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	<title>Des vécus différents &#8211; Centre Catherine Hervais</title>
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	<description>Psychothérapie intensive pour boulimie/anorexie</description>
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	<title>Des vécus différents &#8211; Centre Catherine Hervais</title>
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		<title>Doc : de la boulimie à la délivrance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Hervais]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Oct 2023 21:53:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="row align-middle"  id="row-311187371">

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<h2>Boulimie vomitive ou hyperphagique : comment la guérir ?</h2>
<p>En 1997, j’ai voulu faire un documentaire avec des personnes qui n’étaient plus boulimiques grâce à une approche psy en groupe centrée sur les problèmes d’identité et relationnels. Dans la 1ére partie, grosse émotion en évoquant leur passé de boulimique. Dans la 2è partie, sourires joyeux d’en être sorties.</p>
		</div>
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<div class="video video-fit mb" style="padding-top:56.25%;"><p><iframe title="Les différentes façons d&#039;être addict à l&#039;alimentation" width="1020" height="574" src="https://www.youtube.com/embed/zWAF6a4XW3Y?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></p>
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	<div id="col-250041860" class="col small-12 large-12"  >
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<p>Les témoignages sont tous différents et si semblables en même temps. La veille du tournage, ne sachant pas comment nous allions commencer, j’avais demandé à toutes les personnes qui souhaitaient venir faire ce tournage avec moi de faire une lettre pour décrire leur vie d’avant, lorsqu’elles étaient encore obsédées par la nourriture.</p>
<p>Chacune a lu sa lettre, les larmes aux yeux, tant émotion était grande. Ces lettres sont toutes magnifiques.<br />
J’ai juste choisi ici de retranscrire l’une d’elle, celle de Marie.<br />
Il me semble que dans cette lettre Marie décrit le vécu intérieur de ce que ressentent la majorité des femmes qui ont une addiction alimentaire.</p>
<p><em>« Boulimie quand tu nous tiens. Certains diront « c’est beau d’avoir 20 ans ». Pour ma part, à 20 ans, plus rien n’a compté que manger. Quand j’ai commencé à devenir boulimique, je ne me suis pas demandée pourquoi ni comment cela avait pu m’arriver ? D’ailleurs ce que je vivais n’avait pas de nom. C’était un réflexe de survie pour continuer à vivre cette vie ou tout prenait en même temps un sens et son contraire. Être aimé et ne pas se sentir aimé. Vouloir dire non et s’entendre dire oui à la place. Ne pas avoir envie mais le faire quand même. Marcher et se sentir paralysé. Respirer et s’asphyxier en même temps. Apprendre et oublier dans le même instant… Je me sentais si mal, si bonne à rien, si inutile, face à ces contradictions perpétuelles, comme si j’étais en permanence à côté de la vie, sans pouvoir jamais y prendre ma place. Que faire face à ce vide d’existence ? Se remplir vite et bien, je dirai, engloutir des monceaux de nourriture, tout ce qui me tombait sous la main, qui me donner instantanément la sensation d’être simplement vivante par le simple fait de la saveur des aliments qu’on avale encore et encore sans fin et sans faim. Surtout ne plus s’arrêter pour rester en vie un petit moment de plus. Boulimie tu me tiens, ne me quittes plus. Sans toi c’est la mort, avec toi c’est l’enfer. De la mort, de l’enfer, mon choix est fait. Je veux vivre en enfer. »</em></p>
<h2>Guérir la boulimie vomitive ou hyperphagique par la psychothérapie humaniste</h2>
<p>La guérison de la boulimie vomitive ou hyperphagique est possible grâce à une psychothérapie de groupe de type humaniste. On oublie le passé, on ne parle pas du problème d’addiction mais on regarde ce qui dysfonctionne chez soi au point d’avoir besoin d’une addiction pour vivre. Notons que pour les toxicomanes, c’est aussi une psychothérapie en groupe humaniste qui est la plus indiquée.</p>
<p>La psychothérapie de groupe se démarque comme une méthode particulièrement efficace dans le traitement des addictions psychologiques, offrant un espace sécurisé pour l&rsquo;expression et la guérison. Dans cet article, nous explorerons les avantages et les résultats probants de la psychothérapie de groupe pour les personnes souffrant de boulimie vomitive ou hyperphagique d&rsquo;origine psychologique.</p>
<p>Le récit puissant de Marie met en lumière l&rsquo;efficacité transformative de la psychothérapie de groupe pour les personnes aux prises avec des addictions psychologiques. Cette approche offre un refuge où les individus peuvent partager leurs expériences et émotions, se sentir compris et soutenus, et ainsi entreprendre un voyage vers la guérison. Les sourires joyeux de ceux qui ont surmonté leur boulimie grâce à cette méthode sont le témoignage vivant de la possibilité de transformation. La psychothérapie de groupe se révèle ainsi comme un pilier essentiel dans la lutte contre les addictions psychologiques, apportant un espoir bienvenu à ceux qui cherchent à reconstruire leur identité et leurs relations, et à retrouver une vie épanouie.</p>
		</div>
					</div>

	
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		<title>Malgré une enfance heureuse, c’est la guerre dans sa tête</title>
		<link>https://hervais.com/featured_item/malgre-une-enfance-heureuse-cest-la-guerre-dans-sa-tete/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Hervais]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Oct 2023 21:53:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Trouble de la personnalité borderline Comprendre le trouble de la personnalité borderline n’est pas facile parmi les personnes qui ont une addiction alimentaire. La psychiatrie le définit par un comportement asocial et violent. Cenpendant on peut très bien avoir une personnalité en apparence douce, souriante, socialement bien intégrée et en même temps avoir une structure]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="row align-middle"  id="row-1330518292">

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<h2>Crise de boulimie : Comment s&rsquo;en sortir ?</h2>
