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	<title>Actualités &#8211; Centre Catherine Hervais</title>
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	<description>Psychothérapie intensive pour boulimie/anorexie</description>
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	<title>Actualités &#8211; Centre Catherine Hervais</title>
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		<title>Trouble de l&#8217;identité et addiction alimentaire: explication</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Hervais]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Apr 2024 19:52:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Troubles d'identité]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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<h2>Qu’est-ce qu’un trouble de l’identité</h2>
<p>Nous nous nous référons dans ce texte au trouble de l&rsquo;identité qui se manifeste par une quête de soi et à une lutte interne concernant la propre perception de sa valeur, son image corporelle, et sa place dans le monde. Cette section explore comment les troubles alimentaires peuvent être symptomatiques de conflits identitaires plus larges.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-34467" src="https://hervais.com/wp-content/uploads/2024/04/Design-sans-titre-5-300x169.jpg" alt="Design sans titre 5" width="300" height="169" title="Trouble de l&#039;identité et addiction alimentaire: explication 1" srcset="https://hervais.com/wp-content/uploads/2024/04/Design-sans-titre-5-300x169.jpg 300w, https://hervais.com/wp-content/uploads/2024/04/Design-sans-titre-5-1024x576.jpg 1024w, https://hervais.com/wp-content/uploads/2024/04/Design-sans-titre-5-768x432.jpg 768w, https://hervais.com/wp-content/uploads/2024/04/Design-sans-titre-5-510x287.jpg 510w, https://hervais.com/wp-content/uploads/2024/04/Design-sans-titre-5.jpg 1280w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>On peut avoir une personnalité très charismatique, très sociale qui réussit parfaitement sa vie professionnelle et familiale et en même temps se sentir vide à l&rsquo;intérieur. On se sent sans repère, dans le brouillard, sans raison valable. On peut être brillant pour tout le monde, faire l&rsquo;admiration de tous et en même temps ressentir le complexe de l&rsquo;imposteur parce qu&rsquo;à l&rsquo;intérieur de soi, on se sent étranger à soi-même, décalé par rapport aux autres et se sentir moins que rien. Il est là le vrai problème : c&rsquo;est de ne pas se sentir dans son corps, dans sa vie et n&rsquo;avoir que la nourriture pour trouver de l&rsquo;apaisement.</p>
<h2>Facteurs influençant le trouble de l&rsquo;identité</h2>
<h3>Facteurs biologiques</h3>
<p>Des recherches suggèrent que des prédispositions génétiques et des influences hormonales peuvent jouer un rôle dans le développement de certains troubles de l&rsquo;identité, comme le trouble de l&rsquo;identité de genre.<br />Facteurs psychologiques<br />Les expériences vécues pendant l&rsquo;enfance et l&rsquo;adolescence, telles que le traumatisme, l&rsquo;abus, ou le manque de validation et de reconnaissance de l&rsquo;identité par les figures d&rsquo;attachement, peuvent contribuer à des troubles de l&rsquo;identité. Les théories psychodynamiques pointent souvent vers des conflits internes non résolus et des mécanismes de défense comme étant à l&rsquo;origine.</p>
<h2>Facteurs sociaux et culturels</h2>
<p>La pression sociale, les normes culturelles rigides concernant les rôles de genre et les attentes sociales, ainsi que le sentiment d&rsquo;appartenance à un groupe, peuvent influencer la perception de soi et causer une dissonance identitaire. La stigmatisation et le rejet social peuvent également exacerber les problèmes d&rsquo;identité.</p>
<h2>Développement cognitif et émotionnel</h2>
<p>Le développement de l&rsquo;identité est un processus complexe qui peut être influencé par la manière dont une personne apprend à percevoir et à interagir avec le monde autour d&rsquo;elle. Des difficultés dans ce développement peuvent mener à des troubles de l&rsquo;identité.<br />Il est important de noter que les troubles de l&rsquo;identité sont des expériences profondément personnelles et uniques à chaque individu. La prise en charge thérapeutique vise souvent à aider la personne à explorer, comprendre et intégrer les différents aspects de son identité de manière saine, réduisant la détresse et favorisant le bien-être.</p>
<h2>Qu’est-ce que l’addiction?</h2>
<p><a href="https://hervais.com/laddiction-alimentaire-un-manque-destime-de-soi/">L&rsquo;addiction,</a> dans le contexte de la psychologie et de la psychiatrie, désigne une dépendance ou une nécessité compulsive à un comportement, une substance, ou une activité, ayant pour caractéristique une perte de contrôle et une poursuite du comportement malgré les conséquences négatives. Ce terme, largement utilisé dans le langage courant et professionnel, englobe un large éventail de comportements, allant de la dépendance à des substances (comme l&rsquo;alcool, le tabac, ou les drogues) à des comportements compulsifs (comme le jeu, le shopping, l’addiction alimentaire ou l&rsquo;utilisation excessive d&rsquo;Internet).<br />Lien entre trouble de l’identité et l’addiction alimentaire</p>
<h2>A propos du trouble de l&rsquo;identité et de  l&rsquo;addiction alimentaire</h2>
<p>On peut avoir un TCA (Trouble du Comportement Alimentaire) sans avoir un trouble de l&rsquo;identité. Il suffit de traverser un moment difficile de sa vie ou un changement déstabilisant pour avoir des crises de boulimie ou d&rsquo;hyperphagie.<br />Voici un témoignage d&rsquo;une jeune femme qui est en psychothérapie de groupe, qui n&rsquo;a plus de boulimies parce qu&rsquo;elle a acquis grâce au groupe plus de confiance en soi, mais d&rsquo;avoir encore des problèmes relationnels qui lui gâchent la vie comme celle de ses proches. En revanche, on peut faire encore quelques boulimies comme cette jeune femme qui témoigne en fin de thérapie et ne plus avoir de problème d&rsquo;identité ni relationnels.<br />En réalité, la jeune femme en fin de thérapie qui fait encore une crise de boulimie de temps en temps « pour se faire plaisir » et non par urgence n’a plus une addiction alimentaire, parce qu’elle choisit son moment qui ne va pas contre sa volonté. On ne peut parler d’addiction que lorsque l’on fait un acte répétitif contre sa volonté.<br />Quant à la jeune femme qui ne fait plus de boulimies mais a encore des troubles relationnels, elle a encore une addiction : l’addiction aux pensées négatives dont sait si bien parler Eckhart Tolle.</p>
<p>P.S.: Eckhart Tolle est un auteur et conférencier spirituel d&rsquo;origine allemande, célèbre pour ses enseignements sur la pleine conscience, l&rsquo;éveil spirituel et la surmontation de la souffrance intérieure. Dans ses ouvrages tels que « Le Pouvoir du moment présent » et « Nouvelle Terre », Tolle explore la nature de la conscience et comment l&rsquo;identification excessive à l&rsquo;esprit et aux pensées crée une illusion qui nous éloigne de notre essence véritable. Selon lui, l&rsquo;addiction aux pensées négatives est un symptôme de cette identification, où l&rsquo;esprit contrôle notre perception et nos réactions, nous plongeant dans un cycle de réactions émotionnelles et de souffrance. Tolle propose de rompre ce cycle en observant nos pensées sans jugement, en restant ancrés dans le moment présent, et en reconnaissant notre être intérieur au-delà de l&rsquo;esprit. Cette prise de conscience permettrait de dissiper les pensées négatives et de vivre une vie plus épanouie et consciente.</p>

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		<title>Pourquoi crises de boulimie le soir?</title>
		<link>https://hervais.com/pourquoi-crises-de-boulimie-le-soir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Hervais]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Mar 2024 12:59:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Boulimie]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="video video-fit mb" style="padding-top:56.25%;"><iframe title="La guérison de la boulimie nocturne passe par un travail en groupe sur son identité" width="1020" height="574" src="https://www.youtube.com/embed/x8Hx-h8ISG0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></div>

