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	<title>La vrai cause &#8211; Centre Catherine Hervais</title>
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	<description>Psychothérapie intensive pour boulimie/anorexie</description>
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	<title>La vrai cause &#8211; Centre Catherine Hervais</title>
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		<title>Agressive elle devient douce</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Hervais]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Oct 2023 21:54:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[]]></description>
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<h2>Hyperphagie boulimique</h2>
<p>Dans les groupes intensifs, la boulimie et l’obsession de la nourriture peuvent partir relativement rapidement, au fur et à mesure que la personne acquiert un peu plus de confiance en soi.<br />
Mais si la confiance en soi est nécessaire elle n’est pas suffisante. Encore faut-il apprendre à mieux gérer sa vie relationnelle affective. Quand on est trop réservé ou trop violent, il faut apprendre, non seulement à prendre sa place, mais aussi à le faire sans violence, sans étouffer ni blesser les autres.</p>
		</div>
					</div>

	

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<div class="video video-fit mb" style="padding-top:56.25%;"><p><iframe title="(2) ET ELLE N&#039;EST PLUS EN COLÈRE..." width="1020" height="574" src="https://www.youtube.com/embed/xjGOvwuIi7M?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></p>
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	<div id="col-316382339" class="col small-12 large-12"  >
				<div class="col-inner"  >
			
			
<h2>Psychothérapie de groupe, psychologie et philosophie pour vaincre la boulimie</h2>
<p>Dans le cadre d&rsquo;une séance de groupe de psychothérapie, une jeune femme prend la parole pour partager une transformation émotionnelle profonde : elle n&rsquo;est plus en colère. Cette évolution significative, fruit de sa participation régulière aux groupes de parole, suscite un dialogue intrigant entre elle et un interlocuteur. Cette échange met en lumière les bienfaits de l&rsquo;association de la philosophie à la psychologie dans le contexte de la psychothérapie.</p>
<p>Au fil de la conversation, la jeune femme évoque sa métamorphose émotionnelle, exprimant son étonnement quant à sa nouvelle sérénité et sa capacité à gérer des émotions. L&rsquo;interlocuteur suggère que la philosophie a peut-être contribué à ce changement profond en permettant une réflexion sur la colère et la perception de la vie.</p>
<h2>Dans les groupes intensifs, la boulimie et l’obsession de la nourriture peuvent partir relativement rapidement.</h2>
<p>Voici le texte de son témoignage  :</p>
<p><em>« C’est une jeune femme qui avait fait des groupes de présentiel à Paris, et puis qui était parti à New York ; elle est toujours à New York, et là elle fait des groupes de paroles du soir de New York. Elle est violoniste, et elle était très fermée, centrée sur elle, agressive, sombre, angoissée à l’extrême, elle ne voyait personne, elle communiquait mal. Quand on la voit parler maintenant, quand elle explique ce qu’elle nous fait, et comment elle est maintenant, on peut se dire que c’est fabuleux ce que peuvent apporter des groupes réguliers de paroles. Ça l’adoucit, ça lui permet de s’épanouir, d’apprendre à vivre avec les autres. Regardez, c’est chouette.</em></p>
<p><em>– La JF : moi j’ai eu un moment hier, je peux vous le raconter ? J’étais à jouer à un mariage et je n’avais pas envie de jouer longtemps. J’étais avec un violoniste chinois, et lui je l’adore. Les gens le trouvent un peu bizarre, moi j’adore et on a passé un moment on est allés regarder les fleurs tous les deux, on était comme deux enfants. Et puis je regardais tout le monde vraiment. Il y a un moment il y a une femme elle est venue nous parler. Il n’y a personne quasiment qui la regardait. Elle nous disait : vous jouez quoi ? vous jouez du Mozart ? Moi j’ai commencé à lui parler, et à vraiment la regarder. C’était un bel échange. À un moment donné aussi je marchais, un homme m’a regardé, je l’ai regardé, et il y a eu plein de regardes comme ça, avec plein de gens. Ça m’a fait beaucoup de bien. Et même quand je joue, je joue différemment. Je suis beaucoup plus à l’écoute de ce qui m’entourent je suis beaucoup plus détendue dans ma façon de jouer. C’était une super super journée hier pour moi, et je voulais partager ça avec vous.</em></p>
<p><em>– Catherine : moi j’adore ce témoignage. Est-ce que je peux l’utiliser ?</em></p>
<p><em>– Emilie : oui oui</em></p>
<p><em>– Catherine : alors, pour que je l’utilise, il faudrait que tu me dises qu’est-ce que ça a de nouveau par rapport à avant ?</em></p>
<p><em>– Émilie : Avant dans un orchestre je me demandais toujours ce qu’il fallait que je fasse, est-ce qu’il faut que je souris ? et si quelqu’un me regardait, je me demandais toujours quelle réaction il fallait que j’ai. Alors que maintenant quand une personne me regarde, j’ai une autre façon de faire. Je regarde complètement la personne et je me laisse réagir, je laisse mes réactions venir naturellement. Ce qui a changé c’est le regard de l’autre, même ma façon de jouera changer, ce qui a changé c’est l’écoute des autres. Beaucoup moins de tensions dans le corps aussi quand je joue.</em></p>
<p><em>– Catherine : Au passage, toi t’es plus du tout boulimique depuis</em><br /><em>– Emilie : non moi je ne suis plus boulimique. J’ai la boulimie qui est revenue après ce qui s’est passé mais même là ça n’a rien à voir avec avant la thérapie où c’était l’obsession de la nourriture. Là c’était l’obsession de la nourriture. Là je n’ai vraiment plus de boulimie, j’ai même la flemme de manger avant, ce qui était impossible avant.</em></p>
<p><em>– Nafik : moi je suis jaloux, j’aimerais bien avoir la flemme de manger ?</em></p>
<p><em>– Laurent : figues toi que j’ai l’assiette à côté de moi, et je l’ai repoussé, parce que j’ai la flemme de manger.</em></p>
<p><em>– Céline : C’est sympas comme sensations, hein ? »</em></p>