<p>En principe les chirurgiens n’acceptent pas de mettre des anneaux gastriques pour diminuer l’estomac des personnes boulimiques hyperphagiques.<br />
Marie Raphaëlle le savait. Mais son addiction la faisait tellement souffrir qu’elle voulait essayer malgré tout et, de ce fait, n’a pas dit au chirurgien qu’elle était boulimique.</p>
<p>Pour elle comme toutes les personnes qui ont une addiction alimentaire, on ne peut pas supprimer l’addiction sans travailler à changer ce qui provoque l’addiction.</p>
		</div>
					</div>

	

	<div id="col-346218966" class="col medium-6 small-12 large-6"  >
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<div class="video video-fit mb" style="padding-top:56.25%;"><p><iframe loading="lazy" title="Malgré une enfance heureuse, c&#039;était la guerre dans ma tête" width="1020" height="574" src="https://www.youtube.com/embed/27zmhgUSBEM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></p>
</div>
		</div>
					</div>

	
</div>
<h2>Trouble de la personnalité borderline</h2>
<p>Comprendre le trouble de la personnalité borderline n’est pas facile parmi les personnes qui ont une addiction alimentaire. La psychiatrie le définit par un comportement asocial et violent. Cenpendant on peut très bien avoir une personnalité en apparence douce, souriante, socialement bien intégrée et en même temps avoir une structure de personnalité borderline avec des troubles, dont l’addiction.</p>
<p>Dans un groupe de psychothérapie, Zoé toute douce, souriante, en apparence heureuse depuis toujours réagit aux propos d’Elisabeth qui se dit malheureuse depuis l’enfance et qu’elle ne pense pas s’en sortir un jour.</p>
<p>Elisabeth et Zoé sont des jeunes femme belles,intelligentes, et douces en apparence mais toutes deux en détresse depuis l’adolescence. Zoé dans cet extrait vidéo raconte:</p>
<p>« En fait, c’est difficile pour moi aujourd’hui, de me souvenir à quel point j’étais mal. C’était la souffrance permanente. C’était la guerre. C’était les bombes qui tombaient autour de moi tous les jours.</p>
<p>« J’ai passé 10 ans de ma vie à faire trois attaques de panique par jour. Les boulimies c’était non-stop. Ma vie c’était la journée des boulimies, la nuit des boulimies.<br />
J’ai dû arrêter deux écoles à cause de ça ; c’était vraiment intense. À l’époque, quand j’étais comme ça, c’était impossible pour moi de m’imaginer qu’un jour ça pourrait être fini.<br />
Il y a une vraie différence aujourd’hui. L’angoisse elle est plus facilement gérable, je ne me sens plus jamais vide. Je m’ennuie très rarement ; même si j’ai plus de boulimie, quand je me sens angoissée, il y a d’autres choses que je peux faire pour me distraire. J’arrive à me distraire de l’angoisse, j’arrive à communiquer avec les autres.<br />
C’est facile. Je n’ai pas besoin de faire des efforts, je n’ai pas besoin de penser à ce que je dis, ce qui était impensable avant.<br />
Avant, même si j’avais passé un bon moment, je rentrais chez moi et je faisais une boulimie.</p>
<p>Il n’y a pas beaucoup de monde qui était aux groupes qui m’a vu comment j’’étais. C’était la catastrophe ; je n’étais même pas malheureuse, c’était pire que ça. J’étais au bord du suicide six fois par jour. La seule raison pour laquelle je ne me suicidais pas, c’était mes parents. Et jusqu’à peu, c’était encore comme ça ; peut-être deux ans, deux ans et demi, que je me disais que je suis tellement malheureuse, je suis tellement triste, si ça va pas mieux, ça ne me dérange pas de mourir.<br />
Et puis, petit à petit, ça change. Aujourd’hui, je suis plutôt contente d’avoir été aussi mal, parce que ça permet d’avoir une ouverture d’esprit tellement plus grande, une souplesse d’esprit tellement plus grande. J’ai gardé tous les bons côtés de ma personnalité : la créativité la sensibilité la finesse, l’intelligence, l’ouverture d’esprit, la curiosité. »</p>
<p>Le trouble de la personnalité borderline est un défi complexe à comprendre, d&rsquo;autant plus lorsqu&rsquo;il se manifeste chez des individus apparemment doux et souriants, tels que Zoé et Elisabeth. Ces deux jeunes femmes, belles, intelligentes, et socialement bien intégrées en apparence, partagent pourtant une histoire de détresse profonde qui remonte à leur adolescence. Leurs expériences révèlent comment ce trouble peut être dissimulé derrière un masque de normalité, souvent masquant une souffrance intérieure dévastatrice.</p>
<p>Zoé, dans son témoignage poignant, nous plonge dans le tourbillon de ses émotions et de son combat contre l&rsquo;addiction alimentaire. Elle décrit une période de sa vie marquée par des attaques de panique incessantes et des épisodes boulimiques ininterrompus. Pour elle, la souffrance était quotidienne, une bataille incessante contre une angoisse envahissante. Elle a dû abandonner ses études à cause de cette lutte intérieure éreintante. À l&rsquo;époque, l&rsquo;idée d&rsquo;un avenir sans souffrance semblait impossible à envisager.</p>
<p>Le trouble de la personnalité borderline est un défi complexe à comprendre, d&rsquo;autant plus lorsqu&rsquo;il se manifeste chez des individus apparemment doux et souriants, tels que Zoé et Elisabeth. Ces deux jeunes femmes, belles, intelligentes, et socialement bien intégrées en apparence, partagent pourtant une histoire de détresse profonde qui remonte à leur adolescence. Leurs expériences révèlent comment ce trouble peut être dissimulé derrière un masque de normalité, souvent masquant une souffrance intérieure dévastatrice.</p>
<p>Zoé, dans son témoignage poignant, nous plonge dans le tourbillon de ses émotions et de son combat contre l&rsquo;addiction alimentaire. Elle décrit une période de sa vie marquée par des attaques de panique incessantes et des épisodes boulimiques ininterrompus. Pour elle, la souffrance était quotidienne, une bataille incessante contre une angoisse envahissante. Elle a dû abandonner ses études à cause de cette lutte intérieure éreintante. À l&rsquo;époque, l&rsquo;idée d&rsquo;un avenir sans souffrance semblait impossible à envisager.</p>
<p>Pourtant, aujourd&rsquo;hui, Zoé et d&rsquo;autres personnes qui vivent avec un trouble de la personnalité borderline témoignent de changements significatifs dans leur vie. La gestion de l&rsquo;angoisse est devenue plus accessible, le vide intérieur s&rsquo;est apaisé, et les comportements autodestructeurs ont cédé du terrain. Zoé exprime avec émotion sa gratitude d&rsquo;avoir persévéré dans sa lutte, car cela lui a permis de développer une ouverture d&rsquo;esprit et une résilience extraordinaires, préservant les aspects positifs de sa personnalité, tels que la créativité, la sensibilité, et l&rsquo;intelligence.</p>