<p>« Pourquoi crises de boulimie le soir? » est une requête souvent tapée dans google. Confrontés à une personne qui souhaite ne plus faire de crises de boulimie la nuit, les professionnels de la santé, incluant médecins et psychiatres, s’efforcent de déterminer les événements déclencheurs et les pensées qui ont précédé la crise, afin de mieux gérer ce trouble alimentaire. La réponse des psychanalystes contemporains est différente. Découvrez l&rsquo;une et l&rsquo;autre avant de prendre la décision de consulter.</p>
<h2>L&rsquo;approche médicale et psychiatrique des crises de boulimie </h2>
<p>L&rsquo;hypothèse des spécialistes du corps médical est qu’il y a une relation de cause à effet entre la pensée présente et l’émotion qu’elle induit. Et quand les boulimies ont lieu pendant le sommeil et que l’on ne se souvient pas de ses rêves, ils attribuent les crises de boulimie le soir à un phénomène complexe, influencé par une multitude de facteurs psychologiques, comportementaux et physiologiques. Psychothérapie médicale<span class="Apple-converted-space"> </span>et cognitive Ils connaissent l&rsquo;existence de cette addiction sans drogue depuis seulement 40 ans. Ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;elle n&rsquo;existait pas avant, mais c&rsquo;est surtout que les gens vivaient ça dans le secret, par honte de ne pas pouvoir se maîtriser. La plupart du temps, ils n&rsquo;étaient pas obèses. Beaucoup même étaient minces. Mais leur honte était telle que les médecins n&rsquo;étaient pas informés par eux de ce comportement absurde et, face aux phases d&rsquo;angoisses et de dépression qui ne faisaient aucun doute, ils prescrivaient des anxiolytiques ou des antidépresseurs et proposaient d&rsquo;agir sur plusieurs niveaux : améliorer l’organisme avec des repas équilibrés et sains pour commencer, proposer une psychothérapie cognitive où ils vont tenter de comprendre, avec la ou le patient(e), quelle pensée induit telle ou telle émotion. Selon qu&rsquo;ils captent des pensées très<br />dysfonctionnelles, interprétatives et négatives, ils vont en informer le patient qui, ils espèrent, changera peu à peu sa vision du monde de façon à ne plus avoir les émotions déclenchant les crises de boulimie.</p>
<h2>L&rsquo;approche psychanalytique contemporaine</h2>
<p>L’approche psychanalytique a révélé que les crises de boulimie servent souvent de mécanisme apaisant pour l’individu. Les avancées en neurosciences soulignent l’importance de la toute première enfance et du sentiment de sécurité ressenti avec le soignant, ce qui est crucial pour le développement de l’autonomie affective de l’individu. Pour les psychanalystes contemporains et les neuroscientifiques, l&rsquo;addiction, qu&rsquo;elle soit alimentaire ou autre, est une réponse à un besoin de réassurance.</p>
<h2>Le besoin de réassurance,</h2>
<p>selon que la personne est plus ou moins occupée par une activité qui lui donne des sensations émotionnelles fortes ou pas, peut arriver à n&rsquo;importe quel moment de la journée ou de la nuit en fonction de ce qui se passe dans l&rsquo;inconscient. Et dans les moments où on n&rsquo;est pas « pris »<br />par une action intense et que l&rsquo;on se sent démuni, que l&rsquo;on soit réveillé ou<br />que l&rsquo;on dorme, il y aura des crises de boulimie le soir aussi bien que le<br />jour.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Contrairement à l&rsquo;hypothèse médicale, dans le cas des personnes qui font des crises  la nuit et dont l&rsquo;origine n&rsquo;est ni organique, ni due à un moment de vie où on se sent particulièrement vulnérable, n&rsquo;y a pas une relation de cause à effet entre la<br />pensée et l&rsquo;émotion avant les crises parce que le besoin de réassurance n&rsquo;est pas simplement lié à un événement passager (pensée, émotion négative), mais il<br />est structurel. Le nourrisson que vous étiez ne s&rsquo;est pas senti dans « un<br />nid sécurisant » et a construit sa personnalité en fonction de ses peurs ou<br />de son besoin de séduire pour s&rsquo;assurer que la personne nourricière d&rsquo;abord et les autres plus tard ne l&rsquo;abandonneront pas. La vulnérabilité émotionnelle est parfois gérable dans la journée et peut se manifester que la nuit chez les personnes qui feront alors des crises de boulimie nocturnes. Les crises de boulimie la nuit ou le jour, pour les psychanalystes contemporains, quand elles sont chroniques et qu&rsquo;elles n&rsquo;ont pas une cause organique, sont l&rsquo;un des troubles d&rsquo;une personnalité borderline. Les crises de boulimie la nuit ont la même signification que les crises de boulimie le jour.</p>
<h2>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;unepersonnalité borderline ?</h2>
<p>C&rsquo;est généralement la structure de personnalité des personnes hypersensibles qui se sentent toujours en décalage avec les autres. Les psychiatres ont tendance à poser ce diagnostic<br />quand la personne est violente ou asociale, mais mon expérience clinique montre<br />qu&rsquo;on peut être doux(ce), avoir formidablement réussi dans la vie (ou pas) et être borderline. Les personnes qui ont une structure borderline sont souvent des artistes, des créatifs, des savants, des surdoués, des célébrités&#8230;</p>
<h2>Le besoin de réassurance</h2>
<p>Les individus sujets aux crises de boulimie nocturnes semblent avoir un besoin accru de réassurance en fin de journée. Mais pourquoi spécifiquement le soir ? La réponse varie selon les personnes et leur contexte de vie. Même au sein d’une famille aimante et épanouie, une personne peut se sentir profondément isolée, ressentant un vide intérieur. Ce sentiment peut être épisodique ou persister dans le temps, révélant souvent un manque d’assurance, de confiance en soi au-delà des sphères professionnelles et amicales, et surtout, une faible estime de soi. Bien que le corps médical tende à rechercher un événement précis déclenchant la crise de boulimie nocturne, l’expérience montre que les crises peuvent être déclenchées<br />par divers états émotionnels, tels que la fatigue, la tristesse, ou même un<br />plaisir intense. Les émotions peuvent alors devenir envahissantes, créant une pression mentale insupportable. Selon mon expérience, la crise de boulimie nocturne peut être vue comme un refuge, un « nid douillet » où l’enfant intérieur, ayant vécu un sentiment d’insécurité, cherche à se sentir en<br />sécurité et à lâcher prise.</p>
<p>En somme, la crise de boulimie nocturne dépasse le<span class="Apple-converted-space"> </span>cadre d’une simple réaction à une émotion présente ; elle représente un moyen pour l’individu de se libérer d’une tension nerveuse et d’une insécurité particulièrement palpables en soirée.</p>
<h2>Du besoin de<span class="Apple-converted-space"> </span>réassurance à l&rsquo;estime de soi</h2>
<p>Ce n&rsquo;est pas une maladie d&rsquo;être borderline (ou état limite), disent les psychiatres français.</p>
<p>Bien au contraire, cela devient un avantage quand on a travaillé sur ses<br />troubles de la personnalité, qui sont responsables des pensées et comportements<br />dysfonctionnels. On se sent alors bien dans sa peau tout en étant quelqu&rsquo;un de très sensible, qui sait gérer ses émotions et ses pensées négatives. Et non seulement on se sent bien dans sa peau, mais en psychothérapie, on a appris à se méfier de ses interprétations, on ne juge plus les gens qui se sentent détendus par le contact de qualité proposé. Proche mais pas trop, authentiques mais sans débordements, et surtout, quand on a appris à dire les choses de façon chaleureuse et respectueuse afin d&rsquo;éviter d&rsquo;être intrusif ou blessant.</p>
<p>Petit à petit, on passe de l&rsquo;affirmation d&rsquo;un soi authentique à une étape où on commence à avoir de l&rsquo;estime de soi. Et quand on a de l&rsquo;estime de soi, on n&rsquo;a plus besoin de réassurance et les crises de boulimie disparaissent sans effort de volonté. On garde sa personnalité borderline, mais elle devient un atout et non plus une souffrance.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>

