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	<title>L&rsquo;efficacités des groupes &#8211; Centre Catherine Hervais</title>
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	<description>Psychothérapie intensive pour boulimie/anorexie</description>
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	<title>L&rsquo;efficacités des groupes &#8211; Centre Catherine Hervais</title>
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	<item>
		<title>Quand l&#8217;obsession de la nourriture commence à s&#8217;estomper</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Hervais]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Oct 2023 21:53:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="row align-middle"  id="row-1289303443">

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<h1>Quand l&rsquo;obsession de la nourriture commence à disparaître.</h1>
<p><strong>C&rsquo;est une question qui intéresse les nouveaux participants d&rsquo;une groupe de psychothérapie dans la mesure où, dans cette approche, on ne parle ni du passé ni de la nourriture.</strong></p>
		</div>
					</div>

	

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<div class="video video-fit mb" style="padding-top:56.25%;"><p><iframe title="Au début d&#039;un groupe je demande qui n&#039;est plus obsédé  par la nourriture" width="1020" height="574" src="https://www.youtube.com/embed/HMcMB9yeAAM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></p>
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	<div id="col-935362818" class="col small-12 large-12"  >
				<div class="col-inner"  >
			
			
<h2>« Qui n&rsquo;a plus d&rsquo;obsession de la nourriture? »</h2>
<p>Pour les personnes nouvellement arrivées dans un groupe de psychothérapie qui s’attendent à parler du passé et de leurs problèmes liés à l’alimentation, ne pas parler de ce qui les dérange le plus, leurs symptômes visibles et envahissants, cette approche atypique pour lutter contre leur addiction peut sembler étrange. Car ne plus avoir d’obsession de la nourriture, de compulsions irrépressibles, est une avancée immense.</p>
<p><strong>On peut parfois se retenir d&rsquo;avoir des compulsions alimentaires mais on ne gère pas l&rsquo;obsession de la nourriture.</strong></p>
<p>Les gens qui sont addicts à l’alimentation le savent, lorsque l’on fait de la boulimie vomitive ou hyperphagique, on peut s’astreindre à manger sainement pendant quelques temps, voire même faire des jeûnes assez longs, mais on n’échappe pas à l’obsession de la nourriture qui est présente en permanence et peut même être encore plus tyrannique lorsqu’on se retient d’avoir des compulsions.</p>
<p><strong>Six mains se lèvent</strong></p>
<p>En demandant aux personnes présentes qui n’ont déjà plus d’obsession de la nourriture, les nouveaux comprennent ainsi qu’ils sont sur le bon chemin dans cette approche psychothérapeutique atypique centrée sur la recherche de son identité authentique, sur le relationnel non violent, non jugeant, pacifique où tout le monde a le droit de dire et de penser ce qu’il veut, pourvu qu’il ne l’impose pas aux autres et qu’il accepte que ces derniers aient des positions différentes.</p>
<h2>Des compulsions alimentaires à la boulimie choisie.</h2>
<p>Une telle pratique, mi psychologique mi philosophique, permet de gagner en estime de soi. Ce qui influe assez rapidement sur la disparition de l’obsession de la nourriture. Les personnes qui lèvent la main peuvent avoir des boulimies encore pendant quelque temps, mais <strong>ce ne sont plus des compulsions irrépressibles,</strong> <strong>elles sont choisies</strong> et différées selon ce qu’il y a à faire dans la journée.</p>
<p><strong>C&rsquo;est déjà une avancée quand on peut différer une boulimie sans frustration.</strong></p>
<p>Elles sont encore juste là pendant quelque temps pour diminuer la pression après une journée de travail très fatigante ou un évènement émotionnellement remuant, mais elles finissent par disparaître avec le temps, comme vous pouvez le constater dans les vidéos témoignages de ce site (le temps est très variable selon les gens, quelques semaines, quelques mois, quelques semestres…). L’important est de ne plus être prisonnier des compulsions alimentaires.</p>
<h2>La psychanalyse en évolution grâce aux neurosciences</h2>