<p>Cette transformation souligne l&rsquo;importance de la prise en charge et du soutien dans la lutte contre le trouble de la personnalité borderline, en particulier dans le contexte de l&rsquo;addiction alimentaire. Les récits de rétablissement comme celui de Zoé inspirent l&rsquo;espoir et rappellent que même lorsque la souffrance semble insurmontable, il existe des ressources et des stratégies qui peuvent aider à surmonter ces défis.</p>
<p>Comprendre le trouble de la personnalité borderline est essentiel pour offrir un soutien adéquat à ceux qui en souffrent, même lorsque l&rsquo;apparence extérieure semble indiquer le contraire. Zoé et Elisabeth, malgré leur apparence souriante, ont traversé des épreuves inimaginables, mais leur courage et leur détermination montrent que la guérison est possible. Cela devrait encourager tous ceux qui luttent contre ce trouble à chercher de l&rsquo;aide, à croire en leur potentiel de rétablissement, et à ne jamais abandonner l&rsquo;espoir d&rsquo;une vie meilleure.</p>
<p><strong>Voici la transcription de la vidéo :</strong></p>
<p>ZOÉ : « J’ai peut-être un truc à dire qui était juste rebondir sur ce que disait Elisabeth.<br />
Elle disait qu’elle avait pensé qu’elle a des symptômes plus intenses.<br />
En fait, c’est difficile pour moi aujourd’hui, de me souvenir à quel point j’étais mal. C’était la souffrance permanente. C’était la guerre. C’était les bombes qui tombaient autour de moi tous les jours.</p>
<p>« J’ai passé 10 ans de ma vie à faire trois attaques de panique par jour. Les boulimies c’était non-stop. Ma vie c’était la journée des boulimies, la nuit des boulimies.<br />
J’ai dû arrêter deux écoles à cause de ça ; c’était vraiment intense. À l’époque, quand j’étais comme ça, c’était impossible pour moi de m’imaginer qu’un jour ça pourrait être fini.<br />
Il y a une vraie différence aujourd’hui. L’angoisse elle est plus facilement gérable, je ne me sens plus jamais vide. Je m’ennuie très rarement ; même si j’ai plus de boulimie, quand je me sens angoissée, il y a d’autres choses que je peux faire pour me distraire. J’arrive à me distraire de l’angoisse, j’arrive à communiquer avec les autres.<br />
C’est facile. Je n’ai pas besoin de faire des efforts, je n’ai pas besoin de penser à ce que je dis, ce qui était impensable avant.<br />
Avant, même si j’avais passé un bon moment, je rentrais chez moi et je faisais une boulimie.</p>
<p>Il n’y a pas beaucoup de monde qui était aux groupes qui m’a vu comment j’’étais. C’était la catastrophe ; je n’étais même pas malheureuse, c’était pire que ça. J’étais au bord du suicide six fois par jour. La seule raison pour laquelle je ne me suicidais pas, c’était mes parents. Et jusqu’à peu, c’était encore comme ça ; peut-être deux ans, deux ans et demi, que je me disais que je suis tellement malheureuse, je suis tellement triste, si ça va pas mieux, ça ne me dérange pas de mourir.<br />
Et puis, petit à petit, ça change. Aujourd’hui, je suis plutôt contente d’avoir été aussi mal, parce que ça permet d’avoir une ouverture d’esprit tellement plus grande, une souplesse d’esprit tellement plus grande. J’ai gardé tous les bons côtés de ma personnalité : la créativité la sensibilité la finesse, l’intelligence, l’ouverture d’esprit, la curiosité. »</p>
<p>CATHERINE : « Tu vois Elizabeth ce qu’elle raconte de son malaise ».</p>
<p>ELISABETH : « Oui, on se dit que tout est possible ». »</p>
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		<item>
		<title>Mon addiction c’était pour me sentir vivant</title>
		<link>https://hervais.com/featured_item/mon-addiction-cetait-pour-me-sentir-vivant/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Hervais]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Oct 2023 21:53:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="row align-middle"  id="row-1359582724">

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<div class="video video-fit mb" style="padding-top:56.25%;"><p><iframe loading="lazy" title="Addiction alimentaire explication et témoignages" width="1020" height="574" src="https://www.youtube.com/embed/kt1h-EIgLWw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></p>
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				<div class="col-inner"  >
			
			
<p>L&rsquo;histoire de cette personne qui a lutté contre une addiction à la rencontre amoureuse et qui a trouvé la clé de sa guérison dans la thérapie de groupe est un témoignage qui met en lumière les mécanismes psychologiques complexes qui peuvent sous-tendre la dépendance à une addiction quelle qu’elle soit.</p>
		</div>
					</div>

	
</div>
<div class="row"  id="row-450671172">

	<div id="col-1796622354" class="col small-12 large-12"  >
				<div class="col-inner"  >
			
			
<h2>Que l’on se fasse vomir ou pas, c’est un enfer. On n’imagine pas la souffrance de ces personnes, car elles ont souvent un.</h2>
<p><em>« Je n’étais as authentique et paradoxalement, j&rsquo;avais un métier dans la communication où j&rsquo;avais aucun problème pour communiquer avec des gens qui étaient souvent des gens avec de très fortes personnalités. Et je me retrouvais des fois en situation dans ma vie personnelle à être complètement dépourvu devant une femme, devant devant ou des amis. Ma communication. J&rsquo;avais la voix qui tremblait. J&rsquo;étais pas. Je faisais semblant, toujours dans le faux self, toujours en représentation. Voilà. Et du fait d&rsquo;avoir suivi cette thérapie de groupe et d&rsquo;avoir été confronté à plein de situations, spécialement dans les jeux de rôles, ça m&rsquo;a énormément apporté.</em></p>
<p>Question : Vous avez quand même une petite addiction, une obsession de la séduction auprès des femmes quand même ?</p>
<p><em>On peut parler d&rsquo;addiction, de vouloir tout le temps séduire?.</em></p>
<p><em>Oui, on peut parler d&rsquo;addiction. J&rsquo;avais surtout la peur de ne pas être aimé.</em></p>
<p><em>Donc vous dites quoi aux gens ? De venir, de pousser la porte d&rsquo;un groupe de thérapie?</em></p>