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			</item>
		<item>
		<title>Le psychologue TCA doit parfois être confrontant</title>
		<link>https://hervais.com/le-psychologue-tca-ne-pratique-pas-toujours-de-la-meme-facon/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Hervais]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Mar 2024 22:46:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Psychothérapie]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[</p>
<p>La jeune femme de cette vidéo cherche à être traitée comme une enfant. Le vrai lien que propose Fritz Perls dans cette vidéo sous-titrée oblige la jeune femme a entrer dans l&rsquo;adulte&#8230; </p>
<p><div class="video video-fit mb" style="padding-top:56.25%;"><p>https://youtu.be/X7aEQiZyI6U</p>
</div></p>
<h2>Remarque préliminaire à propos de cet extrait vidéo</h2>
<p>Fritz Perls n&rsquo;est pas un psychologue spécialisé dans les troubles du comportement alimentaire (TCA), mais cette séquence est très intéressante pour comprendre un travail psychologique confrontant.</p>
<p>La première démarche d&rsquo;un psychologue spécialisé dans les troubles du comportement alimentaire (TCA) est de procéder à une évaluation détaillée de la personnalité du patient. Si le patient est nuancé et dans un contact authentique, il ne travaillera pas de la même façon que si le patient minaude et cherche à plaire.</p>
<p>La jeune femme dans cette vidéo, selon une de mes anciennes participantes, n&rsquo;est pas traitée avec assez d&#8217;empathie. Elle a raison, Fritz Perls était généreux, faisait bien son travail, mais sans ménagement. En même temps, cette jeune femme vient pour aller mieux, et son comportement manipulateur pour se rendre sympathique n&rsquo;est pas du tout du goût de Fritz Perls qui, avant de faire de la Gestalt, était aussi psychanalyste. Il aurait pu observer sans rien dire s&rsquo;il n&rsquo;avait rien à faire de sa patiente. Mais il a préféré la secouer parce que la confrontation fait avancer très rapidement.</p>
<p>Parmi les gens qui font des TCA iil y en a qui sont authentiquement eux-mêmes, sans faux semblants et sans chercher à plaire parce qu&rsquo;ils ont suffisamment d&rsquo;estime de soi. Mais il y en a aussi comme cette jeune femme qui on besoin d&rsquo;un choc pour&rsquo; comprendre que « faire l&rsquo;enfant » ça ne marche pas dans la vie. Si les psys ne peuvent pas faire cela, peut-être avec plus de nuance que Perls, à mon avis ils ne servent à rien. Un psy n&rsquo;est pas une nounou sauf très occasionnellement quand la personne est au plus bas émotionnellement et qu&rsquo;elle ne peut même plus parler.</p>
<h2>Évaluation Initiale par le Psychologue TCA</h2>
<p>Cette étape est cruciale pour comprendre les mécanismes sous-jacents qui poussent le patient à compenser par l&rsquo;alimentation. Si le patient présente une fragilité momentanée l&rsquo;incitant à se tourner vers la nourriture, mais possède par ailleurs une personnalité globalement équilibrée, sans aversion marquée pour son corps et capable de vivre des instants agréables hors de la nourriture,</p>
<h3>Thérapie comportementale dialectique</h3>
<p>Des approches comme la thérapie comportementale dialectique (TCD) peuvent être particulièrement efficaces. Cette méthode est reconnue pour sa capacité à aider les patients à gérer les émotions fortes, à développer une meilleure tolérance au stress et à réguler leurs émotions. Des techniques axées sur le renforcement de la confiance et de la sécurité personnelle sont souvent privilégiées.</p>
<h2>Thérapie cognitive-comportementale </h2>
<p>La thérapie cognitive-comportementale (TCC) se révèle souvent utile pour accompagner les patients dans la remise en question et la modification de leurs pensées et croyances dysfonctionnelles liées à l&rsquo;alimentation, au poids et à leur image corporelle. D&rsquo;autres méthodes, telles que la thérapie d&rsquo;acceptation et d&rsquo;engagement (ACT), sont employées pour améliorer la flexibilité cognitive et émotionnelle, encourageant les patients à accepter leurs pensées et sentiments sans jugement excessif ou contrôle rigide.</p>
<h2>Quand le psychologue TCA est face à une personnalité borderline</h2>
<p>Cependant, le psychologue TCA adopte une approche différente avec les patients présentant à la fois des TCA et une personnalité borderline. Ces patients, souvent très intelligents et apparemment accomplis, éprouvent des difficultés à établir des liens sociaux impliquant des émotions. Lorsque les émotions entrent en jeu, ils se retrouvent incapables de se connecter aux autres, se sentant vides et déconnectés. Leur préoccupation par leurs tensions internes et leur incapacité à tisser des liens authentiques les amène à adopter une communication axée sur la logique et le politiquement correct, tout en exprimant des pensées négatives sur eux-mêmes et leur entourage.</p>
<h2>Travail psychologique dans le présent sur le relationnel </h2>
<p>Pour ces patients, il est essentiel que le psychologue TCA crée un lien intime durant la thérapie, permettant au patient de s&rsquo;engager de manière authentique et intime avec son entourage. Cela implique que le psychologue se positionne comme un égal, travaillant sur la dynamique relationnelle entre lui et le patient.</p>
<p><strong>Une relation thérapeutique authentique, transparente et confrontante est nécessaire pour que le patient puisse exprimer ses frustrations, déceptions, et besoins essentiels d&rsquo;être compris, sans craindre le rejet.</strong></p>
<h2>Séances individuelles ou séances en groupe</h2>
<p>Les séances individuelles prolongées sont souvent requises avec ce type de patient, comme le suggérait le psychanalyste Winnicott, durant au moins une heure et demie. Les séances de groupe, où les participants partagent avec authenticité et attention, sans agressivité ni évitement, et s&rsquo;efforcent de communiquer calmement et gentiment, sont idéales.</p>
<h2>La philosophie comme repère </h2>
<p>Avec une personne présentant un trouble de la personnalité borderline, le psychologue TCA s&rsquo;appuie sur une philosophie de base : « je ne te dois rien, tu ne me dois rien », « je ne peux pas te comprendre car je ne peux pas lire dans ton inconscient ni dans le mien », « nous sommes différents, mais quelle que soit notre différence, chacun est comme il est et mérite de ne pas être jugé ». Cette approche vise à établir un espace de non-jugement et d&rsquo;acceptation mutuelle, essentiel pour le traitement des TCA.</p>
<p><strong>Pour rappel, il faut avoir 5 de ce troubles pour considérer qu&rsquo;une personne est comme borderline:</strong></p>
<ol>
<li>Efforts désespérés pour éviter un abandon réel ou imaginaire.</li>
<li>Relations interpersonnelles intenses et instables caractérisées par l&rsquo;alternance entre les extrêmes d&rsquo;idéalisation et de dévalorisation.</li>
<li>Perturbation de l&rsquo;identité : instabilité marquée et persistante de l&rsquo;image ou de la notion de soi.</li>
<li>Impulsivité dans au moins deux domaines qui sont potentiellement dommageables pour le soi (par exemple, dépenses, sexualité, abus de substances, conduite imprudente, crises alimentaires).</li>
<li>Comportement, tentatives ou menaces suicidaires récurrents, ou comportement d&rsquo;automutilation.</li>
<li>Instabilité affective due à une réactivité marquée de l&rsquo;humeur (par exemple, épisodes de dysphorie intense, irritabilité ou anxiété, habituellement durant quelques heures et rarement plus de quelques jours).</li>
<li>Sentiments chroniques de vide.</li>
<li>Colères intenses et inappropriées ou difficultés à contrôler la colère (par exemple, fréquentes manifestations de colère, colère constante, bagarres physiques).</li>
<li>Idéation paranoïaque transitoire </li>
</ol>
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			</item>
		<item>
		<title>Gérer les Crises de Boulimie avec un Psychiatre TCA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Hervais]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Mar 2024 18:25:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Psychothérapie]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[</p>