<p>Le lien entre le manque d&rsquo;estime de soi et l&rsquo;addiction, qu&rsquo;elle soit alimentaire ou liée à d&rsquo;autres comportements, est un sujet complexe et profondément enraciné dans la psychologie humaine. Cette relation entre l&rsquo;insuffisance d&rsquo;estime de soi et l&rsquo;addiction est liée à un sentiment de sécurité qui n’a pas été acquis par le bébé au premier jour de sa vie. Les mille premiers jours d’un nourrisson sont à l’étude actuellement, et on comprend que souvent les troubles de la personnalité ou du comportement leur sont liés. C’est un domaine de recherche et de compréhension qui a évolué au fil du temps, tout n’est pas à relier au « complexe d&rsquo;Œdipe », même si les théories de Freud gardent encore leur intérêt pour comprendre les difficultés d’un grand nombre de personnes.</p>
<h2>L’addiction est le refuge à un manque de sécurité intérieure</h2>
<p>Le manque d&rsquo;estime de soi, ou l&rsquo;estime de soi négative, se caractérise par un sentiment persistant d&rsquo;auto-dépréciation, de mésestime de ses compétences et de sa valeur personnelle. C’est parce qu’on éprouve des émotions telles que l&rsquo;anxiété, la dépression et la honte qu’on se réfugie dans l’addiction et non le contraire, comme ont encore tendance à le penser les centres spécialisés dans les troubles du comportement alimentaire (TCA).</p>
<h2>Les compulsions alimentaires, une adaptation face au stress.</h2>
<p>Les comportements addictifs sont souvent utilisés comme mécanismes d&rsquo;adaptation pour faire face au stress, à l&rsquo;anxiété, à la douleur émotionnelle, ou pour combler un vide intérieur. Lorsque l&rsquo;estime de soi est basse, les individus sont plus enclins à rechercher des moyens externes de validation, de réconfort, ou de distraction pour pallier ce sentiment de vide ou d&rsquo;insatisfaction intérieure. Dans le contexte spécifique de l&rsquo;addiction alimentaire, comme la boulimie vomitive ou l&rsquo;hyperphagie, il est donc intéressant de noter que le lien entre le manque d&rsquo;estime de soi et ces troubles est souvent étroit.</p>
<p><strong>Parler du passé en psychothérapie n’est pas toujours utile.</strong></p>
<p>L&rsquo;intervention thérapeutique traditionnelle, qui se concentre sur l&rsquo;exploration du passé et des symptômes, peut aider certaines personnes à comprendre les racines de leur manque d&rsquo;estime de soi et de leurs comportements addictifs. Cependant, il est important de noter que cette approche ne convient pas à tout le monde. Les individus qui ont expérimenté des psychothérapies traditionnelles sans succès peuvent être tentés à participer à une psychothérapie de groupe, sans toutefois comprendre en quoi elle peut les aider à se débarrasser de leurs symptômes alimentaires.</p>
<h2>L’efficacité des groupes de thérapie.</h2>
<p>L&rsquo;extrait démontre l&rsquo;efficacité des groupes de psychothérapie axés sur la recherche de l&rsquo;identité authentique et sur l&rsquo;établissement de relations non violentes et non jugeantes avec les autres. Lorsque les individus commencent à développer une meilleure estime d&rsquo;eux-mêmes et à établir des relations positives, ils peuvent constater une réduction de leur obsession pour la nourriture ou d&rsquo;autres comportements addictifs. Cette évolution peut s&rsquo;expliquer par plusieurs mécanismes psychologiques.</p>
<h2>Les apports de l&rsquo;estime de soi</h2>
<p>Tout d&rsquo;abord, en renforçant l&rsquo;estime de soi, les individus sont moins enclins à chercher refuge dans des comportements addictifs. Ils développent une meilleure confiance en leurs capacités à gérer les défis de la vie quotidienne, un sentiment tout nouveau de sécurité. Il est important de noter que, bien que ces groupes de psychothérapie puissent être efficaces pour certains individus, chaque personne est unique, et il n&rsquo;existe pas de solution universelle pour tous les cas d&rsquo;addiction, dont certains sont liés à des causes physiologiques. L’estime de soi vers la liberté intérieure et l’aisance relationnelle.</p>
<p><strong>Le lien entre le manque d&rsquo;estime de soi et l&rsquo;addiction,</strong> qu&rsquo;elle soit alimentaire ou liée à d&rsquo;autres comportements, est un domaine complexe et fascinant de la psychologie humaine. L&rsquo;estime de soi joue un rôle significatif dans la formation et le maintien de ces comportements addictifs.</p>
<p><strong>Les approches thérapeutiques qui visent à renforcer l&rsquo;estime de soi et à favoriser des relations positives peuvent aider de nombreuses personnes à surmonter leurs addictions.</strong></p>
<p>Elles sont plus efficaces en groupes parce que les échanges entre les participants leur permettent de réagir émotionnellement dans le visage des interactions. Elles sont plus flexibles aussi pour ceux qui ont du mal à prendre la parole spontanément et qui profitent de ce qui se passe dans les groupes pour se confronter à une nouvelle façon de voir les autres, la vie et elles-mêmes.</p>