<p>Ce témoignage révèle également comment la philosophie a aidé la participante à développer une plus grande empathie envers les autres et à vivre des moments de connexion authentique avec les gens qui l&rsquo;entourent. La conclusion soulignera l&rsquo;importance de l&rsquo;association entre la philosophie et la psychologie dans la psychothérapie, montrant comment cela peut conduire à une transformation positive de la vie des individus en les aidant à se dénarcissiser, à s&rsquo;apaiser, et à apprécier davantage leur existence.</p>
<p>Ce témoignage poignant met en évidence l&rsquo;importance de l&rsquo;association de la philosophie à la psychologie dans le cadre de la psychothérapie. Dans un groupe de thérapie axé sur l&rsquo;humain et le présent, la jeune femme a non seulement surmonté sa colère, mais elle a également trouvé une paix intérieure, un nouvel équilibre émotionnel. Cette transformation révèle la puissance de la réflexion philosophique pour aider les individus à comprendre leurs émotions, à prendre du recul par rapport à leurs réactions et à adopter une perspective plus constructive sur la vie.</p>
<p>L&rsquo;expérience de la participante démontre que la philosophie peut être un outil précieux pour explorer les émotions, les pensées et les comportements, et ainsi favoriser une meilleure compréhension de soi-même. En prenant conscience de la nature éphémère de la colère et en adoptant une attitude plus bienveillante envers les autres, elle a trouvé un nouvel épanouissement, un bien-être.</p>
<p>De plus, l&rsquo;échange sur l&rsquo;importance de la gentillesse et de l&rsquo;ouverture aux interactions sociales a souligné la valeur des relations humaines authentiques. La philosophie a joué un rôle crucial dans cette transformation en encourageant une réflexion sur la nature de ces interactions et en mettant en avant leur contribution au bonheur.</p>
<p>En fin de compte, cet exemple révèle comment une psychothérapie qui intègre la philosophie peut être plus holistique et bénéfique pour les individus. Plutôt que de se concentrer uniquement sur les symptômes ou le passé, cette approche s&rsquo;oriente vers l&rsquo;ici et maintenant, favorisant ainsi l&rsquo;apaisement, l&rsquo;acceptation de soi, et l&rsquo;amour de la vie. C&rsquo;est une preuve éloquente que la psychologie et la philosophie, lorsqu&rsquo;elles s&rsquo;entremêlent dans le contexte de la psychothérapie, peuvent ouvrir des portes vers un bien-être mental et émotionnel profondément enrichissant.</p>
<p>L’avantage des interrelations entres les participants dans un groupe de psychothérapie, pour peu qu’il soit humaniste et non braqué sur les symptômes ou le passé, mais sur l’ici et maintenant, c’est que les gens non seulement perdent leurs symptômes mais en plus s’apaisent, vivent mieux, se dénarcissisent, comment à aimer leur vie. Le groupe où la philosophie s’invite pour aider à prendre du recul change tout par rapport aux psychothérapies traditionnelles qui se centrent uniquement sur l’intériorité maladive de la personne.</p>
		</div>
					</div>

	
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		<title>Le vrai soi sans masque, se révèle dans les groupes grâce aux réactions authentiques de chacun</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Hervais]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Oct 2023 21:54:23 +0000</pubDate>
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<div class="video video-fit mb" style="padding-top:56.25%;"><p><iframe loading="lazy" title="Cause de la boulimie d&#039;un point de vue  psychologique" width="1020" height="574" src="https://www.youtube.com/embed/DaB67F6fKaY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></p>
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	<div id="col-1285616840" class="col medium-6 small-12 large-6"  >
				<div class="col-inner"  >
			
			
<h2>En groupe, le vrai soi se révèle enfin sans masque</h2>
<p>Une journaliste fait un reportage vidéo dans un groupe de psychothérapie pour des personnes souffrant d’addiction alimentaire. Elle tend son micro à une jeune femme.</p>
		</div>
					</div>

	
</div>
<div class="row"  id="row-1054055562">

	<div id="col-1549511056" class="col small-12 large-12"  >
				<div class="col-inner"  >
			
			
<p>Cette interview de deux personnes souffrant d’une addiction en dit long sur l’origine de l’addiction : un forte angoisse de n’être pas soi-même. Cette vidéo souligne comment les groupes de psychothérapie peuvent favoriser l&rsquo;émergence du vrai soi et permettre aux participants de s&rsquo;exprimer de manière authentique. Plus précisément, il se concentre sur un groupe de psychothérapie pour des personnes souffrant d&rsquo;addiction alimentaire. Voici une analyse de ce texte pour mieux comprendre ses points clés :</p>
<p><strong>L&rsquo;importance de l&rsquo;authenticité dans les groupes de psychothérapie</strong> : Le texte souligne que les groupes de psychothérapie offrent un environnement où les échanges authentiques sont encouragés. Contrairement aux interactions avec un psychologue en tête-à-tête, où il est possible de se cacher derrière une façade, le groupe exige que les participants travaillent sur leur véritable identité.</p>
<p><strong>Lâcher le faux self (personnalité d&#8217;emprunt)</strong> : Le « faux self » fait référence à la façade ou au masque que certaines personnes portent pour se protéger ou s&rsquo;adapter à leur environnement. Dans un groupe de psychothérapie, les participants sont encouragés à lâcher ce faux self, à être authentiques et à se montrer tels qu&rsquo;ils sont réellement.</p>
<p><strong>Faciliter l&rsquo;expression et la communication sans masque</strong> : Le texte suggère que lorsque les participants se sentent en sécurité dans le groupe, ils sont plus enclins à s&rsquo;exprimer sans masque, à partager leurs véritables pensées et émotions. Cela favorise une communication plus honnête et ouverte.</p>
<p><strong>Accès à un sentiment de liberté intérieure</strong> : Le but de ce processus d&rsquo;authenticité est de permettre aux individus de se libérer des contraintes de leur faux self, de leurs complexes et de leurs peurs. En se révélant tels qu&rsquo;ils sont, les participants peuvent accéder à un sentiment de liberté intérieure et de mieux-être.</p>