<p><strong>Elle avait consulté des psychiatres mais leur soutien et les médicaments n&rsquo;ont pas beaucoup fait avancer les choses. Elle avait besoin d&rsquo;exprimer sa rage de ne pas se sentir en vie.</strong></p>
<p><div class="video video-fit mb" style="padding-top:56.25%;"><p>https://youtu.be/m7DlEfFrPBE</p>
</div></p>
<h2>Évaluation diagnostique par le psychiatre spécialisé en TCA</h2>
<p>Un psychiatre TCA spécialisé dans les troubles du comportement alimentaire  évalue ses patients en se basant sur leurs habitudes alimentaires et leur état émotionnel. Ces professionnels de santé sont particulièrement attentifs aux variations d&rsquo;humeur, souvent exacerbées chez ceux qui luttent contre une addiction alimentaire.</p>
<h3>L&rsquo;hésitation face aux médicaments</h3>
<p>Le recours à des médicaments est parfois essentiel pour équilibrer l&rsquo;humeur, notamment lors d&rsquo;une anxiété excessive menant à la dépression. Ces psychiatres TCA sont les mieux placés pour prescrire un traitement approprié, évitant une descente vers les abysses du désespoir. Malgré une certaine réticence face aux médicaments, par crainte d&rsquo;une dépendance additionnelle, l&rsquo;expérience montre que les patients boulimiques sont généralement prudents dans leur consommation médicamenteuse. Même ceux ayant un historique de boulimie, comme moi, savent se réguler. Des médicaments tels que les antidépresseurs et anxiolytiques, lorsqu&rsquo;ils sont utilisés à bon escient, peuvent considérablement aider sans risque d&rsquo;abus.</p>
<h2>Traitement médicamenteux et résistances chez les patients TCA</h2>
<p>Cependant, le défi se présente pour le psychiatre TCA lorsqu&rsquo;il rencontre des cas de boulimie coexistant avec un trouble de la personnalité borderline. Bien que l&rsquo;approche cognitive comportementale soit efficace pour les crises de boulimie isolées, elle ne décelle pas toujours les complexités sous-jacentes d&rsquo;une personnalité borderline. Une psychothérapie cognitive peut être bénéfique, mais insuffisante. Les personnes borderline nécessitent un travail introspectif, souvent mieux réalisé en groupe, afin d&rsquo;identifier et d&rsquo;exprimer sainement leurs émotions authentiques.</p>
<h3>Le traitement des TCA est différent selon que la personne est borderline ou pas.</h3>
<p>Le diagnostic de troubles concomitants peut échapper au psychiatre TCA si l&rsquo;attention est uniquement portée sur les comportements alimentaires, sans percevoir la détresse psychologique profonde. Bien que la boulimie puisse être traitée comme de l&rsquo;anorexie en cas d&rsquo;extrême maigreur, il est crucial de reconnaître la nécessité d&rsquo;une thérapie plus approfondie pour les problématiques relationnelles inhérentes au trouble borderline. En groupe, sans se concentrer sur le comportement alimentaire, les patients peuvent apprendre à construire une estime de soi véritable et à devenir authentiques dans leurs relations.</p>
<h2>Trouble de la personnalité borderline</h2>
<p>Les psychiatres TCA admettent parfois se sentir impuissants face à la complexité du trouble borderline associé à la boulimie.</p>
<p>Pour rappel, voici la liste des troubles de la personnalité borderline qui n&rsquo;est pas toujours visible chez ceux qui ont des TCA parce que, contrairement aux autres personnes sujettes aux addictions, les boulimiques ont mis au point une personnalité d&#8217;emprunt qui donne le change et dissimule leur chaos intérieur.</p>
<p><strong>Pour qu&rsquo;un diagnostic de trouble de la personnalité borderline soit posé, une personne doit présenter au moins cinq de ces critères :</strong></p>
<ol>
<li>Efforts désespérés pour éviter un abandon réel ou imaginaire.</li>
<li>Relations interpersonnelles intenses et instables caractérisées par l&rsquo;alternance entre les extrêmes d&rsquo;idéalisation et de dévalorisation.</li>
<li>Perturbation de l&rsquo;identité : instabilité marquée et persistante de l&rsquo;image ou de la notion de soi.</li>
<li>Impulsivité dans au moins deux domaines qui sont potentiellement dommageables pour le soi (par exemple, dépenses, sexualité, abus de substances, conduite imprudente, crises alimentaires).</li>
<li>Comportement, tentatives ou menaces suicidaires récurrents, ou comportement d&rsquo;automutilation.</li>
<li>Instabilité affective due à une réactivité marquée de l&rsquo;humeur (par exemple, épisodes de dysphorie intense, irritabilité ou anxiété, habituellement durant quelques heures et rarement plus de quelques jours).</li>
<li>Sentiments chroniques de vide.</li>
<li>Colères intenses et inappropriées ou difficultés à contrôler la colère (par exemple, fréquentes manifestations de colère, colère constante, bagarres physiques).</li>
<li>Idéation paranoïaque transitoire </li>
</ol>
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		<title>Peut-on guérir de la boulimie ? Ou bien c&#8217;est à vie comme l&#8217;alcoolisme?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Hervais]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Mar 2024 12:43:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Boulimie]]></category>
		<category><![CDATA[Psychothérapie]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>
<div class="video video-fit mb" style="padding-top:56.25%;"><p>https://youtu.be/TYA8_r9glsw</p>
</div></p>
<h2>Est-ce qu&rsquo;on est boulimique toute sa vie?</h2>
<p>Peut-on guérir de la boulimie quand elle n&rsquo;a pas une cause organique et n&rsquo;est que le symptôme extérieur d&rsquo;un mal-être profond inconnu? Faut-il entreprendre une psychothérapie pour aller à la recherche de ce qui a provoqué ce mal-être inconnu? Surtout quand on croit en connaître la cause. Ou pire, quand on a eu une enfance et une adolescence très heureuses ?</p>
<h2>La jeune femme de la vidéo a un début d&rsquo;espoir</h2>
<p>Elle ne voulait pas faire du groupe, parler de ses problèmes avec d&rsquo;autres et pourtant, à la fin du groupe, après avoir entendu les personnes en fin de thérapie, d&rsquo;autres en cours de thérapie qui ne sont déjà plus obsédées par la nourriture, elle commence à comprendre que la boulimie n&rsquo;est qu&rsquo;un symptôme et elle perçoit en écoutant les autres quels sont ses troubles de la personnalité qui sont à l&rsquo;origine de sa boulimie. Cette séquence est réjouissante parce que non seulement elle intègre une<a href="https://hervais.com/psychotherapie-confrontante-pour-devenir-vraiment-soi/"> psychothérapie confrontante</a> mais en plus elle a passé un très agréable moment.</p>
<h2>La boulimie : un cri du cœur et de l&rsquo;esprit</h2>
<p>La boulimie n&rsquo;est pas qu&rsquo;un trouble alimentaire ; c&rsquo;est le symptôme d&rsquo;un mal-être profond et souvent méconnu. La guérison nécessite de plonger dans les tréfonds de notre psyché, de découvrir ce qui a provoqué ce mal-être. Même ceux qui ont eu une enfance heureuse peuvent être touchés, ce qui rend la quête de la cause sous-jacente encore plus impérieuse.</p>
<p>Pour la jeune femme qui témoigne en vidéo dans une séance de psychothérapie de groupe qui a eu lieu par Zoom, à distance, cela lui avait pris dix ans de sa vie et c&rsquo;était un combat solitaire, une lutte acharnée et épuisante contre la nourriture qui semblait sans fin. Une décennie perdue, volée par un trouble qu&rsquo;elle gardait en secret et dont elle n&rsquo;avait jamais parlé, même à ses amis les plus intimes. Sa réticence initiale à participer à une thérapie de groupe était palpable. « C&rsquo;était un peu humiliant pour moi d&rsquo;arriver dans un groupe et de parler de mes faiblesses, » a-t-elle avoué. Cette déclaration, chargée d&rsquo;une vulnérabilité brute, illustre la stigmatisation tenace qui entoure les troubles alimentaires, souvent perçus comme un échec personnel plutôt qu&rsquo;un appel à l&rsquo;aide.</p>
<h2>Le rôle pivot de la psychothérapie dans la guérison</h2>
<p>Une psychothérapie efficace va au-delà du traitement des symptômes. Elle cherche à comprendre les racines du trouble, à désacraliser les idées reçues sur la boulimie et à reconstruire l&rsquo;estime de soi. Ce processus peut révéler des vérités surprenantes sur nos souffrances cachées et nous enseigner de nouvelles façons de faire face à la vie.</p>