<p><em>Je dis aux gens surtout de pousser la porte de la thérapie de groupe, de ne pas essayer forcément que les thérapies individuelles qui moi personnellement j&rsquo;ai essayé, m&rsquo;ont absolument rien apporté. Au contraire, je ressentais souvent plus angoissé et déprimé que quand j&rsquo;arrivais. Et en fait, je pense que le groupe permet assez rapidement de faire un vrai travail en profondeur. Et ce qui est d&rsquo;autant plus intéressant, c&rsquo;est qu&rsquo;on ne ressasse pas forcément le passé, mais on regarde vers le futur ».</em></p>
<p>Dans ce témoignage on voit comment la peur de ne pas être aimé peut être à la base de cette addiction.</p>
<p>L’homme qui témoigne ici sur son addiction amoureuse décrit son incapacité à être authentique dans ses relations amoureuses, malgré sa profession dans la communication, où il interagit aisément avec des personnes dotées de fortes personnalités. Cette dissonance entre sa compétence professionnelle et son malaise dans sa vie personnelle témoigne d&rsquo;une profonde divergence entre son vrai moi et le masque qu&rsquo;il endossait dans ses interactions amoureuses. Cette dichotomie est une source majeure de stress et d&rsquo;anxiété pour lui.</p>
<p>Le fait que sa voix tremble et qu&rsquo;il se sente constamment en représentation indique une inadéquation entre son moi authentique et la personne qu&rsquo;il présente aux femmes qu&rsquo;il rencontre. Il semble toujours jouer un rôle, un « faux self », pour satisfaire les attentes supposées de ses partenaires. Cette façade lui permettait peut-être de masquer ses vulnérabilités et ses insécurités, mais cela s&rsquo;accompagnait d&rsquo;une perte de son authenticité.</p>
<p>La révélation la plus importante de son cheminement vers la guérison survient lorsqu&rsquo;il admet que son obsession pour la séduction était en réalité une manifestation de sa peur profonde de ne pas être aimé. Cette prise de conscience est cruciale pour comprendre la nature de son addiction. La peur de ne pas être aimé est une émotion fondamentale qui peut avoir des racines profondes dans le développement personnel de chacun. Elle découle souvent d&rsquo;expériences précoces, comme des rejets, des abandons ou des blessures émotionnelles, qui laissent des cicatrices invisibles.</p>
<p>Dans le contexte de cette addiction à la rencontre amoureuse, la peur de ne pas être aimé s&rsquo;est transformée en une quête obsessionnelle pour la validation extérieure. L&rsquo;individu cherchait en permanence à conquérir le cœur des femmes comme une tentative désespérée de prouver sa propre valeur. Cette recherche constante de validation était une tentative maladroite de combler un vide intérieur, créant un cercle vicieux où chaque nouvelle conquête apaisait temporairement ses angoisses, mais ne pouvait jamais les éradiquer définitivement.</p>
<p>La thérapie de groupe s&rsquo;est révélée être l&rsquo;élément déclencheur de son rétablissement. En entrant dans un environnement thérapeutique collectif, il a été exposé à diverses situations et jeux de rôle qui ont mis en lumière ses schémas de comportement destructeurs. L&rsquo;interaction avec d&rsquo;autres personnes dans un cadre thérapeutique a permis de refléter son propre fonctionnement et de lui fournir des retours d&rsquo;information honnêtes et bienveillants.</p>
<p>Le groupe a agi comme un miroir social, reflétant ses comportements inauthentiques et l&rsquo;impact de ses actions sur les autres. Ce miroir a été essentiel pour le guider vers l&rsquo;authenticité, car il a dû faire face aux conséquences de ses actions tout en bénéficiant du soutien du groupe pour apaiser ses craintes profondément enracinées de ne pas être aimé. L&rsquo;acceptation et l&rsquo;amour inconditionnel des autres membres du groupe ont contribué à réduire sa peur de ne pas être aimé, lui permettant de commencer à s&rsquo;aimer lui-même et à s&rsquo;accepter pour ce qu&rsquo;il est vraiment.</p>
<p>La thérapie de groupe offre plusieurs avantages qui ont été cruciaux pour le rétablissement de cet individu. Tout d&rsquo;abord, elle permet une confrontation directe avec les problèmes, car les interactions en groupe reproduisent souvent les dynamiques interpersonnelles réelles. Les jeux de rôle et les discussions en groupe ont exposé son comportement inauthentique de manière plus immédiate et concrète que des séances de thérapie individuelle. Ensuite, le groupe offre un soutien continu et une validation émotionnelle, ce qui a contribué à atténuer ses insécurités. Le fait de savoir qu&rsquo;il n&rsquo;était pas seul dans sa lutte l&rsquo;a aidé à briser le cycle de l&rsquo;addiction.</p>
<p>De plus, la thérapie de groupe encourage souvent une perspective tournée vers l&rsquo;avenir. Plutôt que de s&rsquo;enfoncer dans une introspection excessive sur le passé, les membres du groupe sont encouragés à envisager comment ils peuvent s&rsquo;améliorer et grandir à l&rsquo;avenir. Cette orientation vers le futur a aidé cet individu à se concentrer sur la construction d&rsquo;une vie authentique et épanouissante, plutôt que de rester prisonnier de son addiction.</p>
<p>L&rsquo;histoire de cet individu souligne l&rsquo;importance de la compréhension des aspects psychologiques profonds qui sous-tendent les addictions, en particulier celles liées à la recherche constante d&rsquo;amour et de validation. Sa guérison a été facilitée par la thérapie de groupe, qui lui a permis de confronter ses comportements inauthentiques, de réduire sa peur de ne pas être aimé et de trouver un soutien essentiel dans un environnement thérapeutique collectif. Cette histoire témoigne de la puissance de la thérapie pour aider les individus à surmonter leurs dépendances et à se réconcilier avec leur moi authentique.</p>
<h2>L’addiction c’était pour se sentir vivant</h2>
<p>Boulimie et vie sexuelle. Parmi les témoignages que vous verrez dans cette vidéo il y a celui de cet homme, 50 ans, metteur en scène, qui avait une addiction au sexe. Il ne brutalisait pas les femmes, n’était en aucun cas discourtois, mais à peine avait-il amorcé une rencontre avec une femme qui lui plaisait qu’il en était rapidement fatigué. Ce qu’il aimait c’était les sensations fortes de la première fois qu’il multipliait à l’infini. Il a entamé une psychothérapie de groupe pour essayer de sortir de ce schéma dont il supposait que c’était lié au besoin addictif de plaire.</p>
<p>Cependant, il a pris conscience que cette dépendance nuisait à sa vie, à ses relations et à son bien-être général. C&rsquo;est à ce moment-là qu&rsquo;il a décidé de faire face à son problème. Sa démarche de recherche de réponses l&rsquo;a conduit à une psychothérapie de groupe, où il a pu explorer les racines de son addiction et travailler sur les mécanismes sous-jacents qui la soutenaient.</p>
