Boulimie et relation amoureuse

La vidéo que je vous propose de visionner nous offre un regard sur une jeune femme boulimique qui s’est aperçue, en psychothérapie de groupe, à quel point elle avait vampirisé ses partenaires.

 

 

 

(Transcription de la vidéo ci dessous)

Lorsqu’elle avait une relation amoureuse elle saccageait tout, sans le savoir, en se sentant légitime, laissant ses partenaires dans le désarroi. Sa transformation et sa compréhension des mécanismes qui ont alimenté son comportement autodestructeur lui paraissent à présent évidents.

Au début de cette vidéo, elle partage son problème avec la boulimie qu’elle avait auparavant mais plus maintenant. Ce dont elle ne se doutait pas c’est qu’il était un reflet de ses problèmes émotionnels sous-jacents. Sa boulimie était une manifestation de sa difficulté à gérer ses émotions, en particulier celles liées à ses relations amoureuses. Elle se sentait souvent submergée par le besoin de s’appuyer totalement sur son partenaire, de le vampiriser, pour combler le vide horrible qu’elle ressentait trop souvent.

Elle l’exprime clairement, ce comportement autodestructeur était lié à son incapacité à communiquer efficacement ses besoins, désirs et frustrations dans ses relations. Elle se sentait souvent soumise, incapable de dire ce qu’elle voulait ou ce qui ne lui plaisait pas. Au lieu de cela, elle accumulait des ressentiments et des frustrations jusqu’à ce que pout elle “la coupe soit pleine”. Alors elle quittait brutalement et violemment ses partenaires. Ce schéma de comportement avait non seulement un impact dévastateur sur elle-même, mais également sur ceux qui étaient impliqués dans la relation avec elle.

Cependant, la vidéo nous montre également comment la jeune femme a progressé grâce à la thérapie de groupe. Dans un premier temps, elle a appris à s’exprimer plus ouvertement, à dire ce qui lui plaisait et ce qui ne lui plaisait pas dans ses relations. Cette étape initiale de communication plus honnête et transparente a été un pas important vers la guérison. Elle a commencé à reconnaître que ses besoins et ses désirs étaient tout aussi valides que ceux de son partenaire.

Dans un second temps, la vidéo nous montre comment elle a également appris à exprimer ce qui lui déplaisait, mais d’une manière beaucoup moins violente et destructrice. Elle a développé des compétences en communication qui lui ont permis de s’exprimer sans blesser les autres. Cette étape est cruciale car elle lui a permis de mettre un terme à ce schéma de quitter brutalement ses relations. Elle a appris à gérer ses émotions et à les exprimer de manière constructive, sans nuire à elle-même ni à autrui.

L’une des leçons les plus importantes que la jeune femme a apprises au cours de sa thérapie de groupe est que l’autre a le droit de ne pas être disponible, même lorsque son besoin de présence est intense. Elle a compris que ses partenaires avaient leurs propres besoins et limites, et qu’elle ne pouvait pas s’attendre à ce qu’ils comblent tous ses vides émotionnels. Cette prise de conscience l’a aidée à se forcer de ne plus vampiriser l’autre ce qui, au fur et à mesure qu’elle y parvenait, développait chez elle un sentiment d’estime de soi.

Elle devenait totalement gagnante de faire cet effort parce que l’estime de soi rendit ses relations ultérieures beaucoup plus complices et agréables.

Cette vidéo met en lumière le parcours incroyablement transformateur qui peut être accompli dans une psychothérapie de groupe où les gens viennent d’abord pour résoudre une addiction destructive et chronophage et se retrouvent après non seulement sans l’addiction mais en plus avec une personnalité authentiquement rayonnante.

TRANSCRIPTION DE LA VIDÉO

Elle-– Je ne me considère plus boulimique. Ça fait un peu plus d’un an, depuis la fin des groupes, que je n’ai plus fait de crise, et que je me sens en paix avec la nourriture.

CH– Il te reste probablement des particularités, relationnelles, que ce soit tu as réglé, soit tu n’as pas encore réglé… ça je ne sais pas ?

Elle– C’est en cours. Le côté fuyant jusqu’à tout encaisser, jusqu’à n’en plus pouvoir, c’est fini. C’est surtout dans des moments où parfois je me sens un peu vulnérable, parfois ça revient. Je me rends compte que je m’accroche encore un peu à mon compagnon dans des moments de fragilité, un manque où je viens le manger. Venir aux groupes, m’a apporté du recul sur moi-même. Me rendre compte que je n’étais déjà pas seule au monde dans ce que je vivais. Avant, c’était terrible, je pensais que je ne serai jamais capable d’avoir une relation saine avec quelqu’un. Le groupe m’a montré que je n’étais pas seule dans cette situation. Cette prise de conscience m’a permis de voir que si la relation ne marche pas, ça n’était pas parce que j’étais une personne affreuse, mais parce que je n’avais pas les clés ou les moyens, pour combler quelque chose. Ce quelque chose que j’ai trouvé en moi-même plutôt que d’aller vampiriser les autres.