mais également apprendre à apprécier leur personnalité unique, riche en créativité, intelligence et capacité d&rsquo;inspiration.</p>
<p>Le trouble de la personnalité borderline et la boulimie partagent un lien complexe, ancré dans les <a href="https://www.youtube.com/watch?v=1btmYIoAeL8&amp;t=9s" target="_blank" rel="noopener">troubles de l&rsquo;attachement précoce</a> et une quête d&rsquo;identité et d&rsquo;acceptation. Reconnaître la boulimie comme un symptôme et non comme le problème central permet d&rsquo;ouvrir la voie à une approche thérapeutique plus holistique, centrée sur le développement de relations authentiques et sur l&rsquo;acceptation de soi. En abordant la boulimie à travers le prisme du TPB, nous pouvons mieux comprendre et traiter les deux conditions, offrant ainsi une voie vers la guérison et l&rsquo;épanouissement personnel.</p>
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