<p><strong>TRANSCRIPTION DE LA VIDÉO</strong></p>
<p><em>:« Pour rassurer les 4 nouveaux participants je voudrais savoir qui, depuis les groupes n’a plus l’obsession de la nourriture ? Regardez les nouvelles : Ça fait 1,2,3,4,5,6 personnes.</em></p>
<p><em>Parmi ces 6 personnes, qui avant ne pensait qu’à la nourriture et ne vivait que pour ça ? Voilà, à peu près les mêmes. »</em></p>
		</div>
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		<title>Depuis qu’elle fait les groupe (à distance), elle n’a plus de rage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Hervais]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Oct 2023 21:53:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La psychothérapie de groupe à distance a fait disparaître sa rage.  Voici le témoignage d&#8217;une jeune femme souffrait d&#8217;une addiction et qui était pleine de rage avant de faire des groupes de psychothérapie. Nous examinerons son expérience à travers deux lentilles essentielles : la psychanalyse, qui met en lumière les conflits intérieurs refoulés, et la]]></description>
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				<div class="col-inner"  >
			
			
<h2>La rage à l&rsquo;origine de sa boulimie ?</h2>
<p>Chacun a sa propre façon de ne pas être lui-même. Certains sont anormalement réservés et d’autres sont extrêmement agressifs. La rage était, selon elle, la cause de la  boulimie de la jeune femme qui s’exprime dans cette vidéo.</p>
		</div>
					</div>

	

	<div id="col-2143230016" class="col medium-6 small-12 large-6"  >
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<div class="video video-fit mb" style="padding-top:56.25%;"><p><iframe loading="lazy" title="1 ère étape : ne plus jouer un rôle pour plaire face aux autres" width="1020" height="574" src="https://www.youtube.com/embed/m7DlEfFrPBE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></p>
</div>
		</div>
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</div>
<h2>La <strong>psychothérapie de groupe à distance a fait disparaître sa rage.</strong> </h2>
<p><strong>Voici le témoignage d&rsquo;une jeune femme souffrait d&rsquo;une addiction et qui était pleine de rage avant de faire des groupes de psychothérapie.</strong></p>
<p>Nous examinerons son expérience à travers deux lentilles essentielles : la psychanalyse, qui met en lumière les conflits intérieurs refoulés, et la neurophysiologie, qui révèle les origines pré-verbales de certains symptômes. Grâce à son engagement dans des groupes de psychothérapie axés sur l&rsquo;authenticité et l&rsquo;acceptation, elle a pu se libérer de ses chaînes, retrouver sa place parmi les autres, et découvrir le véritable sens de la vie.</p>
<h2><b>Le Conflit Intérieur et l&rsquo;Addiction<span class="Apple-converted-space"> </span></b></h2>
<p>Au début de son parcours, cette jeune femme se trouvait piégée dans un cercle vicieux d&rsquo;addiction.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p><b>D&rsquo;un point de vue psychanalytique</b>, un trouble du comportement est dû à un conflit intériorisé chez une personne qui refoule ses pulsions pour être socialement acceptable et éviter la culpabilité.</p>
<h2><b>D&rsquo;un point de vue neurophysiologique</b><span class="Apple-converted-space"> </span></h2>
<p>Cependant, il est important de noter que tous les symptômes ne sont pas uniquement le résultat d&rsquo;une culpabilité refoulée. La neurophysiologie révèle que certains troubles peuvent être ancrés dans des expériences pré-verbales, bien avant que la notion de culpabilité ne puisse se former. Pour cette jeune femme, son état émotionnel perturbé pouvait être attribué à une hypersensibilité constitutionnelle due à un déséquilibre hormonal. Comme le souligne Boris Cyrulnik, les premiers mille jours de la vie d&rsquo;un enfant sont cruciaux pour son développement émotionnel et relationnel, et toute insécurité ressentie à ce stade peut avoir un impact durable.</p>
<p>On sait aujourd&rsquo;hui que certains symptômes peuvent remonter à une époque pré-verbale où il n&rsquo;est pas encore question de culpabilité. C&rsquo;est au-delà des mots et a delà du rapport à l&rsquo;autre. En apparence ça s&rsquo;exprime contre l&rsquo;autre, mais en réalité c&rsquo;est une rage de ne pas sentir qu&rsquo;on a sa place parmi les autres, une rage de ne pas se sentir vivant, de passer à côté de sa vie.</p>