<p><strong>Témoignages des participants</strong> : Les témoignages des deux jeunes femmes dans le groupe illustrent comment cette approche a été bénéfique pour elles. La première femme souligne que le groupe l&rsquo;a aidée à se reconnecter avec elle-même, à mieux comprendre et respecter son propre corps. La deuxième femme parle de l&rsquo;amélioration de son estime de soi et du fait qu&rsquo;elle a pu surmonter des années de haine envers elle-même grâce à l&rsquo;expérience du groupe.</p>
<p>Ce texte met en lumière l&rsquo;importance des groupes de psychothérapie en tant qu&rsquo;environnement propice à l&rsquo;authenticité, à la découverte de soi et à la guérison émotionnelle. Il montre comment ces groupes peuvent aider les participants à lâcher leur faux self, à se sentir libres d&rsquo;être eux-mêmes et à trouver un chemin vers la guérison et l&rsquo;amour-propre.</p>
<h2>Cause de la boulimie anorexie</h2>
<p>Quand on est boulimique anorexique ou boulimique hyperphagique on ne sait pas que cette addiction est liée à un trouble identitaire et relationnel. Certains sont persuadés même d’être de bons communicants.</p>
<p>Mais en réalité, quand on gratte le vernis et que l’on a le courage de se montrer tel que l’on est, avec ses doutes, ses vulnérabilités, ses peurs de ne pas être aimé, de ne pas être à la hauteur, les prémices du vrai soi commencent à émerger. Oser se montrer tel que l’on est sans inonder les autres, sans les souler ou les agresser, tel est le travail qu’il est nécessaire de faire sur soi pour ne plus avoir besoin d’une addiction pour tromper sa solitude. Voici quelques extraits vidéo de personnes qui témoignent des résultats d’un tel travail.</p>
<hr />
<p>Transcription</p>
<ul>
<li><em>JF : Face à un psychologue on peut rester d’ailleurs justement sur ce qui est très confortable pour des personnalités comme nous c’est justement… voilà.. partager des idées. Alors que ici on est obligé de travailler sur qui on est ce qu&rsquo;on travaille ici c&rsquo;est la posture, l&rsquo;apparence, le regard, le ton de la voix, la spontanéité, l’authenticité, tout ce qui passe au travers de notre corps et de notre discours et qui est, entre guillemets, inconscient mais qui est totalement perçu par l&rsquo;autre.</em></li>
</ul>
<p><em>La journaliste tend son micro à une autre jeune femme prend la parole : </em></p>
<ul>
<li><em>Autre JF : C&rsquo;est pour la première fois de ma vie, m’aimer vraiment et après avoir connu des années des années où on s&rsquo;est haï tellement fort, d&rsquo;avoir été capable de mettre tellement d&rsquo;énergie pour se haïr, s’insulter, pas supporter son reflet dans le miroir, même si on nous fait des compliments par de l&rsquo;autre côté, ça c&rsquo;était une maladie mentale. Et enfin ça dans mon cerveau, je sais pas d&rsquo;où ça venait, ni comment c&rsquo;est parti, mais ça c&rsquo;est le groupe qui me l&rsquo;a appris.</em></li>
</ul>
<ul>
<li><em>Journaliste à la première JF : Vous savez ce que vous avez corrigé ici, dans la spontanéité du groupe ?</em></li>
</ul>
<ul>
<li><em>Première JF : Je pense justement à me reconnecter avec moi-même. On disait respecter son corps, pas de corps… Moi c&rsquo;est vrai que c&rsquo;est déjà quelque chose c&rsquo;est de me sentir ancrée dans quelque chose d&rsquo;ailleurs. Pendant des années moi je ne savais pas où était ma limite. On grossit on maigrit et tout et puis en fait maintenant à être présent…</em></li>
</ul>
<ul>
<li><em>Journaliste : Dans votre comportement qu’est-ce qui est le plus authentique</em></li>
</ul>
<ul>
<li><em>Première JF : L&rsquo;écoute je pense. Moi j&rsquo;étais là que pour l&rsquo;autre donc j&rsquo;étais justement bah et d’ailleur</em>s <em>mon métier de psy me permettait de pas être vraiment dans la relation.</em></li>
</ul>
<h2>Surdoué dans son métier… il était perdu dès que l’affectif est en jeu. Voici le texte de son témoignage  :</h2>
<p>« –<em> Moi je suis dans le milieu universitaire. J’ai l’habitude d’avoir les personnes, les aînés qui sont les sachant, au-dessus et nous on est en dessous, donc c’est à nous d’apprendre.</em><br />
<em>J’étais dans cette optique-là, j’étais formaté comme ça, il faut faire attention à la personne qui est en face de soi, le thérapeute, parce qu’il faut rester en dessous.</em><br />
<em>En fait, j’ai appris ici qu’avec les autres, et avec toi, on est au même niveau. C’est ça qui change tout. Parce que avec les psychologues et les psychiatres, je n’avais jamais connu ce rapport, d’égal à égal, où il y a un vrai dialogue, la communication. D’ailleurs c’est ça que tu nous apprends ici, la communication, échanger entre nous. Cet échange est possible parce que les personnes sont au même niveau. Quand on arrive ici, je n’ai pas l’impression qu’on soit au même niveau. Soit on est dans la violence, on crie sur l’autre, et on prend le dessus, ou je pouvais être en dessous faire le carpet et me laisser écraser par l’autre. En fait, progressivement, dans les groupes, on apprend à rééquilibrer ça. C’est cet éléments-là qui m’a permis d’être présent avec les gens. Du coup, toute la notion de légèreté est possible par le dialogue avec l’autre. Je deviens conciliant dans l’écoute et dans la parole quand tu parles de toi quand tu parles de laisser des silences je ne savais pas qu’on pouvait profiter de regarder l’autre sans parler. Je me suis dit mais comment va s’en sortir ?</em></p>
<p><em>– On voit plein de personnes qui rient ; ça veut dire que vous aussi vous avez connu ça, remplir tous les silences ?</em></p>
<p><em>– Et puis le regard de l’autre… tu te rends compte ? Le regard de l’autre, c’est un des pires exercices que j’ai pu faire dans le cadre de la thérapie.</em></p>
<p><em>– Ce qui t’a permis de le faire en dehors du groupe aussi ?</em></p>
<p><em>– Avec mon père par exemple, on avait complètement rompu le contact, et je peux arriver aujourd’hui à être devant lui pendant 10 minutes, 15 minutes, juste le regarder. Alors lui il est mal à l’aise, mais il accepte comme ça. De toute façon, comme il n’aime pas trop parler, on ne parle pas. Mais je le regarde comme ça, je profite, et je me raconte des trucs… ça devient un plaisir d’être en contact avec la personne sans parler. Il n’y a plus de peur.</em></p>