<p>La boulimie n&rsquo;était pas simplement un problème pour elle ; c&rsquo;était un secret honteux, un fardeau solitaire que ni amis ni famille ne pouvaient alléger. Sa décision de rejoindre la thérapie de groupe est venue d&rsquo;une rencontre fortuite avec un podcast, une voix dans le désert qui parlait directement à son cœur. Mais avant de s&rsquo;inscrire, elle restait pessimiste. Elle confia à son mari, qui était le seul à savoir, qu&rsquo;elle le faisait mais que probablement cela ne lui servirait à rien.</p>
<h2>Reconnaître le besoin d&rsquo;aide : le premier pas vers la guérison</h2>
<p>Admettre que l&rsquo;on a besoin d&rsquo;aide est souvent l&rsquo;étape la plus difficile, mais elle est cruciale pour commencer le voyage de guérison. La reconnaissance de nos vulnérabilités nous ouvre à la possibilité d&rsquo;un changement profond et durable.</p>
<p>Ce qu&rsquo;elle y a trouvé, contre toute attente, était un espace de désacralisation, où les idées préconçues sur la boulimie et la souffrance étaient démantelées pièce par pièce. « C&rsquo;est OK d&rsquo;être boulimique, » une phrase simple mais révolutionnaire pour elle, a commencé à déconstruire le mur de honte qu&rsquo;elle avait érigé autour de sa condition. Le processus thérapeutique en groupe, bien qu&rsquo;intimidant au premier abord, s&rsquo;est révélé être un catalyseur de transformation. Entendre les récits d&rsquo;autres participants, partager des douleurs et des espoirs communs, a lentement mais sûrement instillé en elle un sentiment inattendu : l&rsquo;espoir.</p>
<h2>Un espoir minuscule, peut-être, mais immense dans sa signification.</h2>
<p>Elle, qui avait commencé la session « sans aucun espoir », s&rsquo;est trouvée émue, transformée après seulement deux jours. Elle a découvert que le véritable problème n&rsquo;était pas la boulimie en soi, mais ce qu&rsquo;elle représentait : un symptôme d&rsquo;un mal-être plus profond, une stratégie d&rsquo;adaptation à la douleur intérieure. Cette prise de conscience est cruciale. Elle signifie un changement de paradigme dans la compréhension et le traitement des troubles alimentaires. Plutôt que de se concentrer uniquement sur les symptômes, il s&rsquo;agit de creuser plus profondément, de reconnaître et de cibler les racines du mal.</p>
<h2>La boulimie, comme d&rsquo;autres troubles, est souvent le résultat de tentatives d&rsquo;auto-guérison.</h2>
<p>Parce qu&rsquo;on est peut-être né hypersensible, parce qu&rsquo;on ne s&rsquo;est jamais senti suffisamment en sécurité on a utilisé des schémas de pensée et d&rsquo;action inadaptés à la réalité pour gérer des émotions ou des expériences douloureuses. La transformation de cette jeune femme est un témoignage puissant de l&rsquo;efficacité de la psychothérapie de groupe. En partageant son voyage, elle illumine un chemin possible pour d&rsquo;autres, montrant qu&rsquo;au-delà de la honte et de l&rsquo;isolement, il y a une communauté, une compréhension, et surtout, une possibilité de guérison. Elle rappelle à tous que le premier pas vers la récupération est peut-être le plus difficile à faire, mais qu&rsquo;il est aussi le plus important. La leçon ici est claire : la boulimie, ou tout autre trouble, n&rsquo;est pas une fin en soi, mais un indicateur, un symptôme d&rsquo;un besoin plus profond de soin, d&rsquo;amour et de compréhension. En reconnaissant cela, en déstigmatisant la discussion autour de ces questions, nous pouvons ouvrir la porte à une guérison véritable et durable. Pour cette jeune femme, et pour tant d&rsquo;autres, le voyage est loin d&rsquo;être terminé. Mais avec un nouvel espoir et une nouvelle perspective, le chemin vers l&rsquo;avant semble un peu moins solitaire.</p></p>
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		<title>Boulimie et troubles borderline sont ils toujours liés?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Hervais]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Mar 2024 16:17:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Boulimie]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[</p>
<p>Boulimie et troubles borderline sont-ils toujours associés? Naviguer à travers le paysage complexe de la santé mentale peut souvent ressembler à un voyage sans carte ni boussole, particulièrement lorsqu&rsquo;on fait face à un double défi : vivre avec à la fois des troubles de la personnalité borderline (TPB) et des troubles du comportement alimentaire. Cet article explore des stratégies non basées sur le contrôle nutritionnel pour gérer ces conditions de manière intégrée, soulignant l&rsquo;importance d&rsquo;une approche holistique.</p>
<h2>Comprendre le Lien entre TPB et Troubles Alimentaires</h2>
<p>Le trouble de la personnalité borderline est caractérisé par des émotions intenses et instables, une peur de l&rsquo;abandon, des relations interpersonnelles tumultueuses, et parfois, des comportements auto-destructeurs. Les troubles du comportement alimentaire, y compris l&rsquo;anorexie, la boulimie et l&rsquo;hyperphagie boulimique, impliquent une préoccupation excessive pour la nourriture, le poids et la forme du corps, menant à des habitudes alimentaires malsaines. Quand ces mondes se rencontrent, les individus se retrouvent dans une tempête parfaite d&rsquo;émotions et de comportements difficiles à naviguer.</p>
<h2>Stratégies de Gestion Intégrée</h2>
<p>La première étape vers la gestion intégrée de ces troubles est la reconnaissance et l&rsquo;acceptation. Accepter ne signifie pas se résigner à souffrir indéfiniment; cela signifie plutôt reconnaître la réalité de la situation pour pouvoir agir de manière constructive. Cela inclut l&rsquo;identification des émotions, des pensées et des comportements spécifiques qui caractérisent chaque trouble et comprendre comment ils interagissent et s&rsquo;influencent mutuellement.<br />La thérapie comportementale dialectique (TCD) est une approche qui a prouvé son efficacité dans le traitement du TPB et peut également être bénéfique pour certains troubles du comportement alimentaire. La TCD enseigne des compétences de régulation émotionnelle, de tolérance à la détresse, d&rsquo;efficacité interpersonnelle et de pleine conscience, qui sont toutes cruciales pour gérer les émotions intenses et les impulsions perturbatrices associées à ces troubles.</p>
<h1>La boulimie n’est pas à traiter en priorité</h1>
<p>Lorsque la boulimie devient chronique, il est essentiel de reconnaître qu&rsquo;elle n&rsquo;est souvent que la partie visible de l&rsquo;iceberg, en particulier pour les personnes souffrant de trouble de la personnalité borderline. Cette condition complexe est marquée non seulement par des problèmes alimentaires mais aussi par des enjeux identitaires et relationnels profonds. Avant d&rsquo;envisager une régulation de l&rsquo;alimentation, il est crucial de s&rsquo;attaquer aux racines du TPB, qui alimentent le cycle de la boulimie.<br />Traiter les troubles borderline nécessite une approche bienveillante et globale, qui prend en compte la personne dans sa totalité, plutôt que de se concentrer uniquement sur les symptômes alimentaires. Cela inclut le travail sur l&rsquo;estime de soi, la gestion des émotions, la réparation des relations et la construction d&rsquo;une identité stable. C&rsquo;est en abordant ces problématiques sous-jacentes que l&rsquo;on peut commencer à défaire les nœuds complexes liant les troubles alimentaires au TPB.<br />La guérison n&rsquo;est pas un processus linéaire, mais avec un soutien adéquat, une thérapie ciblée et une approche centrée sur la pleine conscience et l&rsquo;acceptation, les individus peuvent naviguer vers un avenir plus sain et équilibré. Cela nécessite patience, persévérance et, surtout, la conviction qu&rsquo;un changement positif est possible. En traitant les troubles de la personnalité borderline dans leur globalité, on peut alors aborder la régulation de l&rsquo;alimentation non pas comme une fin en soi, mais comme une étape vers une guérison plus profonde et plus durable.</p>
<h2>Qu&rsquo;est-ce qui caractérise les troubles de la personnalité borderline</h2>