<p><b>Il n&rsquo;y a pas qu&rsquo;une explication psychologique,</b> il peut y avoir une hypersensibilité constitutionnelle due à un petit dérèglement hormonal. Comme dit Boris Cyrulnik l&rsquo;enfant peut être un « petit transporteur de sérotonine » et ne pas se sentir en sécurité dans les mille premiers jours de sa vie ce qui pourra son humeur et retarder et perturber plus tard sa croissance émotionnelle et relationnelle.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<h2><b>Le Chemin de la Transformation</b> :</h2>
<p>C&rsquo;est en rejoignant des groupes de psychothérapie axés sur l&rsquo;authenticité et l&rsquo;acceptation que cette jeune femme a trouvé le courage de briser ses chaînes. Ces groupes lui ont offert un espace sûr où elle pouvait s&rsquo;exprimer librement, sans jugement. Elle a pu explorer les racines profondes de sa colère et de son addiction, tout en développant un lien authentique avec les autres participants.</p>
<h2><b>Se sentir en vie a fait disparaître sa rage</b></h2>
<p>Peu à peu, elle a commencé à se sentir de mieux en mieux parmi les autres. Ces groupes lui ont donné l&rsquo;opportunité de se sentir en vie, de trouver sa place parmi les autres, et de vivre sa vie avec passion. Sa rage s&rsquo;est progressivement dissipée au fur et à mesure qu&rsquo;elle gagnait en compréhension et en acceptation de soi.</p>
<p><b>La découverte de la vie.</b></p>
<p>En participant à ce type de groupes de psychothérapie humnaiste dont le cadre est à la fois l&rsquo;authenticité et l&rsquo;acceptation de la différence de l&rsquo;autre, elle a appris à se sentir de mieux en mieux parmi les autres et à comprendre que rien ne lui était dû de même qu’elle ne devait rien aux autre et que chacun avait sa placle, même elle.  Cela lui a permis enfin de se sentir en vie, dans sa vie. Et tout naturellement sa rage a disparu au fur et à mesure de la thérapie.</p>
<h2><b>La psychanalyse, la neurophysiologie et la philosophie pour guérir</b></h2>
<p>Le témoignage de cette jeune femme est un rappel puissant de la capacité humaine à se guérir lorsque l&rsquo;on explore les profondeurs de son être et que l&rsquo;on trouve un environnement confrontant et cependant bienveillant et sécurisant pour le faire. À travers une pratique en groupe fondée à la fois sur la psychanalyse, la neurophysiologie et la philosophie, elle a non seulement surmonté son addiction et sa rage, mais a également découvert la véritable signification de la vie : se sentir en vie parmi les autres.</p>
<p>TRANSCRIPTION</p>
<p>Voici le texte de son témoignage:</p>
<p><em>« – Tu te rappelles comment tu étais au premier groupe ?</em></p>
<p><em>– Oui, je ne sais plus ce que j’avais dit, je ne savais pas ce que je foutais là, toutes ces pétasses autour j’avais insulté, c’était méchant, mauvais. J’avais besoin de sortir cette rage. Maintenant, cette rage, moi je m’en fous. Cette rage, elle est à mon profit ! Je n’ai plus de rage, je n’en ai plus, il y a un tronc solide. J’ai encore beaucoup de travail à faire, mais cette thérapie, c’est cette sagesse, cette éthique, l’être. On se tient. C’est une colonne vertébrale. Donc, je voulais dire ça pour les nouvelles, avec le recul. Je dis ça, avec la distance. Je sens bien que, dans les situations très inconfortables que je vis maintenant, ça va s’arranger, ce n’est pas grave, j’ai confiance.</em></p>
<p><em>– Juste par curiosité, tu avais fait des thérapies avant ?</em></p>
<p><em>– Oui, quatre ans de psychanalyse sur divan, trois fois par semaine. Après psychothérapeute, sur Skype. Et je tournais en rond, le disque rayé, les autres, ça m’énerve. Avant, j’étais très sceptique. Je venais ici, je savais que ça allait être dur, je venais pour gratter la boue. C’était très bien que je ne t’aime pas, sinon je n’aurais pas osé venir, je n’aurais pas osé sortir cette rage.</em></p>
<p><em>– Pourquoi tu ne m’aimais pas ?</em></p>
<p><em>– J’avais peur de toi, de ce que tu racontais. Il n’y a plus de disque rayé maintenant. »</em></p>
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		<title>La boulimie chez l&#8217;homme</title>
		<link>https://hervais.com/featured_item/plus-les-gens-parlaient-plus-je-me-reconnaissais/</link>
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		<pubDate>Sun, 08 Oct 2023 21:53:58 +0000</pubDate>
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	<div id="col-799267878" class="col medium-6 small-12 large-6"  >
				<div class="col-inner"  >
			
			
<h2>Les hommes face à la boulimie</h2>
<p><strong>Bien que les hommes soient moins nombreux dans les groupes de psychothérapie dont les participants font de la boulimie vomitive ou hyperphagique, il y en a souvent deux ou trois par groupes.</strong> Dans un reportage nous donnons la parole à l&rsquo;un d&rsquo;entre eux.</p>