<p>La psychothérapie de groupe s&rsquo;est avérée être un catalyseur de guérison pour lui. Il a eu l&rsquo;occasion de partager ses expériences et ses peurs avec d&rsquo;autres personnes confrontées à des luttes similaires. Il a découvert qu&rsquo;il n&rsquo;était pas seul dans son combat, ce qui lui a donné du courage et de la détermination pour changer. Au fil des séances, il a commencé à comprendre que son addiction au sexe n&rsquo;était qu&rsquo;une tentative désespérée de combler un vide émotionnel, une quête maladroite pour se sentir vivant.</p>
<p>Ce processus de réflexion profonde l&rsquo;a aidé à remettre en question ses motivations et à chercher d&rsquo;autres moyens plus sains de redécouvrir la vie. Il a appris à se reconnecter avec lui-même, à cultiver des relations plus authentiques, et à explorer des passions qui lui apportaient un sentiment de réalisation bien plus profond que les fugaces sensations procurées par son addiction.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, cet homme est en rémission, et son témoignage inspire de nombreuses personnes qui luttent contre des dépendances similaires. Son parcours montre que la guérison est possible, que l&rsquo;on peut trouver un sens plus profond à la vie en faisant face à ses démons intérieurs et en cherchant des réponses authentiques à nos questions existentielles. Son histoire rappelle à chacun d&rsquo;entre nous que nous avons la capacité de nous réinventer et de trouver la vraie signification de notre existence, même dans les moments les plus sombres.</p>
<p>Dans le tumulte de la vie moderne, chaque être humain cherche à donner un sens à son existence. Pour certains, cela se traduit par une quête perpétuelle de sensations fortes, une recherche éperdue du frisson de l&rsquo;inconnu. Parmi ces âmes errantes, se trouve un homme anonyme, dont l&rsquo;addiction aux premières rencontres sexuelles a façonné sa vie de manière inattendue.</p>
<p>L&rsquo;histoire de cet homme est un voyage tumultueux à travers les méandres de la psyché humaine, une exploration des profondeurs de la dépendance et une recherche constante de la vérité derrière une obsession sexuelle apparemment inextinguible.</p>
<p>Il est important de noter que cette histoire est une représentation anonyme d&rsquo;une réalité partagée par de nombreuses personnes à travers le monde. L&rsquo;addiction au sexe, bien que souvent stigmatisée, est un trouble sérieux qui affecte la vie quotidienne de ceux qui en souffrent.</p>
<p>Notre protagoniste, un homme d&rsquo;une quarantaine d&rsquo;années, a toujours été un amoureux de la vie, assoiffé de nouvelles expériences et de sensations fortes. Les rencontres sexuelles étaient pour lui une porte vers l&rsquo;inconnu, un moyen de se sentir vivant. Chaque nouveau contact, chaque nouveau visage, était une aventure à part entière, et il se livrait corps et âme à cette quête insatiable.</p>
<p>Cependant, au fil des ans, cette recherche constante d&rsquo;excitation l&rsquo;a peu à peu englouti. Ce qui avait commencé comme une quête innocente pour élargir ses horizons s&rsquo;est transformé en une obsession dévorante. Les premières rencontres sexuelles étaient devenues une drogue, une addiction difficile à contrôler. Il n&rsquo;était plus en mesure de construire des relations durables, de maintenir des amitiés solides, ou même de se concentrer sur sa carrière.</p>
<p>C&rsquo;est alors qu&rsquo;il a réalisé qu&rsquo;il était prisonnier de ses propres désirs, que son addiction aux premières rencontres sexuelles l&rsquo;avait aliéné du reste du monde. Il avait atteint un point de non-retour où il ne se sentait vivant que pendant ces moments éphémères et fugaces. Le reste de sa vie était devenu une quête vide et sans but.</p>
<p>La prise de conscience fut le premier pas vers la guérison. Il a décidé de faire face à son addiction, de rechercher de l&rsquo;aide et de reprendre le contrôle de sa vie. La thérapie est devenue son refuge, où il pouvait enfin explorer les racines profondes de son problème. Il a découvert que derrière son obsession sexuelle se cachaient des blessures émotionnelles non résolues, des peurs et des doutes qu&rsquo;il avait toujours évités.</p>
<p>La thérapie lui a permis d&rsquo;acquérir des outils pour faire face à ses émotions et à ses impulsions. Il a appris à se connaître, à reconnaître ses déclencheurs, et à prendre du recul par rapport à ses désirs immédiats. Au fil du temps, il a également découvert l&rsquo;importance de construire des relations authentiques, basées sur la confiance et la communication.</p>
<p>Le chemin vers la guérison n&rsquo;a pas été facile. Il y a eu des rechutes, des moments de désespoir, mais il a persévéré. Petit à petit, il a commencé à voir la vie sous un nouveau jour. Il a trouvé de la joie dans les choses simples, dans les relations significatives, et a découvert un sens plus profond à son existence que les frissons éphémères des premières rencontres sexuelles ne pouvaient jamais lui offrir.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, notre protagoniste est en rémission, ayant surmonté son addiction au sexe. Son histoire est un témoignage de la force de la volonté humaine et de la capacité à se réinventer. Il a redécouvert la véritable signification de la vie, celle qui réside dans les liens humains, la croissance personnelle et la quête d&rsquo;une satisfaction profonde et durable.</p>
<h2>Comment soigner l’addiction alimentaire ?</h2>
<p>La plupart des traitements pour soigner l’addiction soignent en réalité les symptômes d’un problème psychologique.</p>
<p>Bien que chaque personne soit unique, on peut observer que celles qui ont une addiction alimentaire sévère partagent parfois avec d’autres le sentiment de ne pas se sentir tout à fait vivant. L’addiction est pour eux une sorte de béquille qui leur permet de s’accrocher à la vie.</p>
<p><strong>Voici le texte de son témoignage :</strong></p>
<p>« Il y a quelques années, une journaliste d’une grande chaîne de télévision voulait faire un reportage sur la boulimie anorexie pour le journal de cette chaîne. Elle m’avait demandé si j’accepterais qu’elle vienne filmer les gens, et les interviewer. Je lui ai dit oui, à condition que, pour une fois, on ne montre pas le côté trash de l’histoire, c’est-à-dire, les gens qui mangent énormément, qui se font vomir, ou alors qui mangent toute la journée sans faire de grosses crise. Enfin, ne pas montrer le décor, mais montrer l’envers du décor, à savoir : le problème d’identité qui était sous-jacent.</p>