<p>Les troubles de la personnalité borderline, caractérisés par des émotions intenses, une instabilité relationnelle et, dans certains cas, une addiction alimentaire, demandent une prise en charge adaptée et empathique. Parmi les diverses approches thérapeutiques, la psychothérapie de groupe s&rsquo;avère particulièrement efficace pour adresser à la fois la construction de l&rsquo;identité et les difficultés relationnelles inhérentes à ce trouble. Cette méthode permet aux participants de se voir dans le miroir des expériences des autres, facilitant ainsi une compréhension profonde de leurs propres schémas comportementaux et émotionnels.</p>
<h2>La psychothérapie de groupe</h2>
<p>Dans le cadre d&rsquo;expérimentation que présente de la thérapie de groupe, les individus apprennent à interagir de manière plus saine et constructive, ce qui peut être particulièrement bénéfique pour ceux qui luttent contre des addictions alimentaires. En partageant leurs expériences et en recevant le soutien des pairs, ils découvrent des stratégies pour gérer leurs impulsions et émotions de manière plus efficace. Cette interaction continue favorise l&rsquo;acceptation de soi et la reconnaissance des propres valeurs et besoins.<br />L&rsquo;adage « c&rsquo;est en allant vers l&rsquo;autre qu&rsquo;on peut se trouver soi-même » résonne particulièrement vrai dans ce contexte. La psychothérapie de groupe offre un espace unique pour l&rsquo;exploration et la guérison, soulignant l&rsquo;importance de la connexion et de l&rsquo;entraide dans le voyage vers le bien-être et la stabilité émotionnelle. En se connectant aux autres, les personnes atteintes de troubles borderline tissent des liens qui les aident à mieux se comprendre et à construire une identité plus solide et harmonieuse.</p></p>
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		<title>Guérison par la psychothérapie confrontante : un guide</title>
		<link>https://hervais.com/guerison-par-la-psychotherapie-confrontante-un-guide/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Hervais]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Feb 2024 18:52:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Psychothérapie]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[</p>
<p>Fritz Perls n&rsquo;a qu&rsquo;une demi heure pour faire sa démonstration et il attaque tout de suite avec le non verbal de Gloria; Sans vidéo il aurait peut-être pris plus de temps.</p>
<p><div class="video video-fit mb" style="padding-top:56.25%;"><p>https://youtu.be/YH3NMBdgSdg</p>
</div></p>
<h2><b>Introduction à la psychothérapie confrontante</b></h2>
<p>La psychothérapie confrontante, utilisée par Sándor Ferenczi, qu&rsquo;il appelait aussi « l&rsquo;analyse mutuelle », est une approche distincte dans le champ de la psychanalyse. Ferenczi, contemporain et collaborateur de Freud, est souvent célébré pour ses contributions innovantes à la psychothérapie, y compris son adoption d&rsquo;une posture plus active et empathique envers ses patients, ce qui contraste avec l&rsquo;approche plus détachée préconisée par Freud.</p>
<h2><b>Les innovations thérapeutiques de Ferenczi</b></h2>
<p>Ferenczi a introduit plusieurs concepts et techniques thérapeutiques novateurs, dont la « technique active » dans les années 1920, qui impliquait une participation plus directe du thérapeute dans le processus thérapeutique. Cette approche pouvait inclure la confrontation, où le thérapeute défie activement les perceptions, les croyances, ou les comportements du patient, non pas de manière hostile ou agressive, mais dans le but de faciliter la prise de conscience et le changement.</p>
<p>La psychothérapie confrontante de Ferenczi visait à briser les résistances du patient de manière plus immédiate et à encourager une expression plus ouverte des émotions. Cela contrastait avec l&rsquo;analyse traditionnelle où le thérapeute adoptait une position neutre et interprétative. Ferenczi croyait que cette interaction plus dynamique et empathique pouvait aider le patient à revivre et à réinterpréter les traumatismes passés dans un environnement sécurisé, favorisant ainsi le processus de guérison.</p>
<h2><b>L&rsquo;héritage et les controverses</b></h2>
<p>Cependant, les méthodes de Ferenczi n&rsquo;ont pas été sans controverse au sein de la communauté psychanalytique de l&rsquo;époque, certaines de ses idées étant considérées comme trop radicales ou déviantes par rapport à la doctrine freudienne orthodoxe. Malgré cela, son travail a eu une influence durable sur le développement de la psychothérapie, en particulier dans les domaines de la thérapie humaniste et de la psychanalyse relationnelle, où l&#8217;empathie, l&rsquo;authenticité, et l&rsquo;interaction sont valorisées.</p>
<p>Les contributions de Ferenczi à la psychothérapie sont toujours étudiées et appréciées aujourd&rsquo;hui pour leur approche centrée sur le patient et leur reconnaissance de l&rsquo;importance de la relation thérapeutique dans le processus de guérison.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<h2>Les approches humanistes<span class="Apple-converted-space"> </span></h2>
<p>Certaines approches humanistes plus contemporaines l&rsquo;ont également beaucoup pratiquée dans les années 1960, avec la Gestalt-thérapie de Fritz Perls, l&rsquo;analyse transactionnelle d&rsquo;Eric Berne, et le psychodrame de Moreno.</p>
<p>Selon les psychanalystes R.D. Laing et D.G. Cooper, qui ont créé le mouvement de l’anti-psychiatrie, la pratique d’égal à égal était indispensable pour guérir la maladie mentale.</p>
<h2>Ronald Laing et Fritz Perls, les champions de la confrontation</h2>
<p>Selon le psychanalyste François Roustang, qui utilisait l&rsquo;hypnose, Socrate est le premier psychothérapeute confrontant dans le sens que, contrairement à l&rsquo;interprétation de Platon, il n&rsquo;aidait pas les gens à accéder à la connaissance suprême mais au contraire à la conscience de leur ignorance totale. Reconnaître son ignorance, ne plus penser, ne plus juger était, pour François Roustang, l&rsquo;accès à la santé mentale.</p>
<h2>Psychothérapie confrontante et addiction</h2>
<p>La psychologue Catherine Hervais l’utilise depuis 35 ans avec des personnes qui souffrent d’une addiction alimentaire. Selon elle, qui a été boulimique, l’addiction est ce à quoi on s’accroche pour trouver des repères parce qu’on est dans une sensation permanente de vide intérieur. La posture psychothérapeutique d’égal à égal permet aux gens d&rsquo;entrer en relation avec eux-mêmes en parvenant à entrer en relation authentique et mutuelle avec le psy.</p></p>
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		<item>
		<title>La psychothérapie confrontante: oser se regarder en face avec courage</title>
		<link>https://hervais.com/la-verite-en-face-les-bienfaits-dune-psychotherapie-confrontante/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Hervais]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Feb 2024 21:00:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Psychothérapie]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>
<div class="video video-fit mb" style="padding-top:56.25%;"><p>https://youtu.be/G7Ib7FLRj4I</p>
</div></p>
<h2><b>C&rsquo;est difficile de voir la vérité en face</b></h2>
<p>La psychothérapie confrontante est rarement le premier choix d&rsquo;une personne boulimique. On a tendance à chercher la douceur, la compréhension, une écoute inconditionnelle afin de se donner, une fois pour toutes, l&rsquo;occasion de vider son sac, ce qu&rsquo;on ne peut pas facilement faire avec des amis ou avec des proches.</p>
<p>Quand on est face à une problématique qu&rsquo;on ne réussit pas à résoudre et quand cette problématique dure depuis trop longtemps déjà, on s&rsquo;aperçoit qu&rsquo;on n&rsquo;a pas les éléments pour la résoudre et on a besoin de faire une psychothérapie pour voir avec un spécialiste ce que soi-même on n&rsquo;est pas capable de voir.</p>
<p>Le premier réflexe, donc, c&rsquo;est d&rsquo;exposer la situation dans laquelle on se sent très malheureux avec l&rsquo;espoir de trouver du réconfort. On a l&rsquo;impression qu&rsquo;un réconfort ferait tellement de bien. Et qu&rsquo;une psychothérapie confortable permettrait d&rsquo;obtenir ce réconfort, donnant ainsi la force de trouver à nouveau l&rsquo;envie de vivre et de se battre.</p>