		</div>
					</div>

	

	<div id="col-763175876" class="col medium-6 small-12 large-6"  >
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<div class="video video-fit mb" style="padding-top:56.25%;"><p><iframe loading="lazy" title="Plus les gens parlaient, plus je me reconnaissais" width="1020" height="765" src="https://www.youtube.com/embed/N1HEvLUtjUw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></p>
</div>
<p style="text-align: center;">(transcription de la vidéo encas de page)</p>
		</div>
					</div>

	
</div>
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	<div id="col-891533157" class="col small-12 large-12"  >
				<div class="col-inner"  >
			
			
<h2>Les hommes boulimiques</h2>
<p>Les hommes qui luttent contre une addiction alimentaire d&rsquo;origine psychologique, souvent liée à un manque d&rsquo;estime de soi, font face à un défi particulièrement complexe. Alors que certaines personnes se tournent vers l&rsquo;alcool, la drogue, le travail ou le sexe pour gérer leurs émotions et leurs angoisses, d&rsquo;autres trouvent refuge dans la nourriture. Cette forme d&rsquo;addiction alimentaire peut être tout aussi destructrice et difficile à surmonter que les autres formes d&rsquo;addiction, et elle peut toucher des hommes qui, en apparence, mènent une vie professionnelle très réussie.</p>
<p><strong>Le lien entre l&rsquo;estime de soi et l&rsquo;addiction alimentaire</strong> est profondément enraciné dans la psychologie humaine. Les hommes qui souffrent d&rsquo;un manque d&rsquo;estime de soi ont tendance à se sentir inadéquats, dévalorisés et parfois même honteux. Pour compenser ces sentiments négatifs, ils cherchent souvent un réconfort immédiat et accessible. La nourriture devient alors un moyen de satisfaire leurs besoins émotionnels et de combler le vide intérieur.</p>
<p>L&rsquo;une des thèses pour lesquelles certains hommes choisissent la nourriture comme échèappatoire réside dans sa disponibilité constante. Contrairement à d&rsquo;autres addictions, comme l&rsquo;alcool ou la drogue, la nourriture est toujours à portée de main. Elle ne nécessite pas de fournisseurs clandestins ni de lieux secrets pour la consommer. En outre, manger est socialement accepté et même encouragé dans de nombreuses situations, ce qui rend difficile la prise de conscience du problème par l&rsquo;individu et son entourage.</p>
<h2>Pourquoi la boulimie et pas l&rsquo;alcool ou la drogue ?</h2>
<p>Je crois que personne ne choisit pas son addiction. Je ne suis pas sûre qu&rsquo;on choisisse la nourriture par commodité. Personne je crois ne sais vraiment pourquoi le choix de son addiction se porte sur tel ou tel comportement. Pour les hommes aux carrières réussies, l&rsquo;addiction alimentaire peut être aussi destructive que pour les femmes. Ils peuvent occuper des postes de responsabilité, être respectés par leurs pairs et être admirés pour leurs réalisations, mais en privé, ils luttent contre une addiction qui compromet leur bien-être physique et émotionnel. </p>
<p><strong>L&rsquo;addiction alimentaire peut prendre de nombreuses formes</strong>, allant de la suralimentation compulsive à l&rsquo;obsession de la nourriture saine en passant par les cycles de restriction et de binge eating. Chaque personne a sa propre manière de faire face à ses émotions et à son manque d&rsquo;estime de soi à travers la nourriture, mais toutes ces manifestations partagent un point commun : elles constituent une tentative de remplir un vide émotionnel avec de la nourriture, même si cela ne fait que renforcer le sentiment d&rsquo;insatisfaction et de honte.</p>
<h2>Émotions et compulsions alimentaires</h2>
<p>La<strong> compulsion alimentaire</strong> commence souvent par une émotion intense aussi bien douleureuse que procurant un grand plaisir. On se tourne alors vers la nourriture pour se sentir mieux, car la nourriture peut libérer des hormones du bien-être, telles que la sérotonine, qui procurent une sensation temporaire de réconfort. Cependant, cette sensation est généralement de courte durée, et une fois que l&rsquo;effet euphorisant de la nourriture s&rsquo;estompe, la culpabilité et la honte sont renforcées.</p>
<p>La répétition de ce schéma crée un cycle vicieux créant une spirale descendante de comportements destructeurs pour leur santé physique et mentale. Au fil du temps, ils peuvent développer des problèmes de poids, des troubles alimentaires, des maladies liées à l&rsquo;obésité, </p>
<h2>Compulsions plus fortes que la volonté</h2>