<p>– Journaliste : Dans le déni depuis l’adolescence, pour eux c’était juste un problème alimentaire. Et puis un jour, les spécialistes leur expliquent que c’est la conséquence d’un trouble de l’identité.</p>
<p>– Témoin A : je n’avais absolument pas fait le rapprochement que c’était mes problèmes sociaux qui ont engendré les crises de boulimie, alors que la maladie c’est une maladie émotionnelle. Ce n’est pas le problème de manger en fait ».</p>
<p>– Témoin B : Parce que je me sentais absent, la faite de me gaver et de me vider, je sentais dans mon corps que quelque chose bougeait, donc j’étais présent.</p>
<p>– Journaliste : ici dans cette thérapie de groupe, on apprend à être soi-même face aux autres.</p>
<p>– Catherine : On apprend à être soi-même ; on n’a pas besoin de revenir sur son passé. On va partir de nos émotions authentiques.</p>
<p>– Témoin C : je suis venue, terrorisée par le monde extérieur. Quand je suis arrivée, je me suis dit je ne pourrai jamais m’exprimer, jamais ne faire une phrase avec sujet verbe et complément. Que c’était au-dessus de mes forces. Puis voilà, c’est arrivé. Un jour j’ai pu m’exprimer, j’allais mieux et je n’étais plus boulimique.</p>
<p>– Journaliste : qu’est ce qui a changé pour vous ?</p>
<p>– Témoin D : c’est toute ma vie qui a basculé. C’est toute ma vision du monde qui a changé. J’avais une vision qui était complètement erronée. Qui n’était pas bonne. J’interprétais tout ce qu’on me disait, tout était mauvais, et moi j’avais envie d’être très méchante, avec tout le monde. Et puis un jour, je me suis réveillée c’était moi le problème. J’ai compris que j’avais à travailler tout ça, comme un basculement à 360 degrés.</p>
<p>– Journaliste : Qu’est-ce que vous avez envie de dire aux gens qui ont un problème addictif, pas forcément lié à la nourriture, d’ailleurs ?</p>
<p>– Témoin D : Je pense qu’on est tous un peu pareil. Même si la bouffe, la clope, l’alcool… on a tous un socle commun dans l’addiction, c’est un gros mal-être. On cherche tous quelque chose, on cherche tous à être aimés. En fait, on peut aimer la vie autrement que par la drogue enfin voilà on peut faire d’autres choses que ça, que des plaisirs futiles qui nous aident sur le moment. Il y a d’autres choses pour aider, il y a plein d’autres choses.</p>
<p>– Journaliste : la thérapie est finie ou elle est en cours ?</p>
<p>– Témoin D : j’ai dû la finir il y a 1 an. Mais toute ma vie, je vais continuer à bosser, ça n’est pas fini.</p>
<p>– Journaliste : est-ce que ça n’a pas changé votre personnalité ?</p>
<p>– Témoin D : Non, je suis toujours la même. Par contre, mes proches, ceux qui me connaissent bien, ils ont vu le changement. Je suis passée de quelqu’un de très colérique à quelqu’un d’à peu près normal. Ce qui peut même parfois déstabiliser j</p>
<p>– Journaliste : Vous n’avez gardé que le meilleur ?</p>
<p>– Témoin D : oui, j’ai gardé surtout ma spontanéité, que j’avais peur de perdre pendant la thérapie mais que j’ai façonné sans que ça gène tout le monde.</p>
<p>– Témoin E : Face à un psychologue, c’est assez facile. Mais là, face au groupe, on travaille sur qui on est. On travaille la posture, le rythme, le regard, le ton de la voix, la spontanéité, l’authenticité… tout ce qui passe au travers de notre corps et dans notre discours, qui est inconscient et qui est totalement perçu par l’autre.</p>
<p>– Témoin F : c’est pour la première fois de ma vie où je m’aime vraiment. Après avoir connu des années des années où je me suis haïe tellement fort, que je ne supportais pas mon reflet dans le miroir, que c’était la maladie mentale. Je ne savais pas d’où ça venait ni comment, mais c’est parti. C’est le groupe qui qui m’a appris ça.</p>
<p>– Témoin E : Je me sens plus ancrée, plus présente.</p>
<p>– Journaliste : Dans votre comportement qu’est ce qui est plus authentique ?</p>
<p>– Témoin E : l’écoute. Avant, j’étais tout le temps dans mon métier de psychologue. C’était toujours un peu compliqué pour mes amis, parce qu’ils me voyaient comme la psychologue, tout le temps. Maintenant, une fois que je sors du bureau je peux être moi, sans toujours être dans l’intellectualisation. C’est un cadeau qu’on se fait, peu importe si on est une personnalité addictive.</p>
<p>– Journaliste : aider les personnalités addictives c’est plus un travail que vous faites maintenant ?</p>
<p>– Témoin E : ce que j’apprends ici, je le transmets tous les jours, à n’importe lequel de mes patients, mes parents, la famille. C’est des principes de vie au-delà de travailler, de se comprendre, de communiquer entre membres de la famille, chacun peut en bénéficier, tous les outils acquis servent à tout le monde.</p>
<p>– Journaliste : vous, vous n’étiez pas authentique ?</p>
<p>– Michel : paradoxalement dans la communication professionnelle, avec de fortes personnalités, je n’avais aucun problème pour communiquer. Mais je me retrouvais des fois en situation, dans ma vie personnelle, à être complètement dépourvue de mots, devant une femme, avec mes amis, je faisais semblant. J’avais la voix qui tremblait, j’étais toujours dans le faux-self, en représentation. D’avoir suivi cette thérapie de groupe, la situation est spécialement envie de drôle ça m’a énormément apporté.</p>
<p>– Journaliste : vous avez quand même une addiction, l’ obsession de plaire aux femmes.</p>
<p>– Michel : surtout la peur d’un pas être aimé.</p>
<p>– Journaliste : que dites-vous aux gens ? de venir, de pousser la porte des groupes ?</p>
<p>– Michel : personnellement je pense que le groupe permet de rééduquer, de faire un travail de l’intérieur.</p>
<p>– Témoin E : La thérapie intensif sur deux jours, de 8h à 20h, ça permet de travailler sur des processus intensifs, qu’on n’a jamais le temps de travailler en une heure, en thérapie individuelle.</p>
<p>– Journaliste : c’est le côté émotionnel qui est travaillé ici ?</p>
<p>– Témoin E : complètement. Ici, on travaille sur qui on est. Quand on parlait de communication tout à l’heure, elle n’est pas que verbale. C’est pour 90% ce qui se passe au travers du non verbal, par la posture, l’apparence, le regard, le temps de la voix, la spontanéité, et tout ce qui passe au travers de notre corps. Par notre discours inconscient, qui est totalement perçu par l’autre.</p>