<p><em>– Même avec ton père qui était le problème ?</em></p>
<p><em>– Même avec le dernier petit ami, quand on était au resto je mangeais très lentement, mais ce n’est pas ce qu’il fallait que je parle à chaque bouchée parce qu’il ne fallait pas laisser de blanc. »</em></p>
		</div>
					</div>

	
</div>
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		<title>Surdoué dans son métier… il était perdu dès que l’affectif est en jeu</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Oct 2023 21:54:23 +0000</pubDate>
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</div>
		</div>
					</div>

	

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<h2>Boulimie et identité</h2>
<p>Le témoignage émouvant de ce jeune homme surdoué nous révèle un lien complexe entre l&rsquo;addiction alimentaire et le manque d&rsquo;estime de soi. Dans cet article, nous plongerons dans l&rsquo;explication psychologique de ce phénomène troublant en suivant une structure de balisage.</p>
		</div>
					</div>

	
</div>
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				<div class="col-inner"  >
			
			
<p>Bien très cultivé et très intelligent, chargé de cours à l’université, ce jeune homme, dans sa vie privée, avait du mal à regarder les gens dans les yeux tant il avait peur d’être jugé. Même la relation avec ses parents était extrêmement difficile. Il idéalisait son père et au fond de lui-même, il lui reprochait de ne m’être pas à l’image de son idéal. Le travail en groupe permet d’atterrir dans une réalité où personne n’est parfait, même pas ses parents sans que cela soit un drame parce qu’on a plus besoin des autres de la même façon quand on acquiert son autonomie.</p>
<p>Dans le groupe de psychothérapie, il explique que ce lieu a été un espace pour lui d’apprendre le contact authentique avec les autres en étant capable de les regarder dans les yeux.</p>
<h2>L&rsquo;Addiction alimentaire et le manque d&rsquo;estime de soi : une analyse psychologique</h2>
<p>Le jeune homme en question éprouve des difficultés à regarder les gens dans les yeux et ressent une peur paralysante du jugement d&rsquo;autrui. Une partie de cette anxiété découle de son idéalisation de son père. Il porte sur lui-même et sur son père des attentes irréalistes qui contribuent à son manque d&rsquo;estime de soi.</p>
<h3>L&rsquo;apprentissage de l&rsquo;autonomie dans le groupe de psychothérapie</h3>
<p>Le groupe de psychothérapie a été un espace libérateur pour ce jeune homme, lui permettant de découvrir le contact authentique avec les autres. Il réalise que le rapport égal à égal dans la communication avec les thérapeutes et les membres du groupe est essentiel pour surmonter ses problèmes d&rsquo;estime de soi.</p>
<h3>Le regard de l&rsquo;autre : un exercice difficile</h3>
<p>Le témoignage met en lumière le défi du regard de l&rsquo;autre, un aspect clé de la thérapie. Pour ce jeune homme, c&rsquo;était l&rsquo;un des exercices les plus redoutables, mais aussi l&rsquo;un des plus libérateurs. Il découvre que regarder l&rsquo;autre sans parler peut être une expérience profonde et apaisante.</p>
<h3>La transformation personnelle et l&rsquo;acceptation de soi</h3>
<p>Finalement, le témoignage dévoile comment l&rsquo;apprentissage dans le groupe de psychothérapie a permis à ce jeune homme de renouer avec son père et de rétablir le contact, même dans le silence. Il trouve la légèreté dans la communication et l&rsquo;acceptation de soi qui lui permet de briser les chaînes de son addiction alimentaire.</p>
<h3>L&rsquo;addiction alimentaire : un mécanisme d&rsquo;adaptation</h3>
<p>En analysant ce cas, il est clair que l&rsquo;addiction alimentaire de ce jeune homme était un mécanisme d&rsquo;adaptation à son manque d&rsquo;estime de soi. Elle lui servait de refuge, un moyen de contrôler une partie de sa vie lorsque le reste semblait lui échapper.</p>
<h3>La réalité de l&rsquo;estime de soi</h3>
<p>L&rsquo;histoire de ce jeune homme met en évidence l&rsquo;importance cruciale de l&rsquo;estime de soi dans notre vie quotidienne. Le manque d&rsquo;estime de soi peut se manifester de nombreuses manières, y compris à travers des addictions. Il est essentiel de comprendre ces liens pour mieux aider ceux qui en souffrent.</p>
<p>Le lien entre l&rsquo;addiction alimentaire et le manque d&rsquo;estime de soi est un sujet profondément complexe qui mérite d&rsquo;être exploré en profondeur. Le témoignage de ce jeune homme surdoué nous rappelle que derrière chaque addiction se cachent des émotions profondes et des luttes internes. Grâce à la psychothérapie de groupe, confronté au regard des autres qui lui faisaient si peur, il a pu renouer avec lui-même et les autres ce qui lui a permis de surmonter son addiction alimentaire.</p>
<p>Le récit de cette transformation personnelle montre que l&rsquo;estime de soi est un pilier essentiel de notre bien-être mental. Lorsque nous apprenons à nous accepter et à nous regarder dans les yeux, la peur disparaît, la communication s&rsquo;épanouit, et la légèreté devient possible. Ce jeune homme a trouvé la clé pour briser les chaînes de son addiction alimentaire, une clé qui réside dans la découverte de sa propre valeur et dans la réconciliation avec son passé.</p>
<h2>Surdoué dans son métier… il était perdu dès que l’affectif est en jeu. Voici le texte de son témoignage  :</h2>
<p><em>« – Moi je suis dans le milieu universitaire. J’ai l’habitude d’avoir les personnes, les aînés qui sont les sachant, au-dessus et nous on est en dessous, donc c’est à nous d’apprendre.</em><br />
<em>J’étais dans cette optique-là, j’étais formaté comme ça, il faut faire attention à la personne qui est en face de soi, le thérapeute, parce qu’il faut rester en dessous.</em><br />
