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	<title>Décryptage du mois &#8211; Centre Catherine Hervais</title>
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	<description>Psychothérapie intensive pour boulimie/anorexie</description>
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	<title>Décryptage du mois &#8211; Centre Catherine Hervais</title>
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		<title>Guérir de la boulimie vomitive ou hyperphagique en groupe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Hervais]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Feb 2024 12:42:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptage du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Psychothérapie]]></category>
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<h2><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter wp-image-35665 size-large" src="https://hervais.com/wp-content/uploads/2024/02/boulimie-sen-sortir-groupe-1024x620.jpeg" alt="boulimie et hyperphagie, travail sur soi en groupe pour enfin se sentir exister" width="1024" height="620" title="Guérir de la boulimie vomitive ou hyperphagique en groupe 1" srcset="https://hervais.com/wp-content/uploads/2024/02/boulimie-sen-sortir-groupe-1024x620.jpeg 1024w, https://hervais.com/wp-content/uploads/2024/02/boulimie-sen-sortir-groupe-300x182.jpeg 300w, https://hervais.com/wp-content/uploads/2024/02/boulimie-sen-sortir-groupe-768x465.jpeg 768w, https://hervais.com/wp-content/uploads/2024/02/boulimie-sen-sortir-groupe.jpeg 1044w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></h2>
<h2>Guérir de la boulimie ou de l’hyperphagie en groupe</h2>
<p>La boulimie et l’hyperphagie persistent souvent malgré tous les efforts.<br data-start="544" data-end="547" />Elles apaisent quand on se sent en décalage avec son corps, avec soi-même et avec les autres.<br data-start="640" data-end="643" />S’en sortir passe par un travail en groupe, où l’on peut enfin se sentir exister dans un rapport authentique aux autres.</p>
<p>Beaucoup de gens désespèrent après avoir essayé plusieurs approches psychothérapeutiques. Ils ont constaté du mieux dans la compréhension d&rsquo;eux-mêmes mais pas sur l&rsquo;obsession de la nourriture qui elle, n&rsquo;a pas bougé. Et difficile quand on a l&rsquo;obsession de maîtriser sa volonté. D&rsquo;où la question: « est-ce qu&rsquo;on guérit de la boulimie ou de l&rsquo;hyperphagie quand c&rsquo;est plus fort que soi?</p>
<p>Peut-être pas si vous cherchez à la supprimer sans l&rsquo;avoir remplacée par les ressources identitaires qui vous manquent.. En effet, la boulimie vient apaiser un mal être profond. Même si vous avez tout pour être heureux, vous vous sentez en décalage avec les autres et pas tout à fait dans votre vie. Supprimer la boulimie alors qu&rsquo;elle est la seule chose qui vous permet de lâcher prise, de vous sentir compllètement détendu, de ne plus penser à rien ce n&rsquo;est pas possible tant que vous n&rsquo;auraiez pas trouvé en vous un épanouissement suffisant qui vous permet de vous détendre de la même façon sans avoir  recours à une addiction alimentaire.</p>
<h1>Le titre « Guérison de la boulimie » n&rsquo;est peut-être pas approprié.</h1>
<p>Psychologiquement parlant, la boulimie n&rsquo;est pas une maladie mais un problème d&rsquo;identité qui peut se régler avec une psychothérapie adaptée. Cela signifie que, même si on a réussi dans la vie, on ne fonctionne pas avec ses propres repères mais avec ceux qu&rsquo;on a appris ou qu&rsquo;on s&rsquo;est soi-même appris pour s&rsquo;adapter à son environnement affectif lorsqu&rsquo;on était tout petit. Plus attentif à s&rsquo;adapter à la personne nourricière qu&rsquo;à découvrir son propre univers, le bébé grandit avec une personnalité qui, au final, fonctionne socialement mais n&rsquo;est pas la sienne.</p>
<h2>La Boulimie, Un Symptôme d&rsquo;un Conflit d&rsquo;Identité</h2>
<p>Quand la boulimie est trop extrême, trop fréquente, elle peut, en revanche, créer des maladies physiques, psychologiques et, dans ce cas, elle nécessite l&rsquo;accompagnement de la médecine ou de la psychiatrie pour soulager les troubles organiques ou les angoisses trop intenses. On voit parfois des boulimiques qui ont trop souvent recours aux vomissements et peuvent être aussi maigres que des anorexiques, ce qui peut attenter à leur vie et nécessiter un suivi médical. Au contraire, des personnes hyperphagiques grossissent à vue d&rsquo;œil et ne savent pas s&rsquo;arrêter parce qu&rsquo;elles sont en dépression et ne sont plus capables de faire l&rsquo;effort de suivre des régimes ou de faire du sport pour perdre le poids qu&rsquo;elles ont pris en excès. Dans ce cas, elles ont besoin d&rsquo;un traitement psychiatrique pour dépression. Il est rare qu&rsquo;une personne boulimique ou souffrant d&rsquo;hyperphagie devienne obèse. Quand c&rsquo;est le cas, c&rsquo;est un signe de dépression en général.</p>