<p>– Catherine : quand nous avons créé boulimie.fr, en 2003, mes collaborateurs et moi-même avions à cœur de montrer que derrière une addiction sévère ce cache une personnalité atypique. Vous trouverez dans ce site, une foule d’articles qui vous expliqueront toutes les problématiques que vous pouvez rencontrer en tant que personnalités atypique. Ce n’est pas grave d’avoir une personnalité atypique, on peut être très rigolo pour les autres et on se sent très libre de ne pas être comme tout le monde. Par contre, pour réussir à être heureux avec une personnalité atypique la Thérapie qu’il vous faudra faire ce ne sera pas la Thérapie qui convient aux névrosés. Il vous faudra trouver de préférence une thérapie de groupe parce que ça travaille vraiment la relation. Et si vous ne trouvez pas de thérapie de groupes, il faudra trouver un thérapeute qui accepte de travailler avec vous le relationnel. Qui je suis moi en face de vous ? Qui vous êtes-vous en face de moi ? Qu’est-ce qui me plaît chez vous ? Je vais vous le dire. Qu’est-ce qui ne me plaît pas chez vous ? je vais vous le dire aussi, mais aussi, quand je vous dérange. Dites-moi aussi quand mes propos vous paraissent dérangeants, et aussi ce qui ne vous convient pas chez moi. Bref, faire en individuel de la relation une thérapie. Après cela, vous n’aurez plus honte d’être vous-même, vous vous sentirez atypique mais capable de rencontrer les gens, sans jouer un personnage.</p>
<p>– Pour finir, quand vous réussit à faire tout ce travail la, c’est plutôt sympa d’avoir une personnalité atypique, parce que les gens adorent rencontrer des personnalités atypiques. Et puis vous finirez par dire comme Daniel TAMMET, qui a écrit un livre et qui a réussi à vivre une histoire d’amour heureuse malgré son autisme : « Maintenant je suis bien dans ma peau est bien parmi les autres. »</p>
<hr />
<p>Son récit nous rappelle que même dans les moments les plus sombres de la dépendance, il y a toujours de l&rsquo;espoir, et que la véritable guérison commence lorsque nous trouvons le courage de faire face à nos démons intérieurs. L&rsquo;addiction peut sembler insurmontable, mais avec le bon soutien et la bonne volonté, il est possible de trouver un chemin vers la rémission et vers une vie plus épanouissante.</p>
<p>L&rsquo;histoire de cet homme de 50 ans, metteur en scène, est un récit puissant et poignant de lutte contre une addiction au sexe. Une addiction qui ne se manifestait pas par des comportements abusifs envers les femmes, mais par une recherche constante de nouvelles expériences et de sensations fortes, principalement lors des premières rencontres. Pour lui, l&rsquo;addiction au sexe était devenue un moyen de se sentir vivant, de combler un vide, ou peut-être de fuir d&rsquo;autres questions existentielles.</p>
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		<title>J’ai encore en mémoire la fille que j’étais avant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Hervais]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Oct 2023 21:53:57 +0000</pubDate>
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<p>Elle avait été diagnostiquée haut potentiel, une étiquette qui, pour beaucoup, évoque l&rsquo;idée d&rsquo;une intelligence exceptionnelle et de réussite. Cependant, derrière cette façade brillante, se cachait une profonde souffrance qu&rsquo;elle tentait de calmer avec une addiction alimentaire.</p>
<p>Ce témoignage vidéo rend compte de la manière dont une personne peut <strong>lutter contre la boulimie malgré un diagnostic de haut potentiel</strong>, en s&rsquo;appuyant sur un groupe de soutien et diverses thérapies.</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>C. J’ai encore très en mémoire la Clémentine que j’étais en venant à mon premier groupe. Et j’ai beaucoup de bienveillance pour elle, parce que ça a été dur pour moi de venir. J’étais dans une telle souffrance et un tel mal-être, qu’en fait, je ne me suis pas posé la question d’avoir peur ou pas (du groupe).<br />
Il fallait faire quelque chose et la solution, après avoir tout tenté comme un peu vous toutes et vous tous, la seule nouvelle solution que j’avais c’était ça.</p>
<p>Et les groupes ça m’a permis ça aussi. Ça m’a permis de sortir de cet état d’esprit très centré sur moi-même pour m’ouvrir aux autres et à ce qu’ils vivaient.</p>
<p>Parce que comme on l’a beaucoup dit, on se sent extrêmement seul. On a tout pour être heureux et on l’est pas. Et je crois que, pour moi, c’était ça qui était plus une souffrance que la boulimie. Et qu’en fait on n’est pas tout seul.</p>
<p>Et le premier choc que j’ai eu en mettant les pieds ici c’est de me retrouver avec des gens qui parlaient la même langue, qui savaient aussi bien que moi cacher que ça n’allait pas. C’est pour ça peut être que je me sentais si seule à l’extérieur. Et en fait j’ai réalisé que on était beaucoup, que les gens que je rencontrais, ils étaient géniaux et donc y’a pas de raison, que moi finalement j’ai été forcément bien. Donc ça a été dès le premier groupe.</p>
<p>Je rejoins ton idée de renaissance aussi. La première claque dans la figure quoi.<br />
La seconde qui a suivi très vite, c’est que, du coup, ça m’a permis de casser toutes mes croyances.</p>
<p>Je pensais très bien me connaître. Je pensais être quelqu’un de gentil qui se remet en question, mais finalement, en fait, j’étais persuadée de plein de choses… Alors je ne suis pas quelqu’un de méchant, mais j’ai finalement j’étais quand même très sûre de moi sur certains aspects et tellement en train de douter, sur d’autres. Donc peut être dans un paradoxe constant, ça m’empêchait d’avancer de savoir qui j’étais. Donc très vite dans les groupes, ce qui est apparu au bout de peut-être une petite dizaine, c’est d’avoir le sentiment, en en ayant cassé toutes mes croyances, en ayant joué le jeu de laisser les choses venir et de fonctionner non plus en « je dois » « il faut que » … En fonctionnant en « j’ai envie de », je n’ai pas envie de » ça m’a permis de découvrir qui j’étais finalement, de créer une identité, et du coup de créer de l’estime de moi-même que j’avais pas avant.</p>
<p>Avant j’avais confiance en moi parce que la société, ma famille, mes amis me reflétaient ça. Voilà certaine réussite sociale etcetera. Mais comment ça se faisait que malgré tout ça je sois si malheureuse si désemparée, avec envie de mourir tous les jours, sans pour autant le faire.</p>