<em>En fait, j’ai appris ici qu’avec les autres, et avec toi, on est au même niveau. C’est ça qui change tout. Parce que avec les psychologues et les psychiatres, je n’avais jamais connu ce rapport, d’égal à égal, où il y a un vrai dialogue, la communication. D’ailleurs c’est ça que tu nous apprends ici, la communication, échanger entre nous. Cet échange est possible parce que les personnes sont au même niveau. Quand on arrive ici, je n’ai pas l’impression qu’on soit au même niveau. Soit on est dans la violence, on crie sur l’autre, et on prend le dessus, ou je pouvais être en dessous faire le carpet et me laisser écraser par l’autre. En fait, progressivement, dans les groupes, on apprend à rééquilibrer ça. C’est cet éléments-là qui m’a permis d’être présent avec les gens. Du coup, toute la notion de légèreté est possible par le dialogue avec l’autre. Je deviens conciliant dans l’écoute et dans la parole quand tu parles de toi quand tu parles de laisser des silences je ne savais pas qu’on pouvait profiter de regarder l’autre sans parler. Je me suis dit mais comment va s’en sortir ?</em></p>
<p><em>– On voit plein de personnes qui rient ; ça veut dire que vous aussi vous avez connu ça, remplir tous les silences ?</em></p>
<p><em>– Et puis le regard de l’autre… tu te rends compte ? Le regard de l’autre, c’est un des pires exercices que j’ai pu faire dans le cadre de la thérapie.</em></p>
<p><em>– Ce qui t’a permis de le faire en dehors du groupe aussi ?</em></p>
<p><em>– Avec mon père par exemple, on avait complètement rompu le contact, et je peux arriver aujourd’hui à être devant lui pendant 10 minutes, 15 minutes, juste le regarder. Alors lui il est mal à l’aise, mais il accepte comme ça. De toute façon, comme il n’aime pas trop parler, on ne parle pas. Mais je le regarde comme ça, je profite, et je me raconte des trucs… ça devient un plaisir d’être en contact avec la personne sans parler. Il n’y a plus de peur.</em></p>
<p><em>– Même avec ton père qui était le problème ?</em></p>
<p><em>– Même avec le dernier petit ami, quand on était au resto je mangeais très lentement, mais ce n’est pas ce qu’il fallait que je parle à chaque bouchée parce qu’il ne fallait pas laisser de blanc. »</em></p>
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		<title>Gérer ses émotions grâce à la psychothérapie de groupe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Hervais]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Oct 2023 21:54:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="row align-middle"  id="row-186764008">

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<h2>Gestion des émotions</h2>
<p><strong>L&rsquo;intérêt de la psychothérapie pour les personnes vivant avec une addiction est indéniable, comme en témoignent les interviews de cette vidéo tournée par une grande chaîne de télévision.</strong> La journaliste interview des personnes qui font une psychothérapie de groupe. Tous reconnaissent l’intérêt de se confronter aux autres pour devenir soi.</p>
		</div>
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<p>Ce reportage offre un regard percutant sur la puissante connexion entre les émotions refoulées, la communication authentique et les troubles alimentaires. Il met en lumière le parcours de personnes qui ont vécu dans le déni depuis leur adolescence, en percevant leurs problèmes alimentaires comme de simples préoccupations corporelles. Cependant, un moment décisif survient lorsqu&rsquo;ils entendent de la part de spécialistes que leurs troubles alimentaires sont en réalité le reflet d&rsquo;un trouble profond de l&rsquo;identité.</p>
<p>La thérapie de groupe, qui constitue le cœur de ce reportage, se révèle être un environnement propice à l&rsquo;exploration des émotions authentiques et à l&rsquo;apprentissage d&rsquo;une communication bienveillante, exempte de violence verbale ou émotionnelle. Au sein de ce groupe, les participants découvrent progressivement leur véritable identité et apprennent à la présenter de manière sincère face aux autres. Ils font alors l&rsquo;effarant constat que leurs problèmes sociaux sous-jacents sont intrinsèquement liés à leurs crises de boulimie, soulignant que cette maladie va bien au-delà de la simple alimentation. La boulimie se révèle être une maladie sociale et émotionnelle, une tentative de combler un vide intérieur et de faire face à des émotions longtemps étouffées.</p>
<p>Le changement est palpable et radical. Les participants découvrent que, en exprimant leurs émotions de manière authentique, ils deviennent plus heureux dans leur vie quotidienne. De plus, les symptômes dévastateurs de la boulimie et de l&rsquo;anorexie commencent à s&rsquo;estomper. Cette transformation est manifeste dans leur comportement émotionnel, allant de l&rsquo;agressivité à la nonchalance, et même jusqu&rsquo;aux moments de rire. L&rsquo;histoire d&rsquo;Émilie, qui utilisait les achats compulsifs comme un moyen d&rsquo;apaiser ses émotions, est un exemple concret de la manière dont cette thérapie permet d&rsquo;acquérir de nouvelles compétences émotionnelles.</p>
<p>Un aspect essentiel du reportage concerne la perception de soi. Gwen, qui a connu des fluctuations de poids importantes en raison de ses crises alimentaires, partage sa lutte contre le regard et le jugement constants des autres, alimentant son sentiment d&rsquo;inadéquation par rapport aux normes de beauté. Il est clair que les troubles alimentaires, en particulier la boulimie, sont une tentative désespérée de remplir un vide intérieur et de retrouver un sentiment d&rsquo;existence.</p>
<p> </p>
<p>Ce reportage met en évidence l&rsquo;efficacité remarquable de la thérapie de groupe pour faciliter l&rsquo;expression authentique des émotions, l&rsquo;apprentissage de la communication bienveillante et la guérison des troubles alimentaires. Il nous rappelle que ces troubles sont souvent des manifestations de profonds dilemmes émotionnels et identitaires, et que la capacité à les surmonter réside dans la compréhension de soi et dans la création de liens authentiques avec les autres.</p>
<p> </p>
<p>La première personne interviewée, A, explique comment elle n&rsquo;avait pas réalisé que ses problèmes sociaux sous-jacents étaient à l&rsquo;origine de ses crises de boulimie. Elle souligne que la maladie est avant tout émotionnelle, et la psychothérapie l&rsquo;a aidée à comprendre et à traiter ces émotions sous-jacentes plutôt que de simplement se concentrer sur le comportement alimentaire.</p>