<h1>Repenser la Guérison : Psychothérapie et Reconstruction Identitaire</h1>
<p>« Guérir de la boulimie » n&rsquo;est donc sans doute pas le titre approprié pour cet article qui devrait plutôt s&rsquo;appeler « Sortir de la boulimie ». En effet, la boulimie n&rsquo;est pas une maladie mais, au contraire, une pulsion de vie. On se sent vide, on se sent seul même parmi les autres, on ne se sent pas dans sa vie ni dans son corps et le traitement qui s&rsquo;impose est un traitement de la personne face à son identité. Il convient de tout reprendre à zéro, même adulte, de traquer tout ce qu&rsquo;on fait pour s&rsquo;adapter à l&rsquo;autre ou, au contraire, se rebeller. S&rsquo;adapter, se rebeller, ce n&rsquo;est pas être soi mais c&rsquo;est fonctionner avec les valeurs des autres.</p>
<h2>La Psychothérapie Relationnelle : Clé de la Véritable Guérison</h2>
<p>Pour apprendre à entrer dans sa propre vie, il faut une psychothérapie, ou plus exactement un exercice relationnel où le psy est avant tout une personne avec qui il sera possible d&rsquo;explorer la relation sans chercher à plaire à l&rsquo;autre ni à se rebeller mais en étant attentif à tout ce qui fait partie de soi. Quand on a un élan, une envie soudaine, une pensée qui s&rsquo;impose malgré soi sans réfléchir, il faut être capable de l&rsquo;exprimer sans tabou. Inversement, le psy doit pouvoir exprimer ce qu&rsquo;il ressent sans être attentif à « protéger » la personne qui a besoin d&rsquo;apprendre la relation. Elle a besoin de savoir quand elle blesse, quand elle est trop dans la séduction, comment elle peut dire les choses qu&rsquo;elle ressent authentiquement sans être agressive&#8230; La psychothérapie individuelle dans ce cas est possible. Mais l&rsquo;idéal est le groupe où chacun s&rsquo;efforce d&rsquo;être authentiquement soi-même tout en apprenant à ne pas blesser les autres. Ceci nous conduit d&rsquo;abord à l&rsquo;affirmation de soi et, dans un second temps, à l&rsquo;estime de soi. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;on peut guérir de la boulimie parce qu&rsquo;on n&rsquo;en a plus besoin pour lâcher prise, pour souffler ou comme instinct de vie parce qu&rsquo;on devient capable de trouver en soi le plaisir</p>



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		<title>Libéré d&#8217;une addiction chronique au haschich: ce qu&#8217;un témoignage nous apprend</title>
		<link>https://hervais.com/se-liberer-dune-addiction-chronique-au-haschich/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Hervais]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Nov 2023 17:11:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Décryptage du mois]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
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<p><strong>Ci-joint le témoignage inspirant &nbsp;d&rsquo;un homme (que nous avons nommé DA) &nbsp;qui a réussi à se débarrasser d&rsquo;une addiction chronique au haschich.&nbsp;</strong></p>
<div class="video video-fit mb" style="padding-top:56.25%;"><iframe title="Se libérer d&#039;une addiction au haschich" width="1020" height="574" src="https://www.youtube.com/embed/PUAEeIctUjw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></div>

<p style="text-align: center;">(Transcription de la vidéo en bas de page)</p>
<h1><b>Libéré d’une addiction chronique au Haschich</b></h1>
<p>L’homme qui témoigne dans ce podcast que nous allons prénommer David-Alexandre, n’a pas une addiction à la nourriture mais une addiction sévère au haschich. Il a réussi à s’en libérer non pas par la volonté, mais par une remise en question de sa manière d’être et de penser qui lui a permis d’être dans un rapport à l’autre différent, nourricier.</p>
<h2><b>Il participait au groupe de thérapie en tant que stagiaire en psychologie</b></h2>
<p>Au départ, il ne venait pas pour faire une psychothérapie de groupe mais en tant que stagiaire. Je m’arrange parfois pour accepter des stagiaires lorsque je perçois chez eux une aptitude à l’authenticité dans la communication et un véritable intérêt pour la psychologie. Je sais aussi que l’expérience en groupe enrichira considérablement leur pratique une fois qu&rsquo;ils auront obtenu leur diplôme de psychologue. En effet, les groupes offrent des opportunités d&rsquo;acquérir des compétences interrelationnelles que les études de psychologie traditionnelles ne permettent pas de développer. Cette conviction découle de ma propre expérience, car après avoir terminé mes études en psychologie, j&rsquo;ai dû suivre de nombreux stages en groupe pour cultiver des ressources personnelles qui me permettent aujourd&rsquo;hui de vivre des relations authentiques et harmonieuses.</p>
<h2><b>Les limites de la psychologie traditionnelle</b></h2>