<p>CH : c’était quoi ta réussite sociale, est ce que c’est du tu peux le dire ?<br />
C. Bah c’est d’avoir été de première de la classe à chaque fois à l’école, avoir réussi avec mention mon bac, d’avoir fait des bonnes études, avoir un master très sélectif, de commencer à travailler, avoir une belle carrière qui se profile, les propositions d’emploi en étant à peine diplômée. Et puis dans le sport aussi.</p>
<p>Et en fait, à travers tes groupes, j’ai réalisé que ce n’était pas moi. Et tu vois, aujourd’hui, j’ai repris des études. Je fais des études de psychologie. C’est ce que en fait j’ai toujours voulu faire et que je n’assumais pas, parce qu’on attendait autre chose de moi. Ou alors pire, je croyais qu’on attendait ça de moi et en fait non, pas forcément, c’était ces croyances que j’avais dans la tête toute seule, en me disant que mes parents attendent ça de moi. Pour réussir dans la vie il faut que je fasse ça, et en fait personne n’attend rien de moi.</p>
<p>Ça rejoint ce qu’on disait ce matin. Donc si je veux être heureuse, c’est entre mes mains.<br />
Donc cette thérapie m’a aussi beaucoup responsabilisée.</p>
<hr />
<h2>Haut Potentiel : Un cadeau et un défi</h2>
<p>Le haut potentiel, également connu sous le nom de surdouance, est souvent associé à des capacités intellectuelles hors du commun. Les individus dotés de ces caractéristiques sont généralement doués dans divers domaines et peuvent exceller académiquement ou professionnellement. Cependant, ce diagnostic peut également apporter son lot de défis, notamment des sensibilités accrues, une intensité émotionnelle, et une tendance à l&rsquo;auto-critique.</p>
<h2>Les racines de la boulimie</h2>
<p>Malheureusement, le haut potentiel peut également être lié à des troubles de l&rsquo;alimentation tels que la boulimie hyperphagique qui cachent un trouble de l’identité. En plus, la pression pour réussir, les attentes élevées, et la quête constante de perfection peuvent devenir accablantes quand on a une personnalité hypersensible.. Dans le cas de notre protagoniste, la boulimie était devenue un moyen de faire face à ces pressions. Les crises alimentaires lui offraient un répit temporaire à sa douleur intérieure.</p>
<h2>La quête de la guérison</h2>
<p>Face à l&rsquo;addiction alimentaire qui la consumait, elle chercha désespérément la guérison. Elle consulta plusieurs thérapeutes au fil des années, essayant diverses approches pour vaincre sa boulimie. Malgré tous ses efforts, la boulimie continuait à exercer un contrôle dévastateur sur sa vie.</p>
<p>Puis vint le jour où elle entendit parler d&rsquo;un groupe de psychothérapie humaniste pour les personnes luttant contre les troubles alimentaires. La perspective de partager ses luttes avec d&rsquo;autres, même des inconnus, était une lueur d&rsquo;espoir dans l&rsquo;obscurité qui l&rsquo;entourait. Elle décida de franchir le pas, sans même ressentir de peur, car son désir de guérison l&#8217;emportait sur tout le reste.</p>
<h2>L&rsquo;importance du groupe de psychothérapie</h2>
<p>Rejoindre ce groupe de psychothérapie s&rsquo;est avéré être un tournant décisif dans sa vie. Elle découvrit que, bien que son haut potentiel puisse la rendre unique, elle n&rsquo;était pas seule dans sa lutte contre la boulimie. Les autres membres du groupe partageaient des expériences similaires, et ensemble, ils se soutenaient mutuellement sur le chemin de la guérison.</p>
<p>Les réunions du groupe de de psychothérapie étaient un espace sûr où elle pouvait s&rsquo;exprimer librement, sans crainte de jugement. Elle commença à comprendre que la boulimie n&rsquo;était pas un signe de faiblesse, mais une réaction à des émotions profondément enfouies. Le groupe lui offrit des outils pour mieux gérer ses émotions et des stratégies pour faire face aux crises alimentaires.</p>
<h2>Combiner les thérapies avec des repères philosophiques</h2>
<p>En parallèle, elle poursuivit ses séances individuelles de thérapie, mais cette fois avec un objectif renouvelé. Elle était plus ouverte à explorer les racines de sa personnalité et à travailler sur les aspects émotionnels de sa vie qui la poussaient vers cette addiction. Les progrès étaient lents, mais constants.</p>
<p>Les membres du groupe de soutien étaient des repères dans cette bataille. Ils partagèrent des ressources, étaient comme des miroirs de ce qu’elle ressentait ou pas, et décodaient au fur et à mesure de la thérapie  chaque petite victoire avec elle. L&rsquo;effet miroir ne pouvait être sous-estimé.</p>
<h2>La guérison et l&rsquo;espoir renouvelé</h2>
<p>Au fil du temps, les crises alimentaires se firent de plus en plus rares. Elle apprit à mieux gérer son haut potentiel, à canaliser son énergie intellectuelle dans des activités qui la passionnaient, tout en prenant soin de sa manière de communiquer et de celles de ses émotions qui reposaient sur des pensées qui ne correspondaient pas à sa réalité dans le  présent.</p>
<p>La boulimie, qui avait été son refuge pendant tant d&rsquo;années, perdit son emprise sur elle. Elle avait trouvé un nouvel équilibre, non seulement dans sa relation avec la nourriture, mais aussi dans sa vie en général. La guérison était un processus continu, mais elle était sur la bonne voie puisque l’obsession de la nourriture ne la tourmentait plus du tout. Exceptionnellement elle faisait des boulimies choisies et non plus imposées par la pression pour se calmer.</p>
<p>Cette histoire met en lumière la complexité de la relation entre le haut potentiel et la boulimie. Le diagnostic de haut potentiel peut être à la fois un atout et un fardeau, et la pression qui l&rsquo;accompagne peut malmener une personnalité hypersensible au point de trouver refuge dans l’addiction. Cependant, il est crucial de se rappeler que la guérison est possible, même pour ceux qui portent cette étiquette.</p>
<p>La puissance d&rsquo;un groupe de psychothérapie, combiné à une surveillance médicale peut faire toute la différence. Cette personne, qui avait désespérément besoin d&rsquo;échapper à la boulimie, a trouvé une nouvelle lueur d&rsquo;espoir en osant la confrontation aux autres. Elle a démontré que, quel que soit votre diagnostic, il existe des moyens de surmonter les défis et de retrouver une vie épanouissante.</p>
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