<p>B, à son tour, partage son expérience de se sentir « absent » et comment la boulimie lui permettait de se sentir présent dans son corps. Ce sentiment d&rsquo;être « présent » est l&rsquo;une des clés de l&rsquo;importance de la psychothérapie, car elle aide les individus à explorer leur propre identité et à se reconnecter avec eux-mêmes de manière authentique.</p>
<p>C évoque la thérapie de groupe, où l&rsquo;on apprend à être soi-même en face des autres, sans nécessairement revenir sur son passé, mais en partant des émotions authentiques. Cette approche permet aux individus de se sentir soutenus et compris par leurs pairs, ce qui peut être particulièrement précieux dans le processus de guérison.</p>
<p>D partage son expérience de terreur initiale en rejoignant un groupe de thérapie, mais aussi comment il a fini par s&rsquo;exprimer, aller mieux, et surmonter sa boulimie. Cette transformation met en évidence la capacité de la psychothérapie à aider les personnes à surmonter leurs peurs et à trouver leur voix.</p>
<p>E explique comment la psychothérapie a changé sa vision du monde, en l&rsquo;aidant à réaliser que le problème résidait en elle-même, plutôt que dans le monde extérieur. Elle décrit cela comme un changement de 360 degrés dans sa vie, soulignant ainsi l&rsquo;ampleur de la transformation possible grâce à la psychothérapie.</p>
<p>Enfin, F partage son expérience de la thérapie de groupe et comment elle l&rsquo;a aidé à devenir authentique dans ses interactions avec les autres. Elle aborde également son obsession de la séduction et comment la thérapie l&rsquo;a aidée à comprendre ses motivations profondes.</p>
<p>Ces personnes ont souvent vécu dans le déni pendant des années, considérant leur problème comme purement alimentaire ou lié à une substance, sans réaliser que cela découlait d&rsquo;un trouble plus profond, souvent lié à leur identité ou à des problèmes émotionnels sous-jacents. Les histoires de ces individus, qui ont trouvé de l&rsquo;aide grâce à la psychothérapie, mettent en lumière l&rsquo;importance de cette approche dans la réhabilitation des personnes souffrant d&rsquo;addictions.</p>
<p>Dans l&rsquo;ensemble, ces témoignages mettent en lumière plusieurs points clés concernant l&rsquo;intérêt de la psychothérapie pour les personnes en proie à une addiction. Tout d&rsquo;abord, la psychothérapie permet d&rsquo;explorer les émotions et les problèmes sous-jacents qui alimentent l&rsquo;addiction. Elle favorise également la réconciliation avec soi-même, l&rsquo;authenticité et la réduction de la honte. De plus, la thérapie de groupe offre un soutien précieux et permet aux individus de travailler sur leurs relations interpersonnelles. Enfin, il est souligné que la psychothérapie n&rsquo;est pas réservée à un type d&rsquo;addiction spécifique, mais qu&rsquo;elle peut être bénéfique pour toute forme d&rsquo;addiction ou de mal-être.</p>
<p>La psychothérapie joue un rôle essentiel dans le traitement des addictions en aidant les individus à mieux comprendre leurs émotions, à se reconnecter avec leur identité authentique et à établir des relations plus saines. Elle offre une lueur d&rsquo;espoir à ceux qui cherchent à se libérer de leurs dépendances et à mener une vie plus épanouissante.</p>
<hr />
<p>Transcription</p>
<p><em>Journaliste :  Dans le déni depuis l&rsquo;adolescence. Pour eux, c&rsquo;était juste un problème alimentaire. Et puis un jour, les spécialistes leur expliquent que c&rsquo;est la conséquence d&rsquo;un trouble de l&rsquo;identité.</em></p>
<p><em>A :J&rsquo;avais absolument pas fait le rapprochement, que c&rsquo;était mes problèmes sociaux qui engendraient les crises de boulimie alors que la maladie c&rsquo;est une maladie émotionnelle, c&rsquo;est pas c&rsquo;est pas le problème de manger en fait. Parce que je.</em></p>
<p><em>B :Parce que je me sentais absent, le fait de me gaver et de me vider d&rsquo;un seul coup, je sentais dans mon corps, tu vois qu&rsquo;il y avait quelque chose qui bougeait et donc que j&rsquo;étais présent.</em></p>
<p><em>C : Ici. Dans cette thérapie de groupe, on apprend à être soi même face aux autres.On n&rsquo;a pas besoin de revenir sur son passé. On va partir de vos émotions authentiques.</em></p>
<p><em>D : Je suis venu au groupe, on est complètement terrorisé, mais pas forcément parce que c&rsquo;est un groupe. J&rsquo;étais terrorisé. De toute façon, je serai allé à un rendez vous. J&rsquo;étais terrorisé, j&rsquo;étais terrorisé par le monde extérieur. En fait, quand je suis arrivé, je me suis dit Je ne pourrai jamais m&rsquo;exprimer, je ne pourrai jamais faire une phrase avec un sujet, un verbe, un complément. C&rsquo;est au dessus de mes forces et puis voilà. Puis j&rsquo;ai fini par m&rsquo;exprimer, puis j&rsquo;ai fini par aller mieux. Et puis un jour, j&rsquo;étais plus boulimique.</em></p>
<p><em>Jounraliste : Qu&rsquo;est ce qui a changé a changé dans ce groupe de thérapie?</em></p>
<p><em>E :C&rsquo;est toute ma vie, en fait, qui a basculé toute ma vision du monde. J&rsquo;avais une vision qui était complètement erronée, qui n&rsquo;était pas bonne. Je voyais j&rsquo;interprétais tout ce qu&rsquo;on me disait. Le monde était mauvais et moi j&rsquo;avais envie d&rsquo;être très méchante avec tout le monde. Et je suis arrivée ici. Et puis je me suis rendue compte que c&rsquo;était moi le problème, que j&rsquo;avais à travailler tout ça. Enfin voilà, en fait, c&rsquo;est un 360 quoi. Voilà.</em></p>
<p><em>Journaliste : Qu&rsquo;est ce que vous avez envie de dire aux gens qui ont un problème addictif, pas forcément la nourriture, mais addicts et qui se sentent mal.</em></p>
<p><em>E : Je pense qu&rsquo;on est tous un peu pareil, même si la bouffe, la clope. Moi j&rsquo;ai été à la clope. Enfin voilà, l&rsquo;alcool aussi un peu. Enfin, je pense qu&rsquo;on a tous un socle commun dans l&rsquo;addiction, c&rsquo;est un gros mal être. Je parle pas au nom de tout le monde, mais je pense qu&rsquo;on cherche tous quelque chose à se rattraper à un truc, à une personne. Enfin voilà, je leur dirais juste que on peut aimer la vie autrement que par la drogue ou par la bouffe, ou que. Enfin voilà, on peut faire d&rsquo;autres choses que ça, que des plaisirs futiles qui nous aident. Enfin moi la bouffe m&rsquo;a beaucoup aidé, mais il y a d&rsquo;autres choses, il y a plein d&rsquo;autres choses.</em></p>