<p>Aujourd&rsquo;hui, je suis convaincue que la psychologie seule ne suffit pas à aider les individus à se libérer de tous leurs symptômes. Après une psychothérapie, il est fréquent que les gens demeurent enfermés dans leurs convictions, incapables d&rsquo;accéder à une véritable liberté intérieure. Ils ont du mal à communiquer sans recourir à l&rsquo;agression, à l&rsquo;humiliation ou à la soumission. Ils s&rsquo;imposent de nombreuses contraintes et, même s&rsquo;ils ont réussi à se libérer de certains symptômes handicapants, ils n&rsquo;obtiennent pas, dans le cadre des approches psychothérapeutiques actuelles, les changements nécessaires pour accéder à ce que les bouddhistes, les philosophes et même la neuroscience appellent « une liberté intérieure » obtenue non seulement par l&rsquo;affirmation de soi, mais par une véritable ouverture à la vie et aux autres. Pour y parvenir, il faut se débarrasser de ses pensées même lorsqu&rsquo;elles sont en accord avec la majorité des gens, ainsi que des freins qui entravent les élans spontanés. Comme le disait le psychanalyste François Roustang, quand on n&rsquo;a pas une posture corporelle confortable, on finit par développer des douleurs. Il en va de même pour la vie psychologique : lorsque nous réprimons nos pulsions et nos élans, nous les exprimons par des symptômes qui figent notre existence, et parfois même celle des autres.</p>
<h2><b>Il ne suffit pas de s’affirmer, la forme a de l’importance</b></h2>
<p>Cependant, les pulsions et les élans, s&rsquo;ils doivent absolument s&rsquo;exprimer, ne peuvent le faire n&rsquo;importe comment. C&rsquo;est là que la philosophie devient nécessaire, tout comme l&rsquo;apprentissage d&rsquo;une communication non-violente. Une communication authentique ne peut se faire en perturbant notre entourage par l&rsquo;agressivité, la manipulation ou les non-dits. Il est essentiel d&rsquo;apprendre à donner une forme adéquate à nos pensées, à adoucir notre discours lorsque nous devons nous affirmer, afin que les autres puissent être frustrés sans être blessés ou humiliés.</p>
<h2><b>Vers une communication authentique</b></h2>
<p>Pour parvenir à cette communication flexible et agréable, la philosophie offre des bases existentielles et des évidences qui existent depuis la nuit des temps. Depuis les philosophes présocratiques jusqu&rsquo;à Socrate, qui cherchait non pas la connaissance, mais la déstabilisation selon François Roustang et d&rsquo;autres historiens de la philosophie. Socrate nous enseignait que nous ne pouvons jamais vraiment connaître la vérité car chaque élément est interconnecté avec tant d&rsquo;autres qu&rsquo;il reste inaccessible. Ainsi, lorsque nous croyons savoir, nous ne savons pas, et nous ne pouvons prétendre le savoir un jour. François Roustang disait « je me trompe tout le temps », et Boris Cyrulnik affirmait « je ne suis sûr que d&rsquo;une chose, c&rsquo;est que je ne sais rien ». Malgré leurs domaines d&rsquo;expertise différents, ces penseurs partagent une culture et un talent de communication exceptionnels.</p>
<h2><b>Au delà ce que l’on croit savoir.</b></h2>
<p>Si nous voulons faire de la psychothérapie, François Roustang nous disait qu&rsquo;il ne fallait pas seulement écouter les gens raconter leur vie. Cela ne mène nulle part, car nous ne pouvons pas réellement comprendre ce qui s&rsquo;est passé. Au lieu de cela, nous devons enseigner aux personnes que personne ne comprend rien, que la VÉRITÉ n&rsquo;existe pas, tout comme la JUSTICE. Le monde est ce qu&rsquo;il est, nous sommes ce que nous sommes, et nous n&rsquo;avons pas à en avoir honte. Notre responsabilité réside dans le fait de veiller à ne pas blesser délibérément les autres et de présenter des excuses si nous les avons blessés involontairement.</p>
<h2><b>La quête de la serénité</b></h2>
<p>Cette philosophie permet de ne plus être malheureux, de vivre sans symptômes et d&rsquo;accéder à des moments de joie. Le bonheur, selon un philosophe, est « la grâce d&rsquo;avoir de temps en temps des bulles de joie ». Même en l&rsquo;absence de joie, le bonheur consiste à ne pas sombrer, même dans les moments les plus difficiles de la vie. L&rsquo;estime de soi indique que nous nous sentons pleinement dans la vie parmi les autres, dotés d&rsquo;une flexibilité mentale qui nous empêche de nous effondrer.</p>
<h2><b>Apprentissage d’une authenticité sans conflits</b></h2>
<p>Revenons maintenant à l&rsquo;histoire de notre stagiaire en psychologie, qui avait déjà suivi une psychanalyse pendant huit ans et utilisait la marijuana pour se protéger de ses émotions et de ses relations avec les autres. Participer à des groupes de psychothérapie lui a permis d&rsquo;acquérir une base philosophique plus réaliste et de mettre en pratique cette philosophie dans ses interactions avec les autres membres du groupe. Il a appris à être lui-même tout en évitant de s&rsquo;engager dans des conflits destructeurs. Plutôt que de se heurter à des désaccords, ils ont appris à éviter l&rsquo;agression, la haine et l&rsquo;évitement.</p>
<h2><b>La liberté au prix de certaines difficultés</b></h2>