<p>Pour briser ce cycle, il est essentiel de reconnaître que l&rsquo;addiction alimentaire n&rsquo;est pas simplement une question de volonté ou de discipline. C&rsquo;est un problème complexe ancré dans des facteurs psychologiques profonds, tels que l&rsquo;estime de soi, l&rsquo;anxiété et la gestion des émotions. Par conséquent, la guérison nécessite généralement une approche multidisciplinaire.</p>
<p>D&rsquo;après les services spécialisés <strong>troubles du comportement alimentaire (TCA) </strong>Les hommes qui luttent contre une addiction alimentaire peuvent bénéficier d&rsquo;une thérapie individuelle pour explorer les racines de leurs problèmes d&rsquo;estime de soi et apprendre des stratégies pour gérer leurs émotions de manière plus saine. Les groupes de soutien peuvent également offrir un espace sûr pour partager des expériences et des conseils avec d&rsquo;autres personnes confrontées au même défi.</p>
<p>En outre,actuellement, <strong>selon les services spécialisés</strong>, l&rsquo;adoption d&rsquo;un mode de vie équilibré et d&rsquo;une alimentation consciente peut aider à réduire les impulsions alimentaires compulsives. Travailler avec un nutritionniste ou un diététicien peut aider à établir un plan alimentaire sain et durable.</p>
<h2>La puissance de.la psychothérapie de groupe pour les hommes aussi.</h2>
<p>Il est important de noter que la récupération de l&rsquo;addiction alimentaire peut être un processus long et difficile. Les rechutes évidemment sont courantes si on fait une approche comportementale ou si on cherche ce qui ne va pas dans le passé.  </p>
<p>En fin de compte, il est essentiel de briser le tabou entourant l&rsquo;addiction alimentaire chez les hommes et de reconnaître que le problème est le même que chez les femmes: un manque d&rsquo;estime de soi. cela peut toucher n&rsquo;importe qui, indépendamment de leur succès professionnel apparent. En osant s&rsquo;affirmer dans un groupe avec authenticité, en apprenant à le faire sans agressivité, en trouvant les mots justes ils peuvent accéder de l&rsquo;estime de soi,et à trouver un équilibre durable et définitif dans leur relation avec la nourriture.</p>
<h2> </h2>
<h2>Voici le texte de son témoignage  :</h2>
<p><em>« – J’avais l’impression d’être malade en permanence. Ça n’était pas une question de boulimie, c’était la question de toutes les peurs, toutes les angoisses qui généraient ce symptôme-là. Mais j’avais beau parler de ça avec les psychologues, ça nourrissait l’image d’être malade. Je t’ai appelé, on a parlé très brièvement au téléphone. Je suis arrivé dans un groupe de filles, je me suis dit qu’elles allaient me raconter leur truc avec les garçons et je vais être là, le seul garçon, que ça va me fatiguer. Et puis, tu m’as dit que de toute manière, on ne parle pas de boulimie ! Alors là, je me suis dit : « mais qu’est-ce qu’elle me raconte ? Je viens pour régler des problèmes de de boulimie, et elle me dit qu’on ne va pas en parler ! ». Je me suis dit « bon d’accord » ! Après, tu m’as dit que je verrais, que c’était des personnes comme les autres. Là je me suis dit : « Ah oui d’accord ». Je suis venu au premier groupe, et je me suis mis absent, comme je le fais au quotidien. Et plus les gens parlaient, plus j’avais l’impression de me voir ; la sensation de miroir. Je me suis dit que ce sont des femmes et j’avais quand même l’impression de me reconnaître. Pas dans l’histoire avec leur compagnon, mais de la manière dont elles ont parlé. La manière dont elles vivaient, la manière dont elles s’angoissaient. Je me suis dit :  » bon d’accord, ça c’était le premier jour heureusement que la Thérapie c’était sur deux jours « Le lendemain, je me rappelle, sur une chaise, bien caché dans un coin. J’étais déjà parti dans l’idée que je n’allais pas revenir, que c’était trop impressionnant, je ne vais pas réussir à parler devant les filles, devant cette idée que les garçons ça ne doit pas s’épancher sur ses douleurs. Là, tu m’as fait faire un jeu de rôle, le dimanche le deuxième jour.</em></p>
<p><em>– Tu te rappelles ce que c’était ?</em></p>
<p><em>– Ah oui. Tu m’as demandé pourquoi j’étais là. J’ai répondu que je suis venu parce que j’ai rompu le contact avec mon père, et que ça fait je ne sais plus combien de mois que je ne l’avais pas vu, et que je ne suis pas allé dans ma famille à Noël, tous les symptômes du borderline : ne pas être conciliant, reprocher à la personne des choses dont elle n’est pas responsable ! Tout ce que j’ai pu déverser sur cette personne-là est devenu la cause des problèmes. Ce jeu drôle avec deux chaises, où je me suis assis et j’ai fait les deux rôles… j’ai changé de place pour faire à la fois mon père et moi, et faire ce dialogue à deux en étant tout seul. En fait ça a été tellement violent dans ma tête ! Je crois que c’est enfin la première personne qui est capable d’aller de façon aussi violente dans ma tête que ce que je m’impose moi. Le petit vélo qui tourne que je m’impose tous les jours et qui me flagelle. J’ai en face de moi quelqu’un qui est capable d’enrayer ça parce qu’elle est capable d’être aussi violente que moi. Ce n’était pas violent, c’était dans la douceur que tu le faisais, avec tact et précaution, mais avec une fermeté dont j’avais besoin ; et que je n’avais jamais trouvé par le passé. »</em></p>