<p><em>Journaliste :  Et donc la thérapie c&rsquo;est fini ou c&rsquo;était…. </em></p>
<p><em> </em><em>E :Moi j&rsquo;ai dû la finir il y a un peu moins d&rsquo;un an. Voilà, je considère pas que c&rsquo;est complètement fini, j&rsquo;ai toute ma vie, je vais continuer à bosser là dessus. Je reste quand même une personnalité un peu spéciale quoi.</em></p>
<p><em>Journaliste :  Pour rassurer, Est ce que ça n&rsquo;a pas changé votre personnalité?</em></p>
<p><em>E :  Ah non, non, non, Je suis toujours la même. Par contre, mes proches, ceux qui me connaissent bien, ils ont vu le changement, c&rsquo;est évident. Je suis passé de quelqu&rsquo;un de très colérique à très énervé, à quelqu&rsquo;un de à peu près normal quoi. Donc ça peut peut être même déstabiliser je pense parfois.</em></p>
<p><em>Journaliste.  Vous avez gardé le meilleur.</em></p>
<p><em>E : Ouais, ouais, franchement ouais. Et j&rsquo;ai gardé surtout ma spontanéité que j&rsquo;avais peut être peur de perdre pendant la thérapie, mais que j&rsquo;ai juste enfin, comment dire, accommodée. Enfin voilà, je l&rsquo;ai, je l&rsquo;ai façonné pour pouvoir la garder, mais sans que ça gêne le reste du monde quoi.</em><em> </em></p>
<p><em>F : Face à un psychologue, on peut rester justement dans ce qui est très confortable d&rsquo;ailleurs, pour les soins, pour les personnalités comme nous, c&rsquo;est justement dans l&rsquo;intellect, on va partager des idées alors que ici on est obligé de travailler sur qui on est. Est ce qu&rsquo;on travaille ici? C&rsquo;est la posture, l&rsquo;apparence, le regard, le ton de la voix, le rythme, la spontanéité, l&rsquo;authenticité, tout ce qui passe au travers de notre corps et de notre discours et qui est entre guillemets inconscient, mais qui est totalement perçu par l&rsquo;autre. C&rsquo;est pour la première fois de ma vie m&rsquo;aimer vraiment et après avoir connu des années et des années où on s&rsquo;est haï tellement fort d&rsquo;avoir été capable de mettre tellement d&rsquo;énergie pour se haïr, s&rsquo;insulter, ne pas supporter son reflet dans le miroir même si on nous fait des compliments par de l&rsquo;autre côté, ça, c&rsquo;était une maladie mentale. Et ça dans mon cerveau. Je sais, je sais pas d&rsquo;où ça venait ni comment c&rsquo;est parti, mais ça, c&rsquo;est le groupe qui me l&rsquo;a appris.</em></p>
<p><em>Journaliste : Vous savez ce que vous avez corrigé ici dans la spontanéité du groupe.</em><em> </em></p>
<p><em>D : Je pense justement à me reconnecter avec moi même. On disait respecter son corps, pas de corps. Moi c&rsquo;est vrai que c&rsquo;est déjà quelque chose, c&rsquo;est de me sentir ancrée dans quelque. D&rsquo;ailleurs, pendant des années, je me sens. Je ne savais pas où était ma limite. On grossit, on maigrit et tout. Et puis en fait, maintenant, à être présent&#8230;</em></p>
<p><em>Journaliste : Dans votre comportement, qu&rsquo;est ce qui est le plus authentique?</em></p>
<p><em>D :  L&rsquo;écoute je pense. Moi j&rsquo;étais là que pour l&rsquo;autre, donc j&rsquo;étais justement&#8230;. Et d&rsquo;ailleurs mon métier de psy me permettait de ne pas être vraiment dans la relation, pas de moi dans la relation, parce que j&rsquo;étais tout le temps psy d&rsquo;ailleurs toujours un peu compliqué pour pour mes amis, mais et d&rsquo;être finalement moi. Et que quand je suis psy, je suis psy. Et quand une fois que je sors du bureau, je peux être moi. Alors qu&rsquo;avant bah non, j&rsquo;étais tout le temps psy. D&rsquo;ailleurs c&rsquo;était mes premières séances, c&rsquo;était tout le temps ça, c&rsquo;était arrête d&rsquo;être psy, dis un peu ce que tu penses Et c&rsquo;était ce que je ressens et ça c&rsquo;était pas possible. J&rsquo;étais tout le temps dans l&rsquo;intellectualisation, tout le temps en train de me décaler.</em></p>
<p><em>Journaliste  Pour tous ceux qui veulent devenir psy, faut venir dans un groupe comme ça en fait.</em></p>
<p><em>D : Mais je pense que c&rsquo;est un cadeau. C&rsquo;est un cadeau qu&rsquo;on se fait, peu importe peu, peu importe si on est dans des personnalités addictives mais&#8230;</em></p>
<p><em>Journaliste :  Et aider des personnalités addictives dans votre travail, ça vous intéresse plus maintenant ou pas forcément?</em></p>
<p><em>D :  Ce que j&rsquo;apprends ici, je le transmets tous les jours à n&rsquo;importe lequel de mes patients, même aux parents, aux familles. C&rsquo;est des principes de vie. Au delà de travailler, de se comprend, de se communiquer de ce que est de communiquer entre nous, entre membres de la famille. Ce qu&rsquo;on apprend ici, c&rsquo;est chacun, chacun peut en bénéficier.</em></p>
<p><em>Journaliste C&rsquo;est une thérapie qui s&rsquo;offre à tout le monde ?</em><em> </em></p>
<p><em>D :À tout le monde. Complètement. </em></p>
<p><em>Journaliste : Les outils sont pour tout le monde.</em></p>
<p><em>D : Oui, tout à fait.</em></p>
<p><em>Journaliste  Vous vous n&rsquo;étiez pas authentique.</em></p>
<p><em>F :] Pas authentique et paradoxalement, j&rsquo;avais un métier dans la communication où j&rsquo;avais aucun problème pour communiquer avec des gens qui étaient souvent des gens avec de très fortes personnalités. Et je me retrouvais des fois en situation dans ma vie personnelle à être complètement dépourvu devant une femme, devant devant ou des amis. Ma communication. J&rsquo;avais la voix qui tremblait. J&rsquo;étais pas. Je faisais semblant, toujours dans le faux self, toujours en représentation. Voilà. Et du fait d&rsquo;avoir suivi cette thérapie de groupe et d&rsquo;avoir été confronté à plein de situations, spécialement dans les jeux de rôles, ça m&rsquo;a énormément apporté.</em></p>
<p><em>Journaliste Vous avez quand même une petite addiction, une obsession de la séduction auprès des femmes quand même. On peut parler d&rsquo;addiction, de vouloir tout le temps séduire?.</em></p>
<p><em>F : Oui, on peut parler d&rsquo;addiction. J&rsquo;avais surtout la peur de ne pas être aimé.</em></p>