<p>À la suite de son travail en groupe, il a fait des rencontres, même si elles n&rsquo;étaient pas nécessairement celles auxquelles il s&rsquo;attendait. Les femmes ne se sont pas précipitées vers lui, mais il a tout de même réussi à établir des connexions. Pour lui, c&rsquo;était une révélation : il a accepté l&rsquo;angoisse, car elle ne l&rsquo;isolait plus des autres. Il a découvert que la rencontre avec les autres était si délicieuse et agréable qu&rsquo;elle valait la peine d&rsquo;accepter la vie telle qu&rsquo;elle est, avec ses difficultés et ses frustrations.</p>
<p>En somme, la psychothérapie de groupe, associée à une base philosophique solide, a permis à David-Alexandre de transformer sa vie et de s&rsquo;épanouir pleinement dans ses relations et dans sa propre estime. La philosophie et l&rsquo;authenticité dans la communication sont devenues des outils essentiels pour sa croissance personnelle.</p>
<h2><b>Transcription de la vidéo</b></h2>
<p><i>«&nbsp;DA : « Je me rappelle comment je pouvais détendu en fumant mon joint. Ça me manque presque. Et pourtant je crache dessus. Tu vois, d&rsquo;être détendu, je crache dessus, d&rsquo;être heureux parce que je suis en contact avec les gens, parce que je suis dans la réalité. Parce que je suis moi-même, parce que je m&rsquo;exprime honnêtement, parce que je suis moi. Euh. Et c&rsquo;est une autre sensation. C&rsquo;est un mal être permanent. Mais. Mais ce mal être, je l&#8217;embrasse, tu vois, je l&#8217;embrasse parce que c&rsquo;est a un rapport avec la vie et c&rsquo;est une souffrance. Mais quand je regarde dans les yeux des gens, je les ai, je je suis avec eux. Euh. C&rsquo;est très bizarre. C&rsquo;est très bizarre. Alors peut être que je ne retrouverai jamais mon bonheur et mon bien être. Et c&rsquo;est dans la thérapie que c&rsquo;est venu ça. C&rsquo;est à dire ? J&rsquo;ai une prise de conscience, je me suis dit mais putain de merde, c&rsquo;est normal d&rsquo;être malheureux. Aussi. Euh. Mais c&rsquo;est aussi incroyable d&rsquo;être en contact avec les gens. Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il y a d’autre ? Quoi ? Et maintenant que je suis en contact avec les gens, ben je sais que j&rsquo;ai toujours de la bouffe dans mon placard. Tu vois, je peux aller en chercher puis me détendre et je dis mais demain je vais me réveiller et les gens, je ne vais plus les voir. Et puis quand je vais parler, je vais me marrer tout le temps et puis ils vont plus me voir non plus, tu vois. Alors je ne sais pas ce que je ferais avec ça. Ça fait que trois jours que j&rsquo;ai arrêté les clopes et j&rsquo;ai même. J’ai l&rsquo;impression que je vais frapper tout le monde entre guillemets. Et en même temps je me dis mais. Mais voilà, voilà. Et et je suis en mal être. Mais j&rsquo;arrive à dormir en fait. Tu vois, quand je me couche, je dors. J&rsquo;ai eu des moments où je faisais des insomnies et je me levais à 4 h du matin. Puis je travaillais et je faisais le ménage. Et j&#8217;embrasse ça. CH : Je sais plus quel philosophe a dit que la la souffrance existentielle c&rsquo;est le prix de la liberté ; Peut-être. En tout cas, le vis à vis des addictions, on peut essayer ce qu&rsquo;on veut. C&rsquo;est la psychothérapie qui fait quelque chose. Et ça prend le temps que ça prend parce que moi j&rsquo;ai pas cherché à ça, je me suis pas dit bon maintenant ma vie c&rsquo;est de la merde, il faut que j&rsquo;arrête. Et je ne sais pas pourquoi, au groupe précédent, j&rsquo;ai parlé, j&rsquo;ai dit que ma vie elle était nulle, que j&rsquo;étais malheureux, que machin… je sais pas vraiment ce que j&rsquo;en ai retiré. À un moment Catherine m&rsquo;a dit « oui mais en fin de compte, c&rsquo;est normal de trouver la vie malheureuse ». Et effectivement… Ça je ne sais pas, il y a eu un déclic. Mais. Mais j’ai pas choisi. Simplement je me dis : « mais mais merde, être en contact avec les gens, je le veux ça! » Je préfère cette souffrance. Le bien-être c&rsquo;est sympa, mais jusqu&rsquo;où je vais comme ça? Je ne vais pas construire ma vie, je vais attendre que quelque chose m&rsquo;arrive… CH :Et qu&rsquo;est-ce que ça t&rsquo;apporte concrètement ? Alors quand tu dis « je rencontre les gens ». Tu peux donner des exemples. Parce que moi, je me souviens qu&rsquo;effectivement, quand quand on te parlait, tu étais assez statique, tu ne répondais pas, tu souriais, tu étais figé, tu avais l&rsquo;air pas présent. Et ça, toute ta vie, ça a été comme ça depuis l&rsquo;âge de 20 ans ? DA : Ouais. C&rsquo;est vrai que j&rsquo;ai toujours parlé trop gentiment aux gens, pour cacher, pour cacher sans doute mon agressivité, je suis pas moi-même. Les gens ne me trouvent pas séduisant. Et puis je le sais moi-même. Et j’ai jamais fait rien pour faire autrement. Parce que c&rsquo;était plus confortable pour moi de fumer. Mais à un moment, je ne sais pas si c&rsquo;est dans les groupes, les