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		<title>Le groupe, un attérissage !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Hervais]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Oct 2023 21:53:58 +0000</pubDate>
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<h2>La psychothérapie de groupe, pour moi c&rsquo;est un atterrissage.</h2>
<p style="font-weight: 400;">Beaucoup de gens pensent que la psychothérapie de groupe est plus confortable que le groupe de psychothérapie. Ce n’est pas toujours le cas. Pour la jeune femme de cette vidéo, le groupe au contraire l’apaise, Elle s’y sent bien, reconnue, acceptée. Et surtout elle sent qu’elle. avance enfin.</p>
<p> </p>
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<div class="video video-fit mb" style="padding-top:56.25%;"><p><iframe loading="lazy" title="Extrait d&#039;un groupe zoom : le groupe un atterrissage" width="1020" height="574" src="https://www.youtube.com/embed/qttwzI9Buk8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></p>
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<p style="text-align: center;">(transcription de la vidéo en bas de page)</p>
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<h2>A priori, le groupe a tendance à faire peur.</h2>
<p>La crainte de s&rsquo;y sentir mal à l&rsquo;aise revient souvent. Ce qui en soi n&rsquo;est pas forcément une mauvaise chose. Être dérouté permet de perdre ses repères habituels et de se reconstruire autrement. Il n&#8217;empêche que, parmi les participants d&rsquo;un groupe, pour ceux qui craignent le regard des autres, ce n&rsquo;est pas une démarche évidente que de s&rsquo;inscrire dans un groupe de psychothérapie.</p>
<p>Les gens s&rsquo;imaginent qu&rsquo;une psychothérapie de groupe ne présente que des désavantages. <strong>L&rsquo;idée qui vient en premier, c&rsquo;est qu&rsquo;on est lésé parce qu&rsquo;on doit partager le psychothérapeute à plusieurs</strong>, alors qu&rsquo;en psychothérapie individuelle, on a le psy pour soi tout seul.</p>
<h2>Les avantages de la psychothérapie de groupe</h2>
<p>Mais on ne voit pas d&#8217;emblée les avantages d&rsquo;un groupe intensif. Le groupe propose une séance longue sur deux jours, le temps de vivre des émotions, de les laisser remonter à la surface, de se donner les moyens de les exprimer et ce faisant, de s&rsquo;apercevoir à quel point on est souvent « à côté de la plaque ».</p>
<p>Les thérapies individuelles durent une demi-heure en général. À peine arrivé, on ne sait pas quoi dire, alors on rabâche en boucle les sempiternels soucis qui n&rsquo;apportent rien et qui s&rsquo;enlisent dans une plainte permanente qui ne fait pas avancer.</p>
<h2>En thérapie, c&rsquo;est bien d&rsquo;être « dérouté »</h2>
<p><strong>On a intérêt à se lancer dans quelque chose qui déroute,</strong> qui va donner aux gens l&rsquo;occasion de se sentir perdus, mais aussi, pas à pas, de trouver un chemin qui leur permet de se sentir exister parmi les autres de plus en plus, d&rsquo;apprendre à décoder les pensées dysfonctionnelles qui souvent débouchent sur des éruptions émotionnelles démesurées.</p>
<p>D&rsquo;autant qu&rsquo;avec le temps, on s&rsquo;y sent de mieux en mieux. Enfin, comme vous pouvez le voir dans cette vidéo avec cette jeune femme qui a préféré être floutée, le groupe a une atmosphère authentique et bienveillante à la fois. On finit par s&rsquo;y sentir bien, compris des autres qui ont eux aussi les mêmes difficultés psychologiques en dehors du trouble du comportement alimentaire.</p>
<h2>Se découvrir vraiment soi dans un groupe </h2>
<p>Quoi qu&rsquo;il en soit, cela vaut la peine d&rsquo;être tenté quand on se sent incomplet au point de ne pas pouvoir vivre sans une addiction. Il est indéniable que les groupes de psychothérapie jouent un rôle essentiel et efficace dans le traitement des addictions alimentaires. Bien que beaucoup puissent craindre l&rsquo;exposition aux regards des autres et préfèrent la confidentialité d&rsquo;une thérapie individuelle, les avantages des groupes intensifs deviennent évidents au fil du temps. Ces groupes offrent un espace propice à la prise de conscience, favorisée par l&rsquo;effet miroir des échanges entre les participants.</p>