<p><em>Journaliste :  Donc vous dites quoi aux gens ? De venir, de pousser la porte d&rsquo;un groupe de thérapie?</em></p>
<p><em>F :  Je dis aux gens surtout de pousser la porte de la thérapie de groupe, de ne pas essayer forcément que les thérapies individuelles qui moi personnellement j&rsquo;ai essayé, m&rsquo;ont absolument rien apporté. Au contraire, je ressentais souvent plus angoissé et déprimé que quand j&rsquo;arrivais. Et en fait, je pense que le groupe permet assez rapidement de faire un vrai travail en profondeur. Et ce qui est d&rsquo;autant plus intéressant, c&rsquo;est qu&rsquo;on ne ressasse pas forcément le passé, mais on regarde vers le futur.</em></p>
<p><em>D :Je pense que voilà, la thérapie de groupe, c&rsquo;est déjà extraordinaire, mais la thérapie intensive comme on la travaillé ici. Donc une thérapie qui se passe en deux jours de manière intensive quand même, de midi jusque huit heures, voire parfois plus, Ça permet de travailler sur des processus qu&rsquo;on n&rsquo;a pas le temps. On n&rsquo;a jamais le temps de travailler dans une thérapie normale en 1 h de temps, c&rsquo;est impossible. Même si on peut mettre le meilleur thérapeute du monde de travailler ce qui peut être travaillé dans le groupe de manière intensive en deux jours. Et donc c&rsquo;est..</em></p>
<p><em>Journaliste :  Donc est ce que vous avez remarqué la différence entre le côté intellectualisation qu&rsquo;on peut avoir en 1 h avec un psychiatre ou un psychologue et le côté émotionnel qui peut être travaillé ici?</em></p>
<p><em>D : Complètement, complètement. D&rsquo;ailleurs, je pense que c&rsquo;est quelque chose qui est partagé, c&rsquo;est que face à un psychologue, on peut rester justement dans ce qui est très confortable. D&rsquo;ailleurs, pour pour les personnalités comme nous, c&rsquo;est justement dans l&rsquo;intellect, on va partager des idées. Alors que ici on est obligé de travailler sur qui on est. Et quand on parlait de communication tout à l&rsquo;heure, c&rsquo;est ok du verbal, mais ce qui se passe au travers des autres, c&rsquo;est on le dit, c&rsquo;est 96 % de non verbal. Et ce qu&rsquo;on travaille ici? C&rsquo;est la posture, l&rsquo;apparence, le regard, le ton de la voix, le rythme, la spontanéité, l&rsquo;authenticité, tout ce qui passe au travers de notre corps et de notre discours et qui est entre guillemets inconscient mais qui est totalement perçu par l&rsquo;autre.</em></p>
<p><em>Catherine Hervais : Quand nous avons créé en 2003 boulimie.fr, mes collaborateurs et moi même avions à cœur de montrer que derrière une addiction sévère se cache une personnalité atypique. Vous trouverez dans ce site une foule d&rsquo;articles qui vous expliqueront toutes les problématiques que vous pouvez rencontrer en tant que personnalité atypique. Ce n&rsquo;est pas grave d&rsquo;avoir une personnalité atypique. On peut être très rigolo pour les autres et on se sent très libre de ne pas être comme tout le monde. Par contre, pour réussir à être heureux avec une personnalité atypique, la thérapie qu&rsquo;il vous faudra faire, ce ne sera pas la thérapie qui convient aux névrosés.Il vous faudra trouver de préférence une thérapie de groupe, parce que ça, ça travaille vraiment la relation. Et si vous ne trouvez pas une thérapie de groupe, il faudra trouver un thérapeute qui accepte de travailler avec vous le relationnel. « Qui je suis moi, en face de vous? Qui vous êtes vous en face de moi? Qu&rsquo;est ce qui me plaît chez vous? Je vais vous le dire. Qu&rsquo;est ce qui me plaît pas chez vous? Je vais vous le dire aussi. Dites moi aussi quand je vous dérange. Dites moi aussi quand mes propos vous paraissent dérangeants. Dites moi aussi ce qui ne vous convient pas chez moi. » Bref, faire en individuel, de la relation, une thérapie. Après cela, vous n&rsquo;aurez plus honte d&rsquo;être vous même. Vous vous sentirez atypique mais capable de rencontrer les gens. Sans jouer un personnage. Pour finir, quand vous aurez réussi à faire tout ce travail là, c&rsquo;est plutôt sympa d&rsquo;avoir une personnalité atypique parce que les gens adorent vous rencontrer quand on sait ne plus les déranger. Et puis vous finirez par dire comme Daniel Tammet, vous savez, cet autiste qui a écrit un livre et qui a réussi à vivre une histoire d&rsquo;amour heureuse malgré son autisme. « Maintenant, je suis bien dans ma peau et bien parmi les autres. »</em></p>
<p><em>—JH : Ici dans cette thérapie de groupe on apprend à être soi-même face aux autres j&rsquo;avais absolument pas fait le rapprochement que c&rsquo;était mes problèmes sociaux qui engendraient les crises de boulimie alors que la maladie c&rsquo;est une maladie sociale c&rsquo;est une maladie émotionnelle c&rsquo;est pas c&rsquo;est pas le problème de manger en fait. </em></p>
<p><em>—Catherine Hervais : Quand on leur apprend ça euh ces personnes-là non seulement sont plus heureuses dans la vie mais en plus le symptôme boulimie anorexie disparaît…</em></p>
<p><em>—Journaliste : De l&rsquo;agressivité à la nonchalance de la crise de l&rsquo;arme au fou rire ces personnes sont incapables de gérer leurs émotions comme pouvait l&rsquo;être Émilie c&rsquo;est-à-dire qu&rsquo;on fait un tour au Franprix et puis on fait des courses pour 50 € c&rsquo;est le seul moyen qu&rsquo;on trouve pour pour s&rsquo;apaiser parce que pendant qu&rsquo;on mange au moins on est on pense à rien. </em></p>
<p><em>—Jounraliste : Incapables aussi d&rsquo;accepter l&rsquo;image de leur corps Gwen avait perdu 40 kg pour en reprendre 20 aussitôt à cause de ces crises alimentaires. —Gwen : j&rsquo;avais tout le temps l&rsquo;impression qu&rsquo;on me regardait qu&rsquo;on jugeait que j&rsquo;étais grosse et pas belle et j&rsquo;étais pas bien j&rsquo;allais vide dans l&rsquo;eau. </em></p>
<p><em>—Une psychanalyste interviewée : Dans la boulimie on est vide à l&rsquo;intérieur et on va du coup se remplir dans l&rsquo;urgence jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;on retrouve des sensations alors là on est rassuré parce qu&rsquo;on sent exister.</em></p>
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