gens m&rsquo;ont dit mais là là là c&rsquo;est sympa comme tu parles, là je t&rsquo;aime bien comme ça. Encore Zoé Il y a deux jours, je parlais avec elle dans la rue, elle me dit : T&rsquo;es sexy comme ça ! ». Et puis moi je me disais merde ! J&rsquo;avais l&rsquo;impression d&rsquo;être agressif. Et. Et puis j’ai pas forcément ce que je voulais. C&rsquo;est à dire ben non, je n’ai pas ce que je veux, je ne suis pas plus séduisant pour autant. J’ai pas les filles qui tombent dans mon lit. Ma vie est toujours hyper compliquée professionnellement parlant. Et j’ais payer pour eux pour me faire opérer des dents. Je ne sais pas comment… puis je touche le chômage dans un mois, je suis dans une merde complète. Et euh. Et néanmoins, j&rsquo;ai pas envie de m&rsquo;apaiser. Parce que je ne sais pas, ça bouge. Moi je dirais que c&rsquo;est la psychothérapie qui m&rsquo;a fait bouger. Et. Je ne sais pas je… CH Le fait d&rsquo;être partie en Amérique aussi, où tu n&rsquo;as pas pu fumer de hasch là-bas. Tu y es allé quatre jours… DA : C&rsquo;était le starter, c&rsquo;est à dire là-bas. J&rsquo;étais obligé de pas fumer parce que j&rsquo;avais un procès à donner et je ne voulais pas arriver un peu bizarre au procès. Donc ça a été ma motivation d&rsquo;arrêter trois quatre jours. Mais après je me suis rendu compte que quand j&rsquo;arrêtais, que d&rsquo;une part je pouvais quand même dormir avec ce mal être, que je pouvais vivre avec ce mal être. Et puis comme j&rsquo;étais en mal être, les gens commençaient à me dire : « mais t&rsquo;as de l&rsquo;humour !, T’es vachement drôle en ce moment, et puis t&rsquo;as de la répartie.» Et puis au fil des jours, je me suis rendu compte que ben j&rsquo;avais ma cognition qui revenait, c&rsquo;est à dire que je devenais intelligent, Je commençais à mémoriser ce que je ce que je lisais. Je commençais à… Maintenant, je dors 6 h et demi par nuit alors qu&rsquo;avant je dormais 10 h. Tous les cours que je lis (j&rsquo;ai lu, j&rsquo;ai lu mes cours de Master 1 qui sont vachement denses. J&rsquo;ai pratiquement lu la moitié des cours en un mois et demi. Alors que normalement, l&rsquo;année précédente, il m&rsquo;a fallu trois ans pour lire ma M3. Tu vois donc, il y a des trucs qui viennent en même temps au niveau de la cognition, qui sont intéressants aussi. Et peut-être que c&rsquo;est parce que ma cognition est revenue que quand il y avait le groupe de thérapie, j&rsquo;ai vu des choses que je voyais pas. Maintenant, quand je vais voir mon psy, ça fait trois fois, je ressens en comprenant ce qu&rsquo;il me dit, ce qu&rsquo;il me dit à la fin. Alors qu&rsquo;avant je me disais mais il dit des conneries. Mais maintenant j&rsquo;ai les aptitudes mentales. Alors c&rsquo;est peut-être ça aussi le problème avec la drogue, c&rsquo;est que ça touche nos aptitudes mentales et nos cognitions. Et quand même, avec la psychothérapie, c&rsquo;est avec son intelligence qu&rsquo;on capte les choses. Moi par exemple, je me vois avec du recul maintenant, alors qu&rsquo;avant je ne me voyais pas avec du recul. Je ne voyais pas que j&rsquo;étais une personnalité, que j&rsquo;évitais les gens. Que je me trouvais nul. Je ne comprenais pas que je me trouvais nul et que c&rsquo;était hyper narcissique de ma part parce que j&rsquo;étais centré sur moi et pas sur les autres. Voilà, je pense que c&rsquo;est ça aussi. Et j&rsquo;arrête la clope aussi pour ça, pour… en me disant que ça affecte ma tête ! Et puis qu&rsquo;est ce que je vais y trouver au bout de ça ? Qu&rsquo;est-ce que je vais y trouver si j’arrête une addiction ? Qu&rsquo;est-ce que je vais y trouver dans la qualité de ma vie ? Ça m’intéresse. Mais c’est pas du bien-être ! Alors ce que je vous dis ce que tu dis c&rsquo;est très intéressant… Mais ça ne peut pas marcher pour la boulimie : on peut pas arrêter la boulimie… Je pense pas que c&rsquo;est la volonté et je pense exactement comme toi je pense que la drogue, effectivement, c&rsquo;est une prothèse… l&rsquo;addiction c&rsquo;est une prothèse nécessaire pour une personnalité qui est pas construite et qui sans ça se casserait la gueule. Mais à un moment il y a un basculement. À un moment on trouve suffisamment de ressources en soi pour se dire : « Ben oui effectivement, la prothèse je peux la laisser parce que maintenant j&rsquo;ai de l&rsquo;estime, je commence à être construit. Mais c&rsquo;est dans les groupes qu&rsquo;on le trouve. Pour moi c’est ça. Je l’ai pas trouvé ailleurs. Pour moi cette psychothérapie, elle est pour tout le monde. Enfin « tout le monde » entre guillemets, c’est-à-dire il y a des gens qui sont trop à la masse parce qu&rsquo;ils sont en dépression sévère et puis il vaut mieux qu&rsquo;ils prennent les médicaments et cetera… Et il y a des gens qui sont trop fragiles, parce qu&rsquo;ils sont en crise de schizophrénie ou je sais pas quoi. Mais d&rsquo;une manière générale cette psychothérapie pour énormément de pathologies, elle est nécessaire. Elle est utile. Et moi je pense qu(une psychothérapie c&rsquo;est efficace quand t&rsquo;as un bon psychothérapeute. Voilà. je pense que la psychothérapie c&rsquo;est pas une science, et et et donc en ça c&rsquo;est plus proche effectivement de la philosophie…&nbsp;»</i></p>