<p>Mieux vaut pour des gens qui ont à se construire une séance très longue à plusieurs qu&rsquo;une séance courte tout seul(e). <strong>Dans un groupe, les séances plus longues permettent aux émotions de s&rsquo;exprimer pleinement,</strong> offrant ainsi l&rsquo;opportunité de mieux comprendre les pensées limitantes et les réactions démesurées qui caractérisent souvent les troubles alimentaires.</p>
<p><strong>Contrairement aux thérapies individuelles,</strong> où on a tendance à s&rsquo;écouter parler ou à se taire parce qu&rsquo;on ne sait plus quoi dire pour ne pas se répéter, les groupes offrent un environnement qui déroute, mais qui, progressivement, guide les participants vers un chemin de compréhension de soi, d&rsquo;amélioration de leurs relations avec les autres et, ce faisant, vers la libération des symptômes.</p>
<h2>Apprendre à se sentir bien dans sa peau et bien parmi les autres.</h2>
<p>Et puis, comme le dit la jeune femme dans ce témoignage, l&rsquo;atmosphère authentique et bienveillante des groupes de psychothérapie crée un sentiment de compréhension mutuelle parmi les participants qui partagent des difficultés similaires sur le plan psychologique, au-delà des problèmes liés à l&rsquo;alimentation. Les groupes de psychothérapie offrent un espace où les individus peuvent non seulement trouver un cadre approprié à leur problématique, mais aussi réaliser des prises de conscience profondes et bénéfiques pour sortir de leur personnage d&#8217;emprunt et devenir vraiment eux-mêmes, bien dans leur peau et bien parmi les autres.</p>
<h2>Transcription de la vidéo</h2>
<p><em>« – En fait, j’ai essayé d’appliquer la gentillesse avec une personne avec qui s’est très compliqué au travail. Depuis plusieurs années de travail ensemble, on ne s’entend pas, on a des difficultés parce qu’on est différents, et professionnellement on voit les choses complètement différentes. Aussi, quand on est ensemble ou quand on part en déplacement, c’est difficile, je me crispe, et je sens que c’est désagréable, pour lui et pour moi. Cette semaine, je me suis dit que j’allais laisser couler, essayer d’être gentille, coûte que coûte, et à chaque fois, j’ai eu le réflexe de décaler quand je n’étais pas d’accord, ou de poser plus de questions sur pourquoi il raisonnait comme ça. Je trouve que non seulement ça m’a fait du bien, je me sentais beaucoup mieux à la fin. On s’est quittés comme des amis, et c’était une énorme avancée. Dans le travail, je trouve qu’on a pris le meilleur de chacun ; en tout cas, ça a été beaucoup plus positif. Qu’être en rogne l’un contre l’autre, et de pas voir les bénéfices. C’est chouette à double titre, et ça me semblait quasiment impossible, parce que ça faisait super longtemps que c’était en friction, et que je ne voyais pas comment je pouvais faire autrement.</em></p>
<p><em>– Il y a beaucoup de gens qui peuvent t’entendre et penser que gentillesse c’est s’écraser …</em></p>
<p><em>– Justement non. Là je l’ai expérimenté ; effectivement j’entendais ce que tu disais, mais là, ce que j’ai vraiment senti c’est que je n’ai pas été fausse, je ne lui ai pas dit je l’adorais, que j’adorais la façon dont a géré ce dossier, que j’aurais fait pareil. C’était pas du tout ça. C’était juste comprendre que ça pouvait être différent, juste ne pas juger, que ça pouvait être différent, mais je posais quelques questions, comme « pourquoi tu vois les choses comme ça, », « comment toi tu les vois ? » et de répondre « OK je vois les choses un peu différemment », mais j’ai essayé de les laisser au même niveau. Je ne me suis vraiment pas sentie dans la gentillesse, un peu béate, ou je m’écrasais. Ce qui est nouveau pour moi aussi.</em></p>
<p><em>– Donc gentillesse ça veut dire pour toi non jugement, en fait ?</em></p>
<p><em>– Non jugement et douceur. Pour appliquer cette douceur-là, je sentais que je décalais un peu. On a beaucoup plus rigolé. Je sentais qu’il y’a des moments où il fallait que je décale pour justement ne pas rentrer trop dans le jugement ou dans le laisser couler.</em></p>
<p><em>– C’est la victoire de l’intelligence sur l’émotion tu vois.</em></p>
<p><em>– Je suis vraiment contente d’avoir senti</em><em> ça, parce que je l’entends depuis plusieurs groupes, et là en plus avec la personne avec qui j’aurais pensé y arriver, donc c’est vraiment chouette. »</em></p>
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