<p>Mais les psychothérapeutes qui sont d&#8217;emblée très accueillants et non contrariants ne rendent pas forcément vraiment service aux gens ; ils ne leur permettent pas de regarder la vérité en face. S&rsquo;ils sont dans cette situation, c&rsquo;est qu&rsquo;ils ne font peut-être pas ce qu&rsquo;il faudrait faire pour réagir, pour prendre sa place sans violence, pour assumer ses choix, ou peut-être même, dans un premier temps, pour définir ses choix.</p>
<h2><b>La confrontation c&rsquo;est aussi se confronter à soi-même</b></h2>
<p>Un psychothérapeute qui pratique une psychothérapie confrontante n&rsquo;est pas forcément quelqu&rsquo;un de revêche. C&rsquo;est juste quelqu&rsquo;un qui ne va pas caresser dans le sens du poil et qui ne va pas laisser son patient se morfondre dans la victimisation. Au cours de la relation authentique et d&rsquo;égal à égal, le thérapeute, en exprimant ce qu&rsquo;il ressent face à la personne qui cherche du secours, vise peut-être dans un premier temps à l&rsquo;engager à découvrir quels sont ses vrais choix, ses vraies envies, ses vrais non-envies, et à l&rsquo;encourager à prendre ce chemin-là.</p>
<h3><b>La perception de soi et des autres</b></h3>
<p>D&rsquo;autre part, il est assez fréquent qu&rsquo;elle ne se rende pas elle-même compte de ce qu&rsquo;elle dégage dans la relation pour que l&rsquo;autre ait envie de l&rsquo;écouter. Est-ce qu&rsquo;elle parle avec les yeux vitreux ? Est-ce qu&rsquo;elle a une voix trop neutre ? Est-ce que ses épaules sont trop basses ? Toutes ces petites choses que l&rsquo;on dégage et que l&rsquo;on ne sait pas qu&rsquo;on dégage et qui font que l&rsquo;autre ne peut que s&rsquo;ennuyer ou vouloir être ailleurs.</p>
<p>La psychothérapie confrontante lui permettra de se rendre compte de tout ce qu&rsquo;elle ne peut pas voir elle-même. On y fait parfois des jeux de rôle où le psy joue son rôle afin qu&rsquo;elle ressente ce que le psy peut ressentir quand elle parle. Ce n&rsquo;est pas très agréable, évidemment ; on peut se sentir humilié, blessé, mais au moins, on peut regarder la vérité en face.</p>
<h3><b>L&rsquo;authenticité en psychothérapie de groupe</b></h3>
<p>Et c&rsquo;est encore plus vrai dans une <a href="https://hervais.com/therapie/therapie-de-groupe-intensive/">psychothérapie de groupe</a> où les gens ont pour consigne d&rsquo;être authentiques, le plus authentique possible, afin que la personne se rende compte de comment elle est ressentie par les autres. C&rsquo;est très important parce que, dans sa vie privée, quand elle en aura conscience, les rapports pourront changer du tout au tout. On se rend compte que la vérité n&rsquo;est pas là où on la pensait : si on se sent victime, c&rsquo;est peut-être parce qu&rsquo;on n&rsquo;a pas l&rsquo;énergie et la force de prendre sa place.</p>
<h2><b>Transformation et liens sociaux</b></h2>
<p>La psychothérapie de groupe est très efficace ; on sent que chacun apprend en écoutant les autres ce qui lui plaît et ce qui ne lui plaît pas. Chacun apprend à affirmer ses goûts, à exprimer ce qui lui plaît chez les autres mais aussi ce qui lui déplaît. C&rsquo;est une vraie leçon de vie qui a le pouvoir de changer les personnes du tout au tout. On s&rsquo;affirme, et si on est blessant sans le vouloir, on reformule ce que l&rsquo;on voulait dire mais d&rsquo;une façon non blessante, et généralement, c&rsquo;est suffisant pour créer des liens très chaleureux entre les gens.</p>
<p>L&rsquo;inconfort de l&rsquo;authenticité au départ finit par apporter des vérités qui ne se diraient jamais dans une psychothérapie non confrontante. De plus, en groupe, en apprenant à être authentiquement soi-même, on finit par se sentir en lien avec les autres et en sécurité. Je n&rsquo;irai pas parler de bienveillance parce que je pense que la bienveillance ne se commande pas, mais en tout cas, je peux dire qu&rsquo;une communication authentique et non jugeante permet à chaque membre du groupe de se sentir enfin respecté tel qu&rsquo;il est. Petit à petit, la personne apprend à ne plus se juger elle-même et elle comprend qu&rsquo;après tout, elle n&rsquo;a rien à prouver pour avoir le droit de vivre.</p>
<p>Je dirais que la psychothérapie confrontante, surtout en groupe, voit souvent arriver les gens au bout du bout de leur mal-être et repartir la tête haute, bien dans leur peau, bien parmi les autres.</p></p>
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		<title>Psychothérapie confrontante: clé contre boulimie et troubles borderline</title>
		<link>https://hervais.com/psychotherapie-confrontante-cle-contre-boulimie-et-troubles-borderline/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Hervais]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jan 2024 21:53:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Psychothérapie]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>
<div class="video video-fit mb" style="padding-top:56.25%;"><p>https://youtu.be/G7Ib7FLRj4I</p>
</div></p>
<h1>La psychothérapie confrontante pour aller plus loin que sa personnalité de surface</h1>
<p>La psychothérapie confrontante est une clé contre la boulimie et les troubles borderline. Si vous vous sentez encombré par une addiction à la nourriture et déconnecté de vous-même, un travail confrontant est nécessaire pour dépasser le rôle que vous jouez socialement. Une psychothérapie efficace implique un psychologue qui, sans violence, ne vous accompagne pas forcément mais vous confronte. Le cerveau, capable d&rsquo;évoluer toute la vie, permet de se découvrir à tout âge, surtout en présence d&rsquo;un psychologue qui favorise une relation d&rsquo;égal à égal ou de plusieurs autres personnes qui communiquent avec authenticité quand il s’agit d’un groupe.</p>
<h2>Les troubles de la personnalité borderline</h2>
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<p>La personnalité borderline, également connue sous le nom de trouble de la personnalité limite (TPL), est caractérisée par une instabilité émotionnelle, des relations interpersonnelles tumultueuses, une faible estime de soi et des comportements impulsifs. Les individus atteints de ce trouble peuvent éprouver des émotions intenses et volatiles, oscillant rapidement entre l&rsquo;adoration et la dévalorisation dans leurs relations avec les autres. Cette instabilité se manifeste souvent par une peur intense de l&rsquo;abandon, poussant la personne à des efforts désespérés pour éviter la séparation ou le rejet.</p>
<p>Les comportements impulsifs, tels que la dépense excessive, les relations sexuelles à risque, l&rsquo;abus de substances, les excès alimentaires, ou les conduites auto-destructrices comme l&rsquo;automutilation, sont fréquents et peuvent servir de mécanismes de gestion des émotions douloureuses. Le trouble est aussi associé à une image de soi perturbée et à un sentiment chronique de vide, pouvant mener à des crises d&rsquo;identité ou à des changements brusques de projets de vie, d&rsquo;amitiés, d&rsquo;identité sexuelle, ou de valeurs.</p>
<p>Les personnes borderline peuvent également expérimenter des épisodes de dissociation ou de paranoïa sous stress. Leurs réactions émotionnelles excessives et leur difficulté à les réguler sont au cœur de nombreux défis quotidiens, impactant significativement leurs relations, leur travail, et leur bien-être global.</p>
<p>Le traitement du TPL repose sur une combinaison de thérapie psychothérapeutique, comme la thérapie comportementale dialectique (TCD), et, dans certains cas, un soutien médicamenteux. La TCD aide particulièrement à gérer les émotions intenses, à réduire les comportements autodestructeurs et à améliorer les relations interpersonnelles. Reconnaître et traiter le TPL est crucial pour aider les personnes atteintes à mener une vie plus stable et épanouie.</p>
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<h2>Boulimie et troubles borderline sous-tacents</h2>