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		<title>Boulimie et ennui. Pourquoi l&#8217;ennui est-il pour certains aussi terrifiant ?</title>
		<link>https://hervais.com/boulimie-et-ennui/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Hervais]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Sep 2023 13:13:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Boulimie]]></category>
		<category><![CDATA[Décryptage du mois]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
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<p>Quand l&rsquo;ennui fait souffrir,</p>
<p>Comme vous pouvez l&rsquo;entendre dans ce extrait vidéo, il y a des gens que l&rsquo;ennui terrifie au point d&rsquo;avoir besoin de la fuir dans un addiction&#8230;</p>
<p><div class="video video-fit mb" style="padding-top:56.25%;"><p>https://youtu.be/pKrt8HKFdw4?si=v873_A3_GmjB__nz</p>
</div></p>
<h1>Boulimie et ennui&nbsp;</h1>
<p>Est-ce qu’on fait de la&nbsp; boulimie ou de l’hyperphagie par ennui ? Lors d&rsquo;une séance de psychothérapie à distance, un groupe de personnes souffrant d&rsquo;addiction alimentaire a été invité à partager leurs sentiments sur l&rsquo;ennui.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;ennui est un sentiment que tout le monde a connu à un moment ou à un autre de sa vie. Pour certains, c&rsquo;est une simple pause, une respiration dans le tumulte de la vie quotidienne. Pour d&rsquo;autres, c&rsquo;est une souffrance insoutenable, une sensation de vide qui semble ne jamais se remplir. C&rsquo;est particulièrement le cas pour les personnalités borderline et les personnes souffrant d&rsquo;addictions.</p>
<p>Les témoignages de personnes souffrant d&rsquo;addiction alimentaire sont révélateurs. « Quand je m&rsquo;ennuie, tout devient gris. Manger est mon seul réconfort », confie l&rsquo;une d&rsquo;elles. Une autre ajoute: « L&rsquo;ennui est une prison. La nourriture est ma clé.</p>
<p>Voici tous les témoignages &nbsp;de la vidéo retranscrits ci-dessous&nbsp;:</p>
<ul>
<li>« L&rsquo;impression de crever, la mort quoi ! L&rsquo;angoisse de mort, » dit l&rsquo;un d&rsquo;eux.</li>
<li>« Le vide, » murmure une autre voix.</li>
<li>« Pour moi c&rsquo;est carrément l&rsquo;enfer. L&rsquo;angoisse, ça cogite trop dans ma tête. Il y a trop de pensées qui reviennent et ça me met dans des états pas possibles, » ajoute une troisième personne.</li>
<li>« Ça me fatigue émotionnellement et physiquement. »</li>
<li>« La peur. C&rsquo;est un peu comme Lola, la peur, l&rsquo;angoisse. »</li>
<li>« L’envie de fuir, de mourir, ce sentiment de vide. »</li>
<li>« J&rsquo;aurais dit l&rsquo;impression de perdre pied. »</li>
<li>« Invasion… de pensées, d&rsquo;angoisse, de peurs. »</li>
<li>« Terrifiant. »</li>
<li>« Le vide… comme une salle insonorisée où dans ma tête c&rsquo;est le bazar et je ne peux pas bouger. »</li>
<li>« La panique où parfois je me surprends même à être comme si j&rsquo;étais en tétanie et que je pouvais plus bouger et avec l&rsquo;impression de ne plus exister. »</li>
<li>« Ça se passe vraiment au niveau du ventre, c&rsquo;est un trou. C&rsquo;est le vide, c&rsquo;est un état de survie. La boulimie c&rsquo;est ce qui permet de survivre à cet ennui, ce vide. »</li>
<li>« Je me retrouve dans tout ce qui est dit, le vide, l&rsquo;angoisse. Mais je pense que j&rsquo;ai aussi souvent un sentiment de frustration. Horrible frustration quand je suis à un endroit où je voudrais être ailleurs. »</li>
<li>« Moi je veux bien, mais il y a toujours le problème de l&rsquo;intensité ! Les stratégies ne remplissent pas assez mon vide. La panique est beaucoup trop forte ! »</li>
</ul>
<p>On voit bien dans cet extrait vidéo qu’il ne s’agit pas de l’ennui ressenti par la majorité des gens mais d’un ennui pathologique que l’on rencontre principalement chez les personnalités borderline.</p>
<p>Ces témoignages montrent à quel point l&rsquo;ennui peut être dévastateur pour certaines personnes. iI ne s’agit pas de l’ennui ressenti par la majorité des gens c’est-à-dire un inconfort passager mais d’une véritable souffrance que l’on cherche parfois à fuir avec une addiction qui peut parfois s’avérer destructrice.</p>
<p>D’où vient que l’ennui puisse être aussi douloureusement vécu chez certains et ne pas poser de problème chez d’autres&nbsp;?<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span></p>
<p>Mon hypothèse est que lorsque l’ennui est ingérable, c’est le signe qu’on se sent vide intérieurement et même qu’on est vide de soi comme le sont les personnalités borderline qui sont parfois géniales, brillantes dans de nombreux domaines mais qui ne se sentent pas habitée par elles-mêmes. Quand elles ne sont pas happées par quelque chose qui les intéresse, elles ont l’impression d’être à côté de la vie, pas vraiment vivantes.. Pour quelles se sentent exister, il leur faut de sensations fortes. Quand les choses sont tièdes ou ne bougent pas assez à leur goût elles ne savent plus vraiment qui elles sont ni où elles sont.</p>
<p>Voici les principaux troubles de la personnalité borderline. Cinq de ces neuf critères sont suffisants à poser le diagnostic d’une personnalité borderline.<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span></p>
<p>BOULIMIE, ENNUI ET TROUBLES DE LA LA PERSONNALITÉ BORDERLINE</p>
<p>Le trouble de la personnalité borderline (appelée aussi personnalité limite) affecte la manière de penser et d’agir des personnes atteintes. Il perturbe&nbsp;:</p>
<ul>
<li>leurs émotions;</li>
<li>leurs comportements;</li>
<li>leur image de soi et de leur identité;</li>
<li>leurs relations avec les autres.</li>
</ul>
<p>De l’extérieur, une personne qui a un trouble de la personnalité borderline peut paraitre très équilibrée, brillante dans sa profession, avec un belle vie de famille et beaucoup d’amis. Mais ses proches qui la connaisse bien peuvent parfois observer certains détails qui apparaissent dans l’intimité&nbsp;:<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span></p>
<ul>
<li>ses relations sont instables ou elle a des conflits avec ses proches;</li>
<li>elle a une image souvent négative d’elle-même&nbsp;: par exemple, elle a tendance à se dévaloriser, à se sentir incomprise;</li>
<li>son humeur est changeante&nbsp;: par exemple, elle peut être de bonne humeur et devenir rapidement irritable, triste ou angoissée;</li>
<li>elle a des poussées de colère&nbsp;: par exemple, elle se fâche soudainement contre des personnes qu’elle apprécie et se met à les détester;</li>
<li>elle a des attitudes hostiles ou rigides&nbsp;: par exemple, elle s’acharne à avoir le dernier mot, ou devient accaparante ou jalouse;</li>
<li>elle change souvent d’idée&nbsp;: par exemple, elle modifie souvent ses objectifs de carrière ou ses valeurs personnelles;</li>
<li>elle a de la difficulté à tolérer certaines émotions. Elle peut adopter des comportements impulsifs, déviants ou autodestructeurs, par exemple&nbsp;:&nbsp;
<ul>
<li>consommer de l’alcool, des drogues ou des médicaments de façon excessive,</li>
<li>faire des dépenses exagérées,</li>
<li>conduire de façon dangereuse,</li>
<li>commettre des vols,</li>
<li>avoir des comportements sexuels à risque,</li>
<li>s’automutiler;</li>
</ul>
</li>
<li>elle exprime des idées suicidaires ou fait des menaces de suicide.</li>
</ul>
<p>L&rsquo;ennui est une émotion que chacun d&rsquo;entre nous a ressentie à un moment ou à un autre de sa vie. Cependant, pour certaines personnes, en particulier celles atteintes de troubles de la personnalité borderline, l&rsquo;ennui n&rsquo;est pas seulement un sentiment passager. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une expérience intense et douloureuse qui peut être un signe révélateur de leur condition. La souffrance qu&rsquo;ils ressentent face à l&rsquo;ennui dépasse souvent ce que la plupart d&rsquo;entre nous peuvent imaginer. Ce n&rsquo;est pas simplement une envie de faire quelque chose ou un sentiment de vide, c&rsquo;est une douleur profonde, presque insupportable, qui peut envahir leur esprit et leur corps. Cette réaction exacerbée à l&rsquo;ennui peut être l&rsquo;une des clés pour reconnaître une personnalité borderline. Elle met en lumière la profondeur de leurs émotions et la difficulté qu&rsquo;ils ont à gérer des sentiments que beaucoup considèrent comme bénins ou temporaires.</p></p>
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		<title>L&#8217;hyperphagie boulimique. Une souffrance. L&#8217;effet curatif du groupe</title>
		<link>https://hervais.com/hyperphagie-boulimique-temoignage-extrait-dun-groupe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Hervais]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Sep 2023 19:51:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Témoignage Vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[Boulimie]]></category>
		<category><![CDATA[Décryptage du mois]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[</p>
<p>L&rsquo;hyperphagie boulimique, témoignage extrait d&rsquo;un groupe de thérapie. La vidéo commence par une participante anonyme, dont l&rsquo;identité a été protégée par un floutage. Elle partage son expérience personnelle avec l&rsquo;hyperphagie boulimique et comment elle a décidé de tenter une nouvelle approche thérapeutique.</p>
<p><div class="video video-fit mb" style="padding-top:56.25%;"><p>https://youtu.be/7PSEIXDTJcg</p>
</div></p>
<h2>L&rsquo;hyperphagie boulimique, témoignage extrait d&rsquo;un groupe de thérapie</h2>