<p>Les troubles du comportement alimentaire (TCA), tels que la boulimie, peuvent souvent masquer des problèmes psychologiques plus profonds. Une récente interview met en lumière l&rsquo;importance d&rsquo;une psychothérapie confrontante dans le traitement de ces troubles, notamment en ce qui concerne la boulimie.<br />La méthode de la psychothérapie confrontante La psychothérapie confrontante telle que je l’utilise avec les peronnes qui ont une addiction almentaire est une méthode thérapeutique qui implique de mettre le patient face à ses propres comportements, pensées et émotions, souvent de manière directe et sans détours. Cette approche, bien qu&rsquo;intense, peut être particulièrement efficace pour ceux qui se sentent « à moitié vivants ». Cette métaphore de la danse illustre parfaitement la démarche de la psychothérapie confrontante. Elle force les individus à sortir de leur zone de confort, à participer activement à la vie plutôt que de rester passifs. Cette participation active peut être révélatrice et transformatrice, permettant aux patients de se voir d&rsquo;une manière nouvelle et plus authentique.</p>
<h2>Projection et troubles de la personnalité borderline</h2>
<p>Une autre dimension intéressante de cette thérapie est la projection et l&#8217;empathie. « Quand tu emmènes quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre sur la piste et que tu l&rsquo;oblige à danser, par projection on se met à sa place, » explique le participant. Ce commentaire intégré à l&rsquo;interview met en lumière une caractéristique souvent méconnue des troubles de la personnalité borderline. Le critère principal pour la psychologie n&rsquo;est pas la violence, mais plutôt l&rsquo;incapacité à ressentir une véritable empathie pour autrui.</p>
<h2>La psychothérapie confrontante pour trouver les limites</h2>
<p>En poussant les individus à interagir et à se confronter à leurs propres comportements, offre un moyen puissant de briser le cycle de l&rsquo;isolement émotionnel et de la dissociation souvent expérimenté par ceux qui souffrent de troubles alimentaires et de troubles de la personnalité borderline. En conclusion, cette forme de thérapie peut être un outil précieux pour ceux qui cherchent à se reconnecter non seulement avec eux-mêmes mais aussi avec le monde qui les entoure. Elle offre une voie vers une vie plus épanouie et authentique, libérée des chaînes de l&rsquo;incompréhension et de l&rsquo;auto-isolation.</p></p>
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		<title>L&#8217;intérêt de la psychothérapie humaniste pour les problématiques liées à la peur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Hervais]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Dec 2023 23:29:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Psychothérapie]]></category>
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<p style="text-align: left;"><strong>Parfois, il y a des problématiques psychologiques liées à des peurs très archaïques. </strong>Même si la personne est très intelligente, son&rsquo;âge affectif est celui d&rsquo;un petit enfant qui n&rsquo;a pas encore le mots pour le dire et qui  ne fait confiance à personne. </p>
<p><div class="video video-fit mb" style="padding-top:56.25%;"><p>https://youtu.be/CYVVbMEyX5s</p>
</div></p>
<h2>Sa peur de vivre est partie grâce à une psychothérapie humaniste.</h2>
<p>L&rsquo;intérêt de la psychothérapie humaniste c&rsquo;est qu&rsquo;elle permet d&rsquo;avoir des résultats avec des personnes dont les problèmatiques sont très archaïques. La jeune femme qui témoigne dans cette vidéo avait tout le temps peur du contact avec les autres.</p>
<p>Elle prend le courage d&rsquo;expérimenter une psychothérapie humaniste sous forme de groupe qui permet de travailler sur soi au-delà des mots au plus proche de ses émotions.</p>
<p>Pour la première fois, elle remarque qu&rsquo;elle n&rsquo;a plus peur du regard des autres et commence à se sentir à l&rsquo;aise parmi les gens.</p>
<h2>Travail en psychothérapie humaniste sur la peur</h2>
<p>Parfois, il y a des problématiques psychologiques liées à des peurs très archaïques, qui ne peuvent pas s&rsquo;exprimer avec des mots. C&rsquo;est comme s&rsquo;il y avait un petit enfant peureux en nous, qui ne sait pas encore parler, qui n&rsquo;a pas les mots pour le dire et qui ne fait confiance à personne pour oser s&rsquo;exprimer.</p>
<h2>L&rsquo;Approche de la Psychothérapie de Groupe</h2>
<p>Et c&rsquo;est là que la psychothérapie de groupe est très intéressante, car elle va amener des réactions un peu malgré soi. On ne travaille pas sur les symptômes qui gênent la personne au quotidien, tels que l&rsquo;addiction ou un autre trouble du comportement. On cherche à devenir quelqu&rsquo;un qui n&rsquo;a plus peur et qui commence à se sentir à l&rsquo;aise dans la vie. C&rsquo;est le travail qu&rsquo;on fait avec des personnes qui ont psychologiquement besoin d&rsquo;une addiction pour vivre. Au départ, on a très peur de parler, comme dans la vie, on a très peur du regard des autres, et petit à petit, en jouant la carte de l&rsquo;authenticité, on finit par se lancer. On réagit à ce que les gens disent. Quand on aime quelque chose, ça commence à se voir non verbalement, et petit à petit, on trouve les mots pour le dire. Inversement, quand quelque chose dérange, cela se voit aussi verbalement, et on finit par l&rsquo;exprimer parce que cela ne va pas échapper aux autres participants du groupe qui vont finir par poser des questions.</p>
<h3><strong>TRANSCRIPTION DE LA VIDÉO</strong></h3>
<p style="font-weight: 400;">Je savais pas si j&rsquo;allais en parler ou pas. Parce que. Parce que c&rsquo;est tellement tout frais que je me dis j&rsquo;allais peut être attendre, mais il y a eu des témoignages très lourds. Mais moi j&rsquo;ai un petit point positif. Enfin, j&rsquo;ai un peu de positivité là, parce que depuis, justement, comme je disais, c&rsquo;est les derniers groupes, je voyais vraiment pas que ça avançait, c&rsquo;était même très compliqué. Enfin. Et là je sais pas depuis deux semaines. Même rien à voir avec la nourriture. Mais moi j&rsquo;ai l&rsquo;impression que depuis aussi loin que je me souvienne, je suis toujours gênée. J&rsquo;ai toujours peur que moi je suis enseignante. J&rsquo;aime pas me balader au milieu des élèves parce que bon, ils ont entre quinze et 20 ans, j&rsquo;ai peur qu&rsquo;ils voient. Je me gratte beaucoup le visage ou qu&rsquo;ils voient mes défauts, j&rsquo;ai peur qu&rsquo;ils voyent que d&rsquo;avoir la braguette ouverte. Enfin, je suis toujours focalisé sur qu&rsquo;est ce que qu&rsquo;est ce que les gens pensent de moi et. Et en fait, ça a toujours été comme ça pour tout, tout le temps. Je vais pas souvent dans la salle des maîtres parce que je suis stressée, je préfère être loin pour pas justement me confronter au jugement, aux regards. Parce que moi je suis quand même toujours à analyser les gens, à regarder, Non non, non. Et là, c&rsquo;est comme s&rsquo;il y avait eu un déclic. C&rsquo;est vraiment bizarre. J&rsquo;avais osé aller à la salle des maîtres, m&rsquo;asseoir vers des gens sans rien avoir à dire, sans rien attendre. Et puis la discussion, elle s&rsquo;est faite toute seule, ça ne m&rsquo;était jamais arrivé. Normalement, je vais manger toute seule dans ma voiture et plus de colère. Oh non mais j&rsquo;ai envie. J&rsquo;ai envie de pleurer tellement je me sens légère. C&rsquo;est bizarre parce que c&rsquo;est venu d&rsquo;un coup. Enfin c&rsquo;est tout.</p>
<p>— C’est ton combientième groupe là ?</p>
<p style="font-weight: 400;">— Là, c&rsquo;est le septième je crois. Mais justement, pendant six mois, j&rsquo;étais là. Mais c&rsquo;est encore plus dur qu&rsquo;avant, C&rsquo;est encore plus dur. Enfin, c&rsquo;est encore plus dur dans ma tête et je sais pas pourquoi il y a eu un il y a rien de spécial, mais voilà.</p>
<p style="font-weight: 400;">Donc j&rsquo;avais envie de vous partager.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ça parce que c&rsquo;est un… C&rsquo;est tellement positif là pour moi, on verra. Je vous dirai combien de temps On verra le mois.. on verra le mois prochain, je vous dis. Mais. Et puis surtout que c’est le mois de novembre et un mois de novembre je suis toujours malheureuses normalement.</p>
<p style="font-weight: 400;"> </p></p>
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