<p>L&rsquo;hyperphagie boulimique n&rsquo;est pas seulement un trouble alimentaire, c&rsquo;est aussi une véritable addiction. Tout comme d&rsquo;autres dépendances, elle est caractérisée par une envie irrésistible de consommer de grandes quantités de nourriture, même en l&rsquo;absence de faim.</p>
<p>Cette compulsion, souvent secrète, est associée à des sentiments de honte et de culpabilité qui sont à la fois la source de l&rsquo;addiction tout en contribuant à renforcer la mauvaise image que l&rsquo;on a de soi. Reconnaître cette maladie comme une dépendance est essentiel pour offrir un soutien adapté aux personnes touchées.</p>
<p>La psychothérapie de groupe pour l&rsquo;hyperphagie boulimique donne de très bons résultats. La vidéo commence par une participante dont l&rsquo;identité (ainsi que celle des autres) a été protégée par un floutage. Elle partage son expérience personnelle avec l&rsquo;hyperphagie boulimique.</p>
<p>L&rsquo;hyperphagie boulimique est un trouble alimentaire qui peut être dévastateur pour ceux qui en souffrent. Les victimes se retrouvent souvent à manger de grandes quantités de nourriture en peu de temps, suivies de sentiments de culpabilité et de honte. Pourtant, dans une vidéo récemment partagée, une approche unique de la psychothérapie en groupe semble offrir une lueur d&rsquo;espoir à ceux qui cherchent à surmonter ce défi.</p>
<p>Ce qui est particulièrement frappant dans cette méthode, c&rsquo;est qu&rsquo;elle ne se concentre pas directement sur le symptôme alimentaire ni sur les problèmes qu&rsquo;il engendre dans la vie quotidienne. De plus, contrairement à de nombreuses autres formes de thérapie, elle ne plonge pas non plus dans le passé émotionnel du patient.</p>
<p>Au lieu de cela, cette approche se concentre sur les dysfonctionnements émotionnels et les pensées interprétatives des participants. Grâce aux interactions entre les membres du groupe, chaque personne est encouragée à travailler avec authenticité sur ces problèmes. L&rsquo;idée est que, en traitant ces problèmes sous-jacents, les symptômes extérieurs, tels que l&rsquo;hyperphagie boulimique, commenceront à s&rsquo;atténuer.</p>
<p>La jeune femme dans la vidéo est un témoignage vivant de l&rsquo;efficacité de cette méthode. Malgré le fait qu&rsquo;elle n&rsquo;ait participé qu&rsquo;à six week-ends de thérapie intensive (chaque séance dure tout un week-end), elle a déjà constaté une amélioration significative de son état. Son émotion est palpable lorsqu&rsquo;elle parle de la manière dont son hyperphagie boulimique a commencé à disparaître. Elle mentionne également ses craintes concernant la période des vacances, qui a toujours été un déclencheur pour elle en raison de la pression sociale et des repas abondants. Cependant, grâce à cette thérapie, elle se sent mieux équipée pour faire face à ces défis.</p>
<p>Il est important de noter que cette approche ne convient pas à tout le monde. Chaque individu est unique, et ce qui fonctionne pour une personne peut ne pas fonctionner pour une autre. Cependant, la vidéo montre clairement que, pour certains, cette méthode de psychothérapie en groupe peut être extrêmement bénéfique.</p>
<p>L&rsquo;hyperphagie boulimique est souvent mal comprise, et de nombreux patients se sentent isolés et honteux de leur condition. En participant à une thérapie de groupe où l&rsquo;accent est mis sur les émotions et les pensées plutôt que sur le comportement alimentaire lui-même, les patients peuvent se sentir soutenus et compris. De plus, en travaillant sur les problèmes émotionnels sous-jacents, ils peuvent commencer à comprendre et à traiter les causes profondes de leur trouble.</p>
<p>En conclusion, alors que l&rsquo;hyperphagie boulimique est un défi complexe qui nécessite une approche multifactorielle pour le traitement, cette vidéo montre qu&rsquo;il existe des méthodes innovantes qui peuvent offrir de l&rsquo;espoir à ceux qui en souffrent. Grâce à une combinaison d&rsquo;authenticité, de soutien de groupe et d&rsquo;une concentration sur les émotions et les pensées, certains patients peuvent trouver le chemin de la guérison.</p></p>
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		<title>L&#8217;addiction alimentaire, une béquille?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Hervais]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 May 2023 14:09:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptage du mois]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[</p>
<p>Quand on ne peut pas vivre sans une addiction comme béquille, ou simplement quand on est hypersensible, on passe à côté de sa vie et plus ou moins aussi à côté des autres parce que les relations sont très difficiles quand l’affectif est en jeu. Inscrivez-vous dès maintenant pour vous inspirez des thèmes abordés qui vous aideront à mieux comprendre  contourner vos émotions limitantes. Ne manquez pas cette occasion de rester informé et à la pointe de l’actualité